mardi 21 novembre 2017

Sans elle - Amélie Antoine - Auto-édition

**** Chronique de Jess ****
 
 
Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s'adoraient.
Jusqu’'à un soir de feu d’'artifice où l'’une d'elle se volatilise brutalement.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Jusqu’'à ce qu’'il n’'en reste plus qu'’une.
Il était une fois une histoire qui n’'a rien d’'un conte de fées.
 
 
Quand j'ai vu le projet d'Amélie et Solène j'ai eu hâte de découvrir ce qu'elles nous avaient concocté! Surtout que ce sont deux auteurs que j'affectionne en particulier Amélie (Elle saura pourquoi ;-)).
J'ai donc naturellement commencé par Sans elle. Une histoire qui commence banalement. Une famille, des jumelles (j'adore les romans avec des jumeaux!), une grosse bêtise qui se termine par une punition : Coline n'ira pas au feu d'artifice avec sa jumelle Jessica. Elle devra rester à la maison avec son père et attendre en vain le retour de sa jumelle qu'elle n'a jamais quitté plus de 10 minutes. Car malgré la rancune qu'elle ressent envers sa sœur elle n'aime pas être seule et a hâte que Jessica lui raconte sa soirée.
Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu. Jessica voulant aller récupérer un collier lumineux offert gratuitement, échappe à la vigilance de sa mère et disparaît sans laisser de trace.
La descente aux enfers ne fait que commencer pour cette famille qui jusque là vivait sans problème. Et moi j'ai été directement plongé dans cette histoire et j'ai eu du mal à stopper ma lecture tant j'ai voulu savoir ce qui allait se passer.
 
Je pense que la plus grande peur d'une maman est de perdre son enfant. Moi-même étant maman et mon fils m'ayant déjà fait une frayeur je peux vous dire que la description des sentiments suite à la disparition de Jessica sont formidablement décrits.
La boule dans le ventre qui grandit et nous empêche de respirer, les images horribles qui nous viennent à l'esprit car forcément on pense toujours au pire dans ces cas là. La culpabilité, la peur, le doute, tous ces sentiments qui nous plongent dans l'angoisse absolu. Les "si" qu'on ne peut s'empêcher de penser. Si j'avais été avec elle chercher le collier, si je n'avais pas puni sa sœur, si on y était tous allé en famille rien ne serait jamais arrivé. Le jugement des autres qui culpabilise encore plus.
Mais en plus des sentiments de Patricia, Amélie décrit particulièrement bien ce que peux ressentir Coline, la jumelle restante. Car contrairement à une fratrie ordinaire, il y a un lien particulier entre des jumeaux. Et la perte de l'autre peut avoir des conséquences qu'on imagine même pas.
Nous allons donc suivre le quotidien de cette famille pendant plus de 10 ans en ayant nous-même l'espoir de revoir Jessica. De connaître la vérité, de savoir ce qu'il s'est passé cette fameuse nuit du 14 juillet 2004.

Comment survivre à la perte d'un enfant? Surtout en ne sachant pas ce qui lui est arrivé. Comment ne pas sombrer dans la folie et devoir continuer à vivre pour l'enfant qui reste? Coline va se retrouver démuni face à cette perte, face à sa mère qui va la délaisser petit à petit, face à la destruction de ses parents.
Amélie est vraiment excellente pour décrire le psychologique des personnages. Elle a su brillamment nous faire vivre l'enfer au travers des différents protagonistes de l'histoire. Comment chacun a vécu le doute, l'angoisse, l'attente tout au long de ses années de recherche. Comment certains ont mis leurs vies entre parenthèses (Coline et Patricia) et comment d'autre ont préféré fuir pour se reconstruire et éviter de sombrer (Thierry).

Un roman bouleversant où un simple petit incident peut avoir des conséquences qu'on ne peut imaginer. Ce livre m'a fait passer par tout un tas d'émotions au point de me bouleverser plusieurs fois. Je me suis sentie démunie face à la disparition de cette enfant, je me suis mise à la place de la mère a essayer d'imaginer comment j'aurai réagi face à ce drame horrible. Et la fin est totalement inimaginable! Il n'y a qu'Amélie pour nous scotché jusqu'à la dernière ligne.
Un livre qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. Encore un pari réussi pour Amélie, et en ce qui me concerne c'est encore une fois un coup de cœur.
Je m'empresse de commencer celui de Solène car je suis curieuse de voir comment l'histoire ce serait déroulée sans la disparition de Jessica.

Ma chronique sur Avec elle ici

 
 
 

Avec elle de Solène Bakowski - Auto-édition

**** chronique de Jess ****

Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Avant de se jalouser et s’empoisonner.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Pour le meilleur, ou pour le pire ?
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.


 
C'est avec hâte que j'ai lu la partie de Solène. Il me tardait de relire l'histoire mais avec un autre point de  vue et de voir ce qu'aurait donné l'histoire si Jessica n'avait jamais disparu.
L'histoire commence en tout point identique. Jessica et sa maman Patricia se rendent le soir du 14 juillet 2004 au feu d'artifice. Quant à Coline elle reste à la maison, punie après avoir cassé la bouteille de parfum de sa maman.
Mais cette fois Jessica n'ira pas chercher un collier lumineux car elle va tomber à cause de son lacet qui est défait. Elle va se faire relever par Enis un jeune homme qui est aussi venu voir le feu d'artifice. Sa mère va être toute retournée de cette rencontre. L'histoire nous montre que tout ne tient qu'à un détail, comment un simple lacet défait peut changer toute une vie.
 
Cette fois l'histoire est vraiment basée sur les jumelles, leur caractère différent, leur ressemblance mais aussi leur similitude. Il va se passer quelque chose entre les deux fillettes pendant les vacances chez leurs grands-parents qui vont les chambouler, surtout Coline. Un mensonge de la part de Jessica va bouleverser leur relation et leur avenir.
Et Jessica qui a surpris une conversation téléphonique va se mettre dans la tête que sa mère veut abandonner une de ses filles. Sans le savoir, cette simple conversation va avoir des conséquences désastreuses dans la relation des jumelles. Elle va tout faire pour devenir la préférée de tout le monde au détriment de sa jumelle.
Et tout le monde sait que chez les jumeaux il y a un dominant et un dominé. Coline va vite se retrouver dominé par sa sœur. J'ai rapidement eu beaucoup d'empathie pour cette petite fille qui ne sait plus trop où se situer dans sa relation avec sa sœur et qui s'efface au fur et à mesure. Et j'ai eu de plus en plus d'antipathie vis à vis de Jessica qui m'a semblé méchante, manipulatrice et égoïste. Un peu comme sa mère que je trouve de plus en plus détestable au fil du roman. La personnalité de cette femme est admirablement développée avec Solène. Elle réussit à nous la rendre imbuvable.

Dans cette version, j'ai trouvé que Coline était plus mis en valeur, surtout ses sentiments contradictoires et ses ressentiments envers Jessica. J'ai eu plusieurs fois envie de la secouer et de lui ouvrir les yeux sur cette sœur qui la manipule au plus haut point.
L'auteure s'est plus focalisé sur le duo et sur la mère des jumelles. Les autres personnages étant tout aussi important mais relégués au second plan.
La tension va monter crescendo tout au long du roman et donc des années qui passent. Nous sentons le malaise s'insinuer progressivement entre les deux sœurs. Nous sentons que la fin va être fatale pour l'une des deux. Coline veut essayer de se construire un avenir serein loin des magouilles et manigances de cette sœur qui la pollue.

Tout comme sa binôme, Solène excelle dans la psychologie des personnages. J'ai trouvé que la psychologie des jumelles étaient très bien décortiquées. J'en ai eu froid dans le dos tellement j'ai eu l'impression d'être dans leur tête. On souhaiterait un happy end pour cette histoire mais il n'y en aura pas et finalement je ne le regrette pas sinon ce livre n'aurait pas eu le même impact. Je ressors aussi chamboulée que lors de ma lecture de Sans elle.
Une fois lu les deux ouvrages on se rend compte qu'avec ou sans Jessica la vie de Coline sera quand même centrée autour de sa sœur. Qu'elle est présente même en étant absente.
Finalement la morale de cette histoire est que le destin est le destin et ce qui doit arriver arrivera peu importe si on change un détail.

Un grand bravo à Solène et Amélie pour ce super projet. Rien que le concept devrait vous faire de l'œil et vous donner envie de les acheter. En tout cas pour moi c'est un succès total et un immense coup de cœur que ces deux romans.

Ma chronique de Sans elle ici

samedi 18 novembre 2017

L'appel du néant de Maxime Chattam - Editions Albin Michel

**** Chronique de Jess ****
Ludivine Vancker et ses collègues de la section de recherches de Paris enquêtent sur un tueur insaisissable dont les traces ne permettent pas son identification. Lorsque les services secrets français décident de participer à la résolution de l'affaire, les mots tueur en série et terrorisme sont associés.

Tout commence toujours par un cadavre.
C'est ensuite que ça s'est empiré…

Tueur en série…
Traque infernale
Médecine légale
Services secrets
… terrorisme.

Etes-vous sûr d'être prêt ?
Quand « Le silence des agneaux » rencontre « 24hrs », ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.


J'attendais avec impatience le dernier Chattam, surtout quand j'ai su qu'il revenait au thriller. Il me tardait de retrouver le Chattam que j'aime et malheureusement je suis déçue. Je n'ai pas retrouvé ce que j'aime tant chez lui. Et je me rends compte que depuis quelques temps ses livres sont vraiment différents de ce qu'il nous a habitué. Heureusement avec la série Autre-Monde je n'avais pas été déçue.
Je me suis ennuyée avec ce livre, et il me tardait de le finir pour en commencer un autre!

L'histoire en elle-même aurait pu être intéressante mais il m'a perdu plusieurs fois. Trop de détails, trop de longueurs parfois. Le style est à la limite du pompeux, des phrases à rallonge qui m'ont fait revenir plusieurs fois en arrière pour essayer de comprendre ce qu'il voulait dire. D'ailleurs certaines phrases ne veulent quasiment rien dire.

Le thème de son livre est le terrorisme. Un cadavre est retrouvé sur des voies ferrées. Tout pense à croire à un suicide si ce n'est les marques de strangulation autour du cou de l'homme. Ludivine est en charge de l'enquête et elle se retrouve vite avec Marc, un commissaire de la DGSI, dans les pattes. Pour Marc il ne fait aucun doute que le mort est un musulman radicalisé et que sa mort cache quelque chose de plus grave.
Ludivine de son côté est persuadé que ce mort n'est pas le premier et qu'elle a à faire à un tueur en série. S'ensuit une très longue enquête!

L'auteur dénonce dans son roman la virtualisation de la société. Virtualisation à travers les réseaux sociaux, les téléphones portables etc. Il avait déjà évoqué ce point dans la série Autre-Monde qui est la pierre angulaire de toute la série. On comprend que ça lui pose un problème et qu'il y voit un inconvénient majeur à notre siècle.
D'un autre côté, j'ai été scotchée des détails techniques du laboratoire de la gendarmerie. Il détaille toutes les avancées technologiques et si c'est vrai, les meurtriers vont avoir du mal à échapper à la police. Je reconnais le travail de recherche de l'auteur et son analyse de la situation actuelle qui touche la France.

Au final, il y aura eu un petit rebondissement et la fin s'accélère un peu. On a hâte de voir ce que vont manigancer les terroristes. Mais au-delà de ça aucune surprise dans ce polar. Je pense qu'il y a d'autres auteurs moins connus qui ont écrit des livres bien meilleurs que celui-ci.  




vendredi 17 novembre 2017

Baptiste de Jean-Baptiste Renondin - Editions Marivole

4ème de couverture
Ce nouveau roman de Jean-Baptiste Renondin tient du voyage initiatique. Voyage d’un jeune étudiant français dans les années 1950, un peu comme celui de Bardamu, entre les deux guerres, du Voyage au bout de la nuit de Céline.
Baptiste aime la marche, le nez au vent, le rêve en tête. Il aime la nature, qu’il imagine plus qu’il ne la regarde, et les filles qu’il idéalise.
Il décide de partir à la découverte de lieux, de pays inconnus, à la recherche de rencontres surprenantes et inattendues. Sortant de son Limousin natal, empli de naïveté, il va découvrir la haine, l’amitié, les femmes, l’amour, le racisme, un monde nouveau, loin de ses repères habituels : les Etats-Unis.
Un voyage initiatique, donc, qui va le ravir mais aussi et surtout le métamorphoser.
Il y a un peu de Jean-Baptiste dans ce… Baptiste !
 

Mon avis
Je remercie les éditions Marivole pour cette sympathique lecture.
 
Baptiste est un jeune étudiant français habitant dans le Limousin. Sa vie va être bouleversée quand il apprendra qu'il est accepté via la bourse de Fullbright pour passer un an aux Etats-Unis. Lors de sa traversée sur le Queen Elisabeth, il fera la connaissance de divers personnages tels qu'Etienne, Anne, Carol,... et puis il y aura ses nouveaux camarades d'université Sammy, Don,...
 
"Baptiste" est un ouvrage court centré sur un unique personnage : Baptiste ! Mais ça, vous l'aviez déjà compris depuis le début :) Baptiste aime beaucoup de choses dont profiter de la vie comme la nature dans sa région natale. Il faut toujours qu'il se rende à plusieurs endroits pour se retrouver. Son arrivée aux Etats-Unis est très bien vu, c'est qu'il est "admiré" le frenchy et également très apprécié ! Toutefois, il a un gros défaut : les filles ! Il est très indécis auprès de la gente féminine quel que soit le pays où il se trouve. Qui choisira-t-il, entre Louise et Christine de sa région natale ou Cherry l'américaine sûre d'elle ? Autant de filles qui lui tourne autour et qui souhaitent l'accaparer. Mais dans tout cela, que désire réellement Baptiste ?
 
Un roman en deux parties, j'ai vraiment apprécié la première partie où l'on fait la connaissance de Baptiste dans sa région natale. La deuxième partie nous renvoie deux ans avant lorsqu'il prend le bateau pour aller aux Etats-Unis. Tout comme Baptiste, nous découvrons la vie aux Etats-Unis, les us et coutumes de chacun, les sororités,... au travers des lettres qu'il envoie à son frère. Il n'oublie pas son but premier, à savoir de travailler dur pour obtenir son diplôme.
 
Baptiste est un personnage emblématique et largement plébiscité par l'auteur. L'auteur nous fait part de ses états d'âmes (doutes, frustrations, joies, amitié, amour) et nous promet également de belles aventures. Un voyage au cœur de l'Amérique des années 50', où il découvrira le racisme,... Ses doutes et ses questions seront exposées et mûrement réfléchi.
 
A l'issue de ce voyage au pays de "Baptiste", celui-ci trouvera sa voie, son "moi-intérieur" en s'écoutant ou peut-être aussi grâce à son intuition/don.
 
Un roman sur l'identité de soi, sur notre devenir quand nous sommes à l'aube de notre vie. Nous avons tous un but dans la vie qui nous fait avancer, mais quels sont les moyens à mettre en œuvre afin d'y accéder ?
 
En conclusion, je dirais que "Baptiste" est un livre très plaisant à lire, sans prise de tête et avec un naturel désarmant. Un roman qui se lit très rapidement, le style de l'auteur étant d'une fluidité rassurante.
 
 # By Aurélie :)
 

mercredi 15 novembre 2017

Ce que cachait Archie Ferber de Casey B. Dolan - Editions Denoël

4ème de couverture
Chaque psychiatre a, au cours de sa carrière, rencontré un patient pas comme les autres. Un patient qui l'obsède, qui hante ses pensées et ses cauchemars. Pour Felicity Sloane, experte médico-légale à Boston, il s'agit d'Archie Ferber, jeune Texan timide qui a fait fortune dans la restauration.
Lui et son compagnon Matthew désirent un enfant à tout prix. Toutes leurs tentatives d'adoption aux États-Unis se soldant par des échecs, ils se tournent vers l'Afrique du Sud, pays d'origine de Matthew, où ils font appel à une mère porteuse qui met au monde la petite Hannah. Mais le bébé disparaît, la mère est sauvagement assassinée, et c'est Archie qui est montré du doigt. Y compris par Matthew. La seule personne capable de le sauver d'une extradition vers l'Afrique du Sud est Felicity Sloane. Celle-ci est capable de mesurer les tendances meurtrières d'un suspect grâce à des techniques de pointe. Mais cela suffira-t-il à tirer Archie d'affaire? Et est-il réellement l'innocente victime qu'il prétend être ?


Mon avis
Je remercie les éditions Denoël pour cette lecture.

Félicity Sloane est psychiatre médico-légale et a été nommée au sein d'une nouvelle institution l'ATEC (structure chargée d'évaluer le potentiel criminel des personnes). Ses résultats sont reconnus et font gagner du temps à la Police. Son patient : Archie Ferber, gérant d'une chaîne de restaurants, riche et homosexuel. Celui-ci est accusé de complicité d'homicide sur la mère porteuse de leur enfant. L'accusé officiel et pointé également par Archie n'est autre que son mari, Matthew, homosexuel et natif de l'Afrique du Sud. Qui a vraiment tué Angelica, la mère porteuse, et où est passé Hannah le bébé qu'elle vient de mettre au monde ? Telles sont les questions qui n'auront de cesse de poursuivre le docteur Sloane. L'auteur a choisi d'aborder plusieurs thèmes  forts tels que : l'homosexualité, la gestation pour autrui et enfin la psychiatrie. 

Ce livre se décompose en deux parties. Cette première partie est vraiment très importante car elle se déroule principalement pendant le procès d'Archie (en Afrique du Sud). Nous assistons au huis clos du procès, une vraie joute verbale entre l'avocat et le procureur se joue. Un affrontement qui ne nous donnera aucun répit. Le procès est entrecoupé de scènes d'interviews entre le docteur Sloane et Archie, puis entre le docteur Sloane et Matthew. Tour à tour, ils vont être interrogé et revenir sur leur passé commun. Nous avons aussi des pièces à conviction en tant que preuve... Il faut avouer que cette partie est un peu longue mais nécessaire pour la mise en place de tous les éléments. Les apartés entre le docteur Sloane et Archie sont magistral. Un jeu du chat et la souris est brillamment orchestré et nous fait détester Archie. Mais que cache-t-il ? N'est-ce pas le coupable idéal ? Pourquoi le docteur Sloane n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui la gêne depuis le début ?

La deuxième partie est complétement différente de la première. Celle-ci est beaucoup plus rythmée. Le docteur Sloane n'accepte pas l'issue du procès et est toujours obsédée par cette affaire. Elle va donc prendre les choses en mains, quitte à mettre en péril sa vie.
Cette seconde partie est superbement menée et c'est celle que je préfère. Le docteur Sloane va partir à l'aventure pour essayer de démêler cet écheveau. Y arrivera-t-elle ?

Casey B. Dolan excelle dans le maniement du rythme (tantôt lent puis d'un coup c'est l'aventure et on adore !), l'atmosphère est très angoissante et pleine de curiosité. J'ai été totalement envoûtée par ce que propose l'auteur et ne parlons pas de la chute qui fut une belle surprise quand tout s'est enfin éclairci. Avec ces chapitres courts, l'auteur passe d'un personnage à un autre, de rebondissements en rebondissements. On veut toujours savoir la suite ! La manipulation et le psychologique sont omniprésents dans ce livre qui tend vers un vrai page-turner !

La fin de cet opus présage une belle introduction pour une suite que je ne manquerais pas !

 # By Aurélie :)

dimanche 12 novembre 2017

Pardon de Jean Dardi - Editions Terra Nova

**** Chronique de Jess ****

Début des années soixante. Sur la promenade de Boulogne, les prostituées travaillent la peur au ventre. Parmi les clients, rôde celui que la presse surnomme le «  Dépeceur du Bois  » qui tue et éventre les prostituées. Subitement, la série meurtrière s'interrompt, la police respire et le mystère reste entier. Fin 2016. Le commissaire Dell'Orso rentre précipitamment de vacances. Une jeune femme vient d'être assassinée d'une balle dans la tête. La main de la morte renferme un étrange mot griffonné  : «  Pardon  ». Plus étrange encore, l'arme du crime est un vieux Colt M1911, celui-là même qui avait été utilisé par le «  Dépeceur du Bois  ». Le tueur aurait-t-il récidivé, 50 ans plus tard  ? Comment pourrait-il encore avoir la force de pourchasser ses victimes, de les séquestrer puis de les abattre  ? Peu vraisemblable. Et pourtant...50 ans après, il redevient leur pire cauchemar...



Suite à ma lecture des 7 stigmates je me suis empressée de commencer la suite. Car l'histoire débute directement après la fin du premier roman.
Alors chose que je n'aurais certainement pas remarqué si j'avais lu Pardon plusieurs mois après les 7 stigmates c'est que l'auteur quand il nous décrit les enquêteurs reprend exactement les mêmes phrases. Je pense que c'est pour ceux qui n'ont pas lu le premier. Mais du coup j'ai eu une impression de déjà-lu.
Nous rentrons directement dans le vif de l'enquête avec un nouveau tueur qui s'en prend à des femmes et qui les tue d'une balle en pleine tête. Une des victimes est Sandrine Lonchamp De La Boisse qui avait échappé de peu au précédent tueur en série.
Je peux dire maintenant en ayant fini ce livre qu'on peut le lire sans avoir lu le premier car il y a juste le début qui reprend la fin de la précédente enquête. Cette nouvelle enquête est vraiment indépendante.

Donc Gio et son équipe se retrouve avec un nouveau tueur en série sur les bras. Ce dernier a décidé de tuer 5 femmes. Pourquoi? J'ai vite compris le mobile des différents meurtres et pourquoi et qui était le tueur. Mais ce que je ne savais pas c'était le nom du tueur et le rapport avec Gio. Car au fil de l'enquête il se trouve que Gio connaît le meurtrier. Les différentes femmes se connaissent, sont amies de longues dates. On se doute dès le début que ça à avoir avec leur passé commun. Le tueur les enlève et les drogue avec un nouveau produit pendant des jours avant de les achever d'une balle derrière la tête.
Mais cette affaire va faire ressurgir des souvenirs chez Gio. Il lui semble qu'un meurtre non résolu avait déjà eu lieu quelques années auparavant. De fil en aiguille ce ne sont pas une enquête mais trois que Gio va avoir à résoudre. Car tous ces meurtres ont été commis avec la même arme. Et ces différents meurtres ont été perpétué sur 50 ans!

En effet, une série de meurtres a eu lieu dans les années 60. Des prostituées étaient retrouvées tuées d'une balle en pleine tête avant d'être éventrées. Ces meurtres n'ont jamais été résolus. Le tueur s'est arrêté de lui-même. Mais dans les années 80, une femme est retrouvée elle aussi assassinée d'une balle dans la tête. Quel est le lien entre les trois affaires? Moi-même sur ce coup là je n'ai pas trouvé avant l'explication finale.
Mais finalement, j'ai eu de la peine pour le meurtrier. Et je n'ai eu aucune compassion pour les victimes. Elles ont finalement eu ce qu'elles méritaient. Même si le châtiment est horrible.

Ce deuxième opus est encore mieux que le premier. J'ai passé un excellent moment avec les enquêteurs sur ces différentes affaires. Ces "cold case" comme on dit dans le milieu. Le style de l'auteur s'est affirmé, et il a réussi à faire de ce livre un véritable page turner.
Les différents enquêteurs sont tous attachants surtout Pochet. C'est le genre de bonhomme avec qui on a envie de se faire un bon gueuleton! Gio est toujours à fond dans ses enquêtes et prend toujours tout à cœur.
Le final est déroutant. Je ne m'attendais pas à ça. Ce polar est une vraie réussite. J'espère qu'il y aura d'autres enquêtes avec Gio et son équipe car je suis triste de les quitter.
Merci Jean pour ce livre. Je regrette une seule chose ne pas avoir lu tes livres plus tôt! Mais je n'attendrai plus aussi longtemps pour le prochain promis!

lundi 6 novembre 2017

Mato Grosso de Ian Manook - Editions Albin Michel

4ème de couverture
Mato Grosso. Une odeur sauvage de terre trop riche et d’humus brun. La beauté vénéneuse de la jungle dans laquelle on s’enfonce jusqu’à s’y noyer. La violence du ciel et la moiteur des nuits. L’amour qui rend fou et la mort… incontournable.
Est-ce pour faire la paix avec lui-même que Haret, écrivain bourlingueur, est revenu après un exil de trente ans ? Est-ce parce qu'il a le sentiment que c'est la dernière fois ?

Dans un Brésil luxuriant jusqu’à l’étouffement, peuplé d’aventuriers, de trafiquants et de flics corrompus, le nouveau roman de l’auteur de Yeruldegger nous ensorcelle et nous prend à la gorge.


Mon avis
Je remercie les éditions Albin Michel pour cette lecture.

Jacques Haret, écrivain du célèbre roman "Roman brésilien" revient au Brésil 30 ans après par l'intermédiaire d'un éditeur. La raison de faire venir Haret n'est pas désintéressée... En effet, après 30 ans, l'éditeur Figueiras à des comptes à régler avec Jacques ! Que s'est-il passé 30 ans auparavant ? La passé a-t-il forcément une influence sur l'avenir ?

Figueiras (alias Santana) lui reproche le mauvais rôle que lui fait jouer Haret dans son roman. Un jeu de dupes se joue entre eux, lequel résistera au passé ? Quelles en seront les conséquences ?

J'ai beaucoup aimé la première partie (40 premières pages) qui introduit l'intrigue avec l'arrivée de Haret au Brésil. J'ai apprécié l'histoire qu'on nous dévoilait peu à peu. Une belle idée avec un roman dans un autre roman. J'ai beaucoup aimé cette originalité et j'avais hâte d'en savoir davantage. Mais malheureusement pour moi, la magie n'a pas opéré sur cet opus. 

J'ai trouvé que plus de la moitié du livre était plutôt un documentaire/reportage sur le Brésil au coeur du Mato Grosso, mais pas un roman thriller. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de descriptions qui n'en finissaient plus (même si elles étaient vraiment écrites harmonieusement et qu'elles sortaient du cœur de l'auteur). Trop de descriptions tuent les descriptions. Pour ma part, ce que je retiens de ce roman, c'est trop de longueurs qui ont fini par desservir l'intrigue. Pourtant, j'avais adoré "Yeruldegger".

Pour tout avouer, j'ai failli l'abandonner... et puis l'intrigue repart sur les 100 dernières pages pour finir tout naturellement sans surprise. 

Vous l'aurez donc compris, c'est une déception pour moi, mais cela ne m'empêchera pas de continuer à lire Ian Manook ;) car finalement on ne peut pas tout aimer d'un auteur.

 # By Aurélie :)