mercredi 20 septembre 2017

Retour à Duncan's Creek de Nicolas Zeimet - Editions Jigal

**** Chronique de Jess ****

Après un appel de Sam Baldwin, son amie d'enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan's Creek, le petit village de l'Utah où ils ont grandi. C'est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu'ils n'ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt-dix. Depuis, ils ont enterré le passé et tenté de se reconstruire. Mais de Los Angeles aux montagnes de l'Utah, à travers les étendues brûlantes de l'Ouest américain, leurs retrouvailles risquent de faire basculer l'équilibre fragile de leurs vies. Ce voyage fera ressurgir les haines et les unions sacrées, et les amènera à jeter une lumière nouvelle sur le terrible secret qui les lie. Ils n'auront alors plus d'autre choix que de déterrer les vieux cadavres, quitte à renouer avec la part d'ombre qui les habite... et à se confronter à leurs propres démons.
Depuis le temps que j'attendais un nouveau livre de Nicolas Zeimet quelle surprise d'apprendre qu'il en sortait un nouveau et qu'en plus c'était la suite de Seul les vautours (chronique ici). Mais je vous rassure si vous n'avez pas lu ce dernier vous pourrez le lire sans problème. Je n'ai qu'un seul regret en refermant ce livre c'est de ne pas avoir eu le temps de le lire d'un coup et d'avoir à le poser.
Duncan's Creek a été la ville dans laquelle dans les années 80 plusieurs faits divers ont eu lieu. Les trois ados qui ont été témoins des différentes tragédies ont bien grandis. Jack, la quarantaine, écrivain à ses heures reçoit un appel de sa vieille amie Sam. Cette dernière demande à le voir et pour qu'il la ramène à Duncan's Creek. Sans même une hésitation le voilà parti chercher Sam. Ils vont faire un bond dans le passé et se rappeler l'été 89. Une série de malheurs est arrivée à Jack, Sam et Ben, un passé qu'ils ont tenté d'occulter chacun à leurs façons.
L'auteur nous embarque dans un voyage dans le temps à reculons. Il a su nous plonger dans ce retour aux sources du malheur. Une entrée dans l'USA profonde par la grande porte. Nous prenons la route aux côtés de Jack, témoin muet de son histoire.
Les chapitres vont alterner aujourd'hui et hier. Aujourd'hui, dans la voiture de Jack sur la route qui va le ramener dans son village, et hier, ses souvenirs de ces années jeunesses.
Un roman très visuel, la description des paysages nous immerge dans l'histoire. J'ai eu l'impression de ressentir la chaleur de l'Arizona et des différents Etats que Jack va traverser, j'ai vu ces paysages désertiques, et imaginé ces stations-service hors-service. J'ai imaginé la vie dans un village du fin fond des Etats-Unis dans les années 80.
J'ai moi aussi fait partie de cette bande de copains, qui comme ils le disent représentent les 3 doigts de la main. Mais surtout je me suis interrogée sur ce qui avait pu se passer cette fameuse année. Pourquoi en sont-ils là aujourd'hui? Quel est le secret qui les ronge ?
Un roman noir qui ne vous laisse pas de répit, aucun temps mort ne gâche la lecture. Des rebondissements nous saisissent sans qu'on les sentent arriver.
Je vous conseille d'embarquer en voiture avec Jack et de vous laisser porter vous aussi par l'histoire de son enfance auprès de ses amis. En ce qui me concerne ce livre est un coup de cœur.
Je remercie Jimmy et les Editions Jigal pour cette lecture.

Détails sur le produit

  • Broché: 296 pages
  • Editeur : Jigal Editions (8 septembre 2017)
  • Collection : Polar

vendredi 15 septembre 2017

Dernière sortie pour Wonderland de Ghislain Gilberti - Editions Ring

4ème de couverture
Durant une free party, Alice Price, étudiante et artiste de la scène électronique underground, goûte à une drogue inconnue. Les effets du produit la dépassent rapidement et, aux frontières de l'overdose, un étrange lapin blanc la propulse au cœur d'un monde parallèle et piégé : l'univers de Lewis Carroll. La chenille, le chapelier fou, le lièvre de mars, le chat du Cheshire, tous les personnages du conte victorien sont là et invitent cette Alice contemporaine dans les sombres mystères de la création du vrai Wonderland.

Les innocents ne sont pas toujours ceux que l'on croit, les alliés sont rares et les périls nombreux. Si elle veut rester vivante, la jeune Alice n'a plus le choix et doit reconstituer le puzzle diabolique de Lewis Carroll.

En brisant le mythe Disney, Ghislain Gilberti s'attaque à un emblème intouchable de l'Angleterre depuis le XIXe siècle : Lewis Carroll, introverti maladif, toxicomane, atteint du syndrome de puer aeternus, amateur de photographies pornographiques infantiles, pédophile... C'est sans concession que Dernière Sortie pour Wonderland referme pour toujours la porte du Pays des Merveilles et met un point final à la pudibonderie hypocrite que même Tim Burton n'a pas pu briser avec ses dernières adaptations cinématographiques.



Mon avis
Je remercie les éditions Ring pour cette lecture.

Qui ne connaît pas le conte d'Alice aux Pays des Merveilles ? Un conte fantastique avec tout un tas d'animaux et des objets qui prennent vie. Un conte enchanteur qui a fait voyager petits et grands. Mais la vérité est loin d'être celle que l'on imagine. Et si Alice aux Pays des Merveilles n'était qu'une parade pour cacher les travers pédophiles de son auteur. Ghislain Gilberti nous éclabousse d'une vérité tranchante, perverse, choquante. Avec des mots durs, forts, percutants, Ghislain nous livre ici un thriller fantastique époustouflant qui ne vous permettra pas de revenir en arrière. Ghislain Gilberti est un style à lui-même, il est puissant ! Il véhicule de vrais messages avec une force insoupçonnée. 

En 1860, Alice Liddell brave l'interdit et à l'aide d'un livre "interdit" au public, elle invoque de mystérieuses forces obscures afin de l'aider à ne plus subir toutes ces choses qu'on lui impose et qu'elle déteste tant. On lui veut du mal mais personne ne le voit et ne se préoccupe d'elle.

De nos jours, lors d'une soirée, Alice Price prend une mystérieuse poudre violette qui la propulse hors de son enveloppe charnelle. La personne qui lui donne cette poudre est "symbolisée/illustrée" par l'auteur lui-même (me semble-t-il).
C'est alors qu'un homme au crâne rasé, le visage usé, passe juste derrière elle. Ses avant-bras sont tatoués et de larges tunnels noirs traversent les lobes de ses oreilles. 
Sur la première phalange de son annulaire, en lieu et place d'une bague, il porte un tatouage : un crucifix en négatif, couleur chair, entouré par une couche d'encre noire qui a viré au gris-bleu, un peu comme un travail réalisé avec les moyens du bord, du genre de ceux faits à l'armée ou en prison.
Alice Price se retrouve donc entre deux mondes Wonderland et 1860. Elle erre dans Wonderland, un monde parallèle crée par Charles Lutwidge Dodgson plus connu sous le nom de Lewis Carroll (soit dit en passant un être abject et dépourvu d'humanité). Toutefois, Lewis Carroll ne lui est pas inconnu car dans le cadre de ses études, elle a réalisé son mémoire sur lui. 
Alice découvre Wonderland en poursuivant notre fameux lapin blanc toujours en retard... A l'identique du conte de féerie, Alice va faire la rencontre du chat de Cheshire, la chenille,... (le côté fantastique est décrit à merveille). Mais ici, il n'y a rien de féerique. Tout n'est qu'illusions, de la poudre aux yeux. Après avoir échappé à la course au pessimiste et tant d'autres épreuves toutes aussi invraisemblables et dangereuses les unes que les autres, elle s'alliera à la "résistance". Alice Price devra se battre à tout prix et ce au péril de sa vie.

Les chapitres "Parasites" sont à l'image de la vie de Lewis Carroll. Ils sont remplis d'une horrible noirceur. La perversité, la malveillance sont les éléments moteurs de ceux-ci. L'auteur règne en maître en imposant une ambiance insoutenable et malsaine. Des scènes sont mêmes impossible à imaginer dans la réalité. Des scènes pédophiles qui sont vraiment bien décrites mais inadmissibles. Des chapitres que j'appréhendais de lire car à chaque fois, le rythme dense et les passages devenaient de plus en plus insupportables. Âmes sensibles s'abstenir ! Ghislain Gilberti nous montre le vrai visage de Lewis Carroll : un être bègue, toxicomane et pédophile.

On voit que Ghislain s'est entièrement dévoué à rétablir cette vérité à travers le documentaire photo réalisé en fin de livre. Les photos retrouvées de Carroll Lewis ne laisse planer aucune incertitude quant à la vraie nature de ses penchants... Lewis Carroll est je crois le "personnage" qui m'a le plus révoltée dans une lecture. Il m'a écœurée d'avoir volées ces innocences juvéniles. 

Bravo à l'auteur pour cette nouveauté, il est là où on ne l'attend pas ! Cette lecture décalée et addictive est une belle réussite ! Lisez-le mais attention car vous n'en sortirez pas indemnes ! Les contes de fées sont parfois qu'illusion... Découvrez la réalité d'Alice aux Pays des Merveilles version trash !

# By Aurélie :)

vendredi 8 septembre 2017

De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles de Jean-Michel Guenassia - Editions Albin Michel

**** Chronique de Jess ****

« Moi, je me plais dissimulé dans le clair-obscur. Ou perché tout en haut, comme un équilibriste au-dessus du vide. Je refuse de choisir mon camp, je préfère le danger de la frontière. Si un soir, vous me croisez dans le métro ou dans un bar, vous allez obligatoirement me dévisager, avec embarras, probablement cela vous troublera, et LA question viendra vous tarauder : est-ce un homme ou une femme ? Et vous ne pourrez pas y répondre. »

De l'’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles nous fait partager l'’histoire improbable, drôle et tendre, d’une famille joliment déglinguée dont Paul est le héros peu ordinaire. Paul qui, malgré ses allures de filles, aime exclusivement les femmes. Paul, qui a deux mères et n'’a jamais connu son père. Paul, que le hasard de sa naissance va mener sur la route d'’un célèbre androgyne : David Bowie.
Fantaisiste et généreux, le nouveau roman de Jean-Michel Guenassia, l’'auteur du Club des incorrigibles optimistes, nous détourne avec grâce des chemins tout tracés pour nous faire goûter aux charmes de l'’incertitude.



Je remercie les éditions Albin Michel pour cette nouvelle lecture.
Encore un auteur dont j'entends parler mais que je n'ai pas encore découvert. Je profite donc de la rentrée littéraire pour découvrir les écrits de Jean-Michel Guenassia.
Paul, 17 ans est un jeune homme atypique. Androgyne, vivant avec deux mères cela n'a pas toujours été facile pour lui. Dès l'école il a eu du mal à trouver sa place et à se faire des amis. Pas facile de vivre dans une famille qui ne correspond pas aux critères de la plupart des familles mais Paul s'y sent plutôt bien. Il n'a qu'un seul ami Alex rencontré au collège.
Paul va très vite arrêter les études et sa mère n'y voit pas du tout d'inconvénient. Il faut dire que cette mère, Léna, est plutôt particulière. Tatoueuse, motarde, hétérophobe, en bref il ne faut pas la faire chier ! Heureusement qu'il y a Stella pour la temporiser. Stella est donc la deuxième maman, qui tient un restaurant avec pour seul public, les lesbiennes parisiennes. Paul va devenir le pianiste du restaurant pour son plus grand bonheur lui qui voulait faire le conservatoire.
Mais Paul aime les filles malgré son apparence androgyne qui pourrait faire croire autrement.
Vous l'aurez compris ce roman est dans l'air du temps. J'ai trouvé Paul très attachant dans sa quête personnelle. Il va rencontrer des personnes sympathiques et toutes très différentes malgré quelques points communs.
Quant à la plume de Jean-Michel Guenassia c'est un réel plaisir. J'ai beaucoup aimé son style dans ce roman. J'ai eu l'impression d'être une amie de Paul à qui il se confiait. J'ai aimé certains passages notamment celui-ci :
"Il y a des gens avec qui on peut passer des années côte à côte sans avoir rien à se dire et d'autres avec lesquels une vie ne sera pas suffisante pour tout se raconter".
J'ai trouvé cette affirmation tellement vraie!
Je me suis demandée tout le long du livre ce que David Bowie avait à faire dans ce livre, cela a aiguisé ma curiosité. Vous voulez le savoir? Et bien non je ne vous dirais rien ;-) Mais je peux vous dire que ça vaut le détour et que je suis étonnée de ne pas y avoir pensé!
C'est le premier livre que je lis de cet auteur mais je pense que ce ne sera pas le dernier.

mardi 5 septembre 2017

Le dernier train d'Amélie Romarin - Editions Edilivre

**** Chronique de Jess ****

"J'ouvre les yeux. A ma grande surprise, je découvre que je suis dehors. je regarde le ciel sans comprendre. Des nuages blancs recouvrent toute la surface du ciel. Le bruit de la mer parvient encore à mes oreilles et je comprends que mon corps est posé sur le sable. Je tourne la tête à droite et puis à gauche. La plage. Je suis à la plage... "

Lindsay, fraîchement diplômée, décide de tout quitter et de commencer une nouvelle vie...


Je remercie Amélie pour m'avoir permis de lire son livre.
Lindsay, 22 ans, décide de tout quitter pour partir à Ostende. La seule personne avec qui elle garde le contact est sa sœur. Elle a besoin de partir pour mieux se retrouver et faire le deuil de la mort de son père et du départ de son parrain qui ne lui a plus donné de nouvelles depuis 3 ans.
Elle va donc arriver à Ostende, louer une chambre et travailler en tant que serveuse dans un restaurant le temps des vacances. Elle va y faire des rencontres, Jeroen, son collègue un peu collant mais surtout Mattias qui va devenir quelqu'un d'important et qui a lui aussi ses problèmes.
J'ai trouvé Lindsay attachante, sûrement parce que moi aussi je suis partie à l'autre bout du monde afin de fuir certains problèmes. Sauf qu'à l'inverse ma famille était au courant :-)
Je pense que pour un premier roman c'est très prometteur. Le style est simple, sans fioritures. L'auteure va droit à l'essentiel sans longueurs inutiles. C'est un livre qui se lit d'une traite et où l'on passe un bon moment. J'aurai par contre aimé un peu plus de détails à la fin du roman, j'ai trouvé que la fin était un peu vite amenée comme si l'auteure avait vite voulu finir son livre. Dommage donc.

lundi 4 septembre 2017

Le zoo de Gin Phillips - Editions La Bête noire

**** Chronique de Jess ****

Quand le monde est une jungle, les mères deviennent lionnes. Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l'écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu'ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l'herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu'à en perdre le souffle, jusqu'à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout... même au pire.


Je remercie La bête noire pour cette lecture en avant-première.
J'ai tout de suite été emballée à la lecture de la 4ème de couverture. Il n'a donc pas fait long feu avant que je le lise.
J'aime particulièrement les huis clos psychologique et celui-ci promettait d'en être un.
Joan et son petit garçon de 4 ans sont au zoo. L'heure de fermeture approche et ils se dirigent tranquillement vers la sortie. Mais arrivés vers la sortie Joan entend des coups de feu et voit des corps partout au sol. Elle ne réfléchit pas à deux fois et entraîne son fils pour se cacher dans le zoo.
Ils vont vivre un cauchemar pendant trois longues heures.
J'ai été tout de suite été entraînée dans la course poursuite entre Joan, son fils Lincoln et les tueurs. J'ai tremblé de peur pour eux. Je me suis mise à leur place à me demander ce que j'aurais fait en pareille circonstance.
L'idée de base est particulièrement bien trouvé pour un thriller psychologique. L'auteur a su très bien décrire l'angoisse qui monte crescendo au fur et à mesure de l'histoire.
L'attente de la police, la peur d'être découvert.
Mais, car il va y avoir un voir plusieurs "mais", la tension monte monte monte et tout retombe à la fin comme un soufflé tout raplapla. Il y a beaucoup de longueurs pendant les 3/4 du livre et la fin est à mon avis bâclée. J'aurais aimé avoir une fin plus élaborée, un épilogue au moins.
En ce qui concerne les personnages, je n'ai eu aucune empathie pour Joan. Elle aurait très bien pu mourir que ça ne m'aurait fait ni chaud ni froid. Par ailleurs, je pense que l'auteur n'a pas d'enfant car pour avoir un enfant du même âge j'ai trouvé beaucoup d'incohérences dans le récit.
Ce livre reste néanmoins une lecture agréable et rapide (lu en deux soirées). Je pense qu'il peut trouver son public. A vous de vous en faire votre propre opinion.

vendredi 1 septembre 2017

Les héritiers des ténèbres de Damien Leban -City Editions

**** Chronique de Jess ****

Des femmes sont enlevées les unes après les autres. Leur bourreau, « l'homme à la porcelaine », les séquestre avant de leur faire subir l'innommable. Andrew White, jeune enquêteur succédant à son père assassiné, se retrouve propulsé à la tête de cette enquête qui prend un tour étrange quand les victimes sont découvertes avec des numéros gravés sur la peau. Des tatouages qui, telle la marque des ténèbres, rappellent ceux des camps nazis. Plus effrayant encore, ces crimes ressemblent à une affaire non classée qui s'est déroulée trente ans plus tôt. Andrew White doit tout faire pour arrêter le tueur psychopathe. Il ne se doute pas que leurs destins sont intimement liés. Un bourreau impitoyable, un héritage macabre entre vengeance et oubli.


Après avoir lu et adoré Résilience (ma chronique ici) je me suis jetée sur Les héritiers des ténèbres que j'avais dans ma biblio.
Nous revoilà dans le Maine, avec un nouveau shérif Andrew White qui à 22 ans succède à son père décédé peu de temps auparavant. Ce dernier a été retrouvé tué par un ours en pleine montagne en compagnie d'Helena Jones, la femme d'un habitant de la ville. Tout porte à croire que ces deux là avaient une aventure.

Un matin, son voisin l'appelle car sa femme n'est pas rentrée du supermarché où elle travaille. Il semblerait qu'elle se soit fait enlever. En visionnant les vidéos il semblerait qu'un homme enlève des femmes sur le parking du supermarché. Une autre femme est aussi portée disparue.
Andrew se retrouve au cœur de l'enquête et va suivre la trace du kidnappeur au côté d'un flic de la PJ qui a une réputation hors norme. Mais il va vite tomber des nues quand il va commencer à enquêter de son côté.
Encore une fois Damien nous entraine dès le premier chapitre dans l'horreur. Les femmes kidnappées vont subir les pires sévices.

J'ai aimé retrouver son style fluide et sa maîtrise de l'intrigue. Damien aime piéger son lecteur et une fois de plus nous allons de surprise en surprise. J'ai eu des doutes mais jamais de certitudes pendant ma lecture.
Ses personnages sont toujours très bien détaillés que ce soit physiquement ou psychologiquement. Nous nous attachons à ce petit shérif de banlieue catapulté dans une enquête qui va le dépasser. Un tantinet niais, un peu largué il va faire preuve de beaucoup de courage tout au long de l'enquête afin de mettre le coupable derrière les barreaux.

Encore une fois je ne suis pas déçue et j'ai été emballée par cette lecture qui ne m'a pas laissé une seconde de répit. Je suis ravie d'avoir découvert un nouvel auteur à suivre.


jeudi 31 août 2017

Le Valet de Pique de Marie de Palet - Editions De Borée

4ème de couverture
Parti à la recherche d'un ancien château pour rendre service à son cousin André, Damien se demande bien pourquoi il a accepté d'aller se perdre sur ces petites routes sinueuses de campagne ; d'autant que, pour faire plaisir à sa grand-mère, il a promis de se rendre dans le village d'où est originaire sa famille. 
C'est là qu'il rencontre Valentin, un retraité à la fois bourru et attachant, qui s'avère être un cousin. Alors que Damien s'apprête à repartir, sa voiture tombe en panne, et le voilà contraint de passer quelques nuits sur place. C'est le début d'une grande amitié entre les deux hommes.
Au fil du temps, Damien va en apprendre un peu plus sur l'histoire de Valentin, mais un mystère demeure : pourquoi le surnomme-t-on le "valet de pique" ?


Mon avis
Je remercie les éditions De Borée pour cette lecture.

Pour rendre service à sa grand-mère et son oncle, Damien, jeune trentenaire part de sa chère ville : Montpellier, pour aller en Lozère dans un village perdu. Tout se passait bien, il avait trouvé le fameux château en ruine que lui avait demandé d'aller voir son oncle et il avait vu l'ancienne maison où avait habité son arrière grand mère. D'ailleurs, il avait fait la rencontre d'un cousin, Valentin, qui l'avait accueilli à bras ouvert. Quand Damien a voulu reprendre la route pour Montpellier, la voiture était en panne... En attendant, il appris à connaître de mieux en mieux Valentin et appris le surnom de celui-ci : le valet de pique ♠️ ! Tout porte à croire que ce surnom n'a rien de glorieux et le rabaisse sans cesse. Valentin souffre de ce surnom et n'en connaît pas l'origine. Afin d'enlever ce poids à son cousin, Damien mènera son enquête... Quels sombres secrets pèsent sur sa famille ? Quelles en seront les conséquences ? Peut-on arriver à conjuguer passé et présent ? 

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cet ouvrage car pour changer, ce sont des hommes qui sont nos protagonistes au cœur de l'action. Le valet de pique (Valentin) est mis en avant et nous apprend tout un tas de choses comme la préparation d'un civet, d'une tête de veau,... un fin cuisinier qui ravira vos papilles. Eh oui, il n'y a pas que les filles qui sont aux fourneaux ! 

Je me suis beaucoup attachée à Valentin, un homme ours en apparence mais le cœur sur la main. J'ai été émue par sa tristesse et j'aurais voulu l'aider comme l'a fait Damien. J'ai été navrée devant l'injustice qu'il avait subi depuis sa plus tendre enfance. Valentin serait un très bon ami! On ne veut que son bien. 

À travers les origines de l'auteure, nous découvrons la Lozère et ses petits villages environnants. Marie de Palet nous guide de Montpellier à Blacheres, en passant par le Pont de Millau et ses multitudes de routes en épingle quand on passe par la corniche.

Une lecture apaisante qui fait du bien, qui se lit toute seule. Ajoutez-y une fluidité doucereuse et ce n'est que du bonheur :) un roman réaliste à découvrir et une auteure à suivre !

# By Aurélie :)