samedi 21 octobre 2017

L'impossible oubli de Christine Navarro - Editions De Borée

**** Chronique de Jess ****

Grâce à son courage et à sa détermination, Carmen a réussi à soustraire le petit Simon aux autorités allemandes d'occupation. La jeune femme est en passe de devenir institutrice titulaire et c'est une nouvelle vie qui s'offre à eux auprès de la mère Michalon, une vieille dame dont la famille a été décimée pendant la guerre. Ensemble, ils tentent de panser leurs plaies et de retrouver un bonheur et une tranquillité qu'ils croyaient à jamais perdus. Pourtant, lorsque le directeur du lycée que fréquente Simon convoque Carmen, elle comprend qu'elle n'en a pas terminé avec l'injustice et la méchanceté des hommes. Même si la paix est revenue, certains esprits, eux, sont encore empreints du sceau de la haine. À nouveau, elle va devoir protéger cet enfant qu'elle considère comme son fils. Mais en l'aidant à retrouver ses racines, ne risque-t-elle pas de le perdre à jamais ?

Je referme ce livre avec tristesse et émotions. Je suis ravie de lire un livre des Editions De Borée et de retrouver les sentiments que j'aime ressentir lors de mes lectures.
J'ai un regret c'est de ne pas avoir lu les deux précédents ouvrages de Christine Navarro. Mais heureusement il y a tellement de références aux précédents ouvrages et de rappels de l'histoire qu'il se lit comme un premier livre.
Ce livre est une merveille tant les sentiments y sont présents. Je ne suis pas rentrée dans cette histoire, j'ai été totalement immergée dedans grâce à la plume de Christine Navarro.

Carmen est une jeune femme de 28 ans. La guerre est finie et elle est retournée vivre depuis 2 ans à Saint-Etienne avec Simon qui a maintenant 12 ans. Elle pense que le pire est derrière eux. En effet, pendant toute la guerre elle a caché et protégé ce petit juif pour lequel elle s'est prise d'affection. Et il lui rend bien le petit Simon.
Elle est maintenant institutrice et attend sa titularisation avec impatience. Mais un jour le Directeur du lycée où est scolarisé Simon la convoque. Il faut qu'elle régularise la situation de l'enfant et qu'elle lui fournisse de vrai papier d'identité. Mme Michalon avec laquelle elle vit désormais est du même avis et l'encourage à aller à la mairie pour faire les démarches nécessaires. Mais la pauvre Carmen va tomber sur des personnes qui n'ont pas de cœur et aucune humanité. Le verdict tombe : Elle doit rendre Simon à l'Administration et il sera placé en orphelinat le temps de régulariser sa situation. Et cette décision, Carmen ne peut l'envisager. Elle va donc l'envoyer à Sète chez une de ses amies avec Mme Michalon.
Tout va s'arranger par la suite et pour quelques temps tout sera au beau fixe. Les années vont passer et Carmen va s'établir dans la vie avec son mari et Simon.
Mais le malheur attend toujours Carmen. A croire qu'il lui est impossible de vivre sereinement avec tous les malheurs qu'elle a pu avoir dans sa vie.

Carmen dans ses malheurs va quand même rencontrer des personnes formidables qui feront tout pour l'aider. J'ai été touché par certains personnages, surtout par Carmen, par son caractère fort, altier et courageux. Et Simon, ce fils adoptif plein d'amour pour Carmen. Qui ne voudrait jamais la quitter même à l'âge adulte. Car nous allons suivre la vie de Carmen jusqu'à sa retraite. J'aurai souhaité une fin joyeuse et sereine. Elle le sera mais pas comme on l'imagine. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous spolier l'histoire car elle mérite d'être lue.

L'auteur a su me toucher avec ses mots. C'est la première fois qu'un livre me donne des frissons.
Elle nous parle des conséquences de la guerre, de la religion, de l'homosexualité à l'époque où c'était tabou. Des sujets nombreux et toujours décrit avec justesse et sensibilité. Elle décrit aussi magnifiquement les pays que Carmen va découvrir pendant sa vie.
Un roman magnifique qui se lit tout seul tellement on est embarqué dans la vie de Carmen. Je ne voulais pas la quitter en refermant ce livre et je pense qu'elle va rester longtemps dans mes pensées. C'est rare qu'un personnage nous fasse autant d'effet et qu'on s'y attache à ce point. Mais c'est le cas avec cette histoire. Vous l'aurez compris ce livre est un énorme coup de cœur !








jeudi 19 octobre 2017

Mentor de Lee Matthew Goldberg - Editions Hugo Thriller

4ème de couverture
Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d'édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est contacté par William Lansing, son professeur à l'université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa charmante petite amie, Jamie. À cette occasion William propose à Kyle le manuscrit d'un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années.
Au départ, Kyle est enchanté à l'idée de le publier, mais après avoir lu quelques pages, il est profondément choqué par la perversité du récit.
Lorsque Kyle en refuse la publication, William commence à ruiner la vie de l'éditeur, s'’en prenant successivement à son chat, sa copine et son auteur vedette. Kyle est alors obligé de se replonger dans le roman de William, "Devil'’s Hopyard" et il découvre alors que le livre fait étrangement écho à l’'histoire de la disparition non élucidée de Mia, sa petite amie à l'université –et ressemble cruellement à la confession d'un criminel.


Mon avis
Je remercie les éditions Hugo Thriller pour cette lecture plus que diabolique.

Kyle Broder vient de décrocher LE contrat d'édition qui le propulse en première page de tous les journaux. Il vient de dénicher, Sierra Raven, une auteure qui va propulser sa carrière ! Quand son professeur/mentor, William Lansing apprend cette nouvelle, il s'en réjouit d'avance car lui aussi écrit un livre depuis une dizaine d'années. Après toutes ces années, William appelle Kyle et celui-ci l'invite à déjeuner chez lui en compagnie de sa petite amie Jamie. Au cours de la soirée, William va parler de son manuscrit "Devil's Hopyard" et Kyle va tout de suite accepter de lire son œuvre. Mais tout ne va pas se passer comme il l'imaginait. Kyle va détester ce récit qu'il va trouver glauque, pervers, mal écrit... et une histoire qui lui rappelle la perte de son premier amour. Comment le dire à William qui ne cesse de le harceler pour savoir s'il sera le prochain auteur publié ? A partir du moment où Kyle lui expliquera que c'est impubliable, William ne cessera d'être partout dans sa vie... Préparez-vous à un vrai jeu de dupe !

Lee Matthew Goldberg nous dépeint l'univers du monde de l'édition, avec la découverte d'un manuscrit, les comités de lecture,... ce qui est plutôt intéressant étant donné ma passion pour la lecture et l'univers de l'édition. Les thèmes abordés : la réussite, l'ambition mais aussi la jalousie...

L'histoire de "Mentor" est plutôt bien menée et originale. L'auteur a su faire preuve de créativité et d'originalité en menant tambour battant une forte histoire psychologique. Une histoire avec deux personnages forts : Kyle et William. Un duel inévitable qui vous fera frémir. Quand Kyle refusera de publier le manuscrit de son mentor, une spirale infernale les enchaînera l'un à l'autre, où un seul pourra sortir "vainqueur" de cette histoire.

Ce livre vous donnera des sueurs froides et ne pourra que vous faire réagir. William va s’immiscer insidieusement dans la vie de Kyle. Il va aller partout, chez Jamie pour lui dépeindre un Kyle noir, violent et coureur de jupons, mais il n'en restera pas là... Je n'ai eu de cesse de vouloir prendre les personnages à tour de rôle et de vouloir les secouer pour leur dire mais "Réagissez !". 

Enfin le dénouement de l'histoire est machiavélique, diabolique ! Ce final avec cette piste littéraire, j'ai adoré. William est fort rusé/manipulateur et fait preuve d'une perversité sans borne. Alors maintenant, êtes-vous capable de me dire qui sortira vainqueur de cette histoire ?

"Mentor" monte crescendo avec une deuxième partie surprenante, car Kyle décide de mener sa propre enquête en retournant dans les méandres de son passé pour savoir ce qui est arrivé à son premier amour, là où finalement tout a commencé...

Un roman qui vaut le détour car je l'ai littéralement dévoré tant par son style addictif que par l'envie d'en savoir toujours plus. La vraie question est : jusqu'où est-on prêt à aller pour réaliser ses rêves ? ou par folie ?
 # By Aurélie :)

Le tueur au miroir de Fabio Mitchelli - Editions La bête noire

**** Chronique de Jess ****
"Je n'ai fait que leur donner un instant de gloire. " Willy B. Richardson, alias William R. Bradford (1948-2008), le " Killer Photographer ". Fasciné par leurs tatouages, il les appâte avec son appareil photo, fige leurs désirs de starlettes sur du papier glacé, puis les tue et s'empare de ce qu'il convoite. Le lendemain, on retrouve le corps de ces jeunes femmes sur les berges du Saint-Laurent, le pubis orné d'éclats de miroir et un morceau de peau découpé. Pour piéger celui qu'à Montréal on appelle déjà " le tueur au miroir ", il faut des flics borderline : Louise Beaulieu, qui se fiche des limites et des règles, et Carrie Callan, qui, sous son air bien sage, est un vrai pitbull. Des photographies à clé, un secret de famille, des messages cryptés... Le passé rattrape Louise. Désorientée, elle ment et triche. Et Carrie soupçonne l'impensable : des liens entre l'enquêtrice québécoise et Singleton, le redoutable tueur en série qu'elles ont traqué ensemble un an auparavant. "


Encore un livre que j'attendais avec impatience. Cette nouvelle enquête reprend les mêmes enquêtrices que dans son dernier livre Une forêt obscure (ma chronique ici) que j'avais adoré. C'est donc avec un plaisir que je retrouve Louise la québécoise avec son accent attachant et Carrie l'enquêtrice de Juneau. Je pense qu'il faut avoir lu avant Une forêt obscure si vous ne voulez pas être trop perdu dans l'histoire même si c'est une toute nouvelle enquête.

3 enquêtes en une....
Louise va se retrouver à enquêter sur deux enquêtes différentes. Tout d'abord un homme travesti est retrouvé emmuré dans les murs d'un appartement. Elle va rapidement avoir un suspect dans ce meurtre : Waban Okpik.
Puis des jeunes femmes sont retrouvées étranglées et violées dans les alentours du parc d'attractions "La ronde" à Montréal. Le tueur leur enlève leurs tatouages et leur colle des bouts de miroirs sur le sexe. Il va bientôt être surnommé le tueur au miroir. Louise va devoir se coller un nouveau tueur en série sur le dos.
D'un autre côté, Louise et Carrie ont des nouvelles de Daniel Singleton qui s'est évadé un an auparavant et qui leurs avait donnés des sueurs froides lors de leur précédente enquête. Carrie veut absolument mettre la main sur le tueur en série. Elle trouve l'excuse qu'un des suspects de son enquête, Okpik, est à Montréal pour pister le tueur. Le démantèlement d'un réseau de prostitution est au cœur de son enquête. Mais il semblerait que tous les protagonistes soient liés.
Daniel Singleton va donner des indices à Louise sur ses enquêtes. 
Comment connaît-il tout ce petit monde, et comment fait-il pour donner des indices à Louise?

Quand le passé nous rattrape.... 
Louise va se retrouver à faire face à son passé. Elle va crée un lien avec Daniel Singleton qu'elle va cacher à Carrie. Nous allons aller de découvertes en découvertes, et de rebondissements en rebondissements. J'ai deviné une partie de l'histoire mais j'ai été agréablement surprise par certaines révélations.  
J'ai été happée par l'histoire et j'ai voulu savoir comment tout allait se terminer. Grâce aux différentes enquêtes nous ne nous ennuyons pas une seule seconde. Et la fin est au-delà de ce qu'on pourrait imaginer.

Le style est toujours aussi percutant et addictif. Tous les éléments des enquêtes nous sont donnés au compte-goutte afin d'assembler petit à petit ce puzzle meurtrier.
Encore une fois, Fabio Mitchelli se sert d'un fait divers réel pour créer une histoire de toute pièce et encore une fois c'est une  totale réussite.
Je ne suis jamais déçue des livres de Fabio et si vous ne connaissez pas encore ses livres je vous les conseille grandement.
  


Noeux Les Mines 2017

mardi 17 octobre 2017

Une fois dans ma vie de Gilles Legardinier - Editions Flammarion

**** Chronique de Jess ****

Trois femmes, trois âges, trois amies que les hasards de la vie et les épreuves ont rapprochées dans un lieu comme aucun autre.
Trois façons d'aimer, dont aucune ne semble conduire au bonheur.
Séparément, elles sont perdues. Ensemble, elles ont une chance.
Au milieu des hommes, cramponnées à leurs espoirs face aux coups du sort, avec tous les moyens et l'imagination débordante dont elles disposent, elles vont tenter le tout pour le tout.
Personne ne dit que ça ne fera pas de dégâts…
Gilles Legardinier nous embarque dans son nouveau roman dans l'univers du théâtre. Ce théâtre va être le lieu de rencontres d'une troupe un peu hors norme. Une troupe loufoque, une famille, chacun avec des caractères différents mais qui ont une passion commune : le théâtre.
La gardienne Eugénie et son mari Victor gère le lieu d'une main de maître et font en sorte que le théâtre reste en vie malgré le risque que la mairie retire les subventions.
Eugénie est très amie avec Céline (la couturière/costumière) et Juliette la chorégraphe. Elles n'ont pourtant pas le même âge mais s'entendent à merveille.
Céline est divorcée et mère d'Ulysse. Elle a du mal à finir les fins de mois car son ex ne lui verse plus de pension. Juliette, tombe éperdument amoureuse de son garagiste et va tout faire pour qu'il la remarque notamment cabosser elle-même sa voiture. Et Eugénie est au crépuscule de sa vie et se demande si la vie vaut la peine qu'on s'y accroche. Mais elle va trouver un projet qui va lui redonner goût à la vie pour sauver le théâtre.
J'ai toujours hâte de commencer un livre de Gilles Legardinier car je sais qu'en général c'est une belle pause polar. Or depuis le dernier livre j'accroche beaucoup moins à ses écrits.
J'ai eu du mal à rentrer dans cette histoire. Il y a de l'humour comme dans tous ses livres mais j'ai eu du mal à en rire. J'ai trouvé que c'était limite de l'humour carambar. Quant à l'amitié entre les trois femmes et les personnages eux-mêmes j'ai eu du mal à m'attacher à eux et à ressentir quelque chose. Peut-être parce que j'ai déjà lu un livre sur trois femmes d'âge différents et que l'histoire et l'humour était au rdv et que du coup j'ai eu l'impression de lire une parodie de ce livre.
De plus, certaines scènes m'ont semblées surréalistes! J'avais du mal à imaginer certains passages. Gilles Legardinier nous avait habitué à des sentiments vrais, de vraies histoires auxquelles on pouvait se référer.
Donc vous l'aurez compris ce livre est une déception en ce qui me concerne. Je n'ai pas retrouvé ce que j'aime habituellement dans ses livres.  

mercredi 11 octobre 2017

Entre deux mondes d'Olivier Norek - Editions Michel Lafon

****Chronique de Jess ****
Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l'attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu'il découvre, en revanche, c'est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n'ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d'intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il est flic, et que face à l'espoir qui s'amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.
Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu'elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d'ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.






Il y a des auteurs dont j'attends la sortie du dernier livre avec impatience au point d'arrêter ma lecture en cours pour vite le commencer. Olivier fait partie de ces auteurs. Il me tardait de lire ce qu'il nous avait concocté et comment il allait s'en sortir en laissant de côté son célèbre Victor Coste. Car il n'est pas facile pour un auteur de sortir de son personnage fétiche surtout quand les lecteurs y sont attachés comme j'ai pu l'être.
Et bien un de ses ingrédients principaux pour nous faire aimer ses livres ce sont ses personnages, tous plus humains les uns que les autres ou horribles au choix. Dans tous les cas les personnages ont toujours une place très importante et dans "Entre deux mondes" il ne déroge pas à la règle.
 
Deux flics, deux pays....
Olivier va mettre en avant deux flics bien différents mais en même temps assez semblables. Adam Sarkis, syrien, est capitaine de la police militaire syrienne mais aussi infiltré pour contrer le gouvernement en cours. Quand un jour son supérieur l'envoie dans un hangar plein à craquer de cadavres de traîtres et qu'il y voit un de ses complices, il va sentir le vent tourner et va décider de fuir son pays. Il va d'abord envoyer sa femme Nora et sa fille Maya. Mais malheureusement quand il va arriver dans la "jungle" de Calais elles n'y seront pas.
Il va par contre découvrir cet entre deux mondes qu'est la "jungle" et y rencontrer des amis (Ousmane le chef des soudanais et Kilani un jeune noir qu'il va sortir d'un très mauvais pas) mais aussi des ennemis. Il va aussi rencontrer Bastien, un flic de Calais fraichement débarqué dans le Nord pour raisons familiales.
Bastien va être témoin d'un accident qui va le mener lui aussi dans la "jungle". Il va demander à la BAC de lui montrer l'envers du décor. Il va revoir Adam et ils vont sympathiser quand des meurtres ont lieu dans le camp. Adam va devenir l'indic de Bastien mais il va aussi chercher qui peut être l'auteur des crimes qui est sa seule façon de ne pas sombrer suite à la disparition de sa famille. Et il va aussi demander de l'aide à Bastien.
Du réalisme à tout épreuve....
Le deuxième ingrédient qui fait la "Norek touch" c'est le réalisme de ses histoires. Olivier connaît son sujet, il se renseigne, il s'immerge, il sait de quoi il parle.
Encore une fois il pointe du doigt un problème de société et par la même occasion (excusez moi l'expression) nous met le nez dans la merde. Cette fois, il nous parle de la "jungle", le plus grand camp de réfugiés de France mais aussi le plus grand bidonville où la police ne met pas un pied. Ce camp qui est une ville dans la ville, dont les conditions de vie sont inacceptables.
Chacun à sa propre opinion sur l'arrivée des migrants en France. Certains n'en peuvent plus (les habitants de Calais, les routiers...) ce qui peut se comprendre et d'autres vont essayer de les aider (les divers organisations humanitaires).

Grâce à la qualité de ses personnages et des descriptions, Olivier a su nous immerger dans cette jungle. J'ai eu un peu l'impression d'y être, de voir toutes ses tentes et cabanes de fortune, ses boutiques des "Champs Elysées", de sentir la puanteur de la crasse, des poubelles, des toilettes publiques bouchées.
On ressent de l'empathie pour les personnages. On ne s'attache pas à un personnage mais à plusieurs. Adam dans sa quête pour retrouver sa famille, Kilani cet enfant qui n'a connu que des malheurs dans sa jeune vie, Bastien ce flic un peu naïf, Jade sa fille de 14 ans qui est bien mature pour son âge. Et d'autres encore mais si je continue ma chronique va devenir vraiment trop longue ;-)

Il n'y a pas vraiment d'enquête de police à proprement parler. Ce n'est pas le principal dans ce livre. Même si je dois avouer avoir été surprise à la fin. J'avais compris une partie mais il m'en manquait une autre. Je pense que j'étais plus embarquée dans le côté humain et noir de l'histoire plutôt que dans la quête du meurtrier.
J'avais peur en commençant ce livre d'être déçue en ne retrouvant pas Coste et bien je dois admettre que j'ai eu peur pour rien. Ce livre est bouleversant, il vous retourne les tripes. Dès le premier chapitre il vous déglingue. Surtout quand on est mère de famille et qu'on se met à la place d'une mère qui quitte son pays en guerre avec ses enfants et qu'il nous arrive le pire.
Olivier monte encore d'un cran dans la qualité de ses écrits. J'aime comment il voit le monde et comment il en dénonce les points faibles. Un livre à lire absolument mais attention vous n'en sortirez pas indemne. 

Détails sur le produit

  • Broché: 413 pages
  • Editeur : Michel Lafon (5 octobre 2017) que je remercie pour cette chronique.

jeudi 5 octobre 2017

Le Petit Meaulnes de Jean-Claude Ponçon - Editions Marivole

4ème de couverture
Le monde de La Braconne s’en est allé avec l’oncle Arthur ; le petit Jean de naguère quitte l’enfance pour l’adolescence aventureuse des premières amours et des amitiés perdues, dans un village en ébullition.
Quand arrive l’heure du lycée, Jean prend pension chez une logeuse… Un autre monde, celui de la ville, celui des profs et des filles des cours. 
Etudiant discret et promeneur curieux des rues de la cité, il mène une double vie dans les bras de cette logeuse restée veuve trop vite et trop longtemps.
Le monde des adultes, ses petits bonheurs et ses déconvenues, s’ouvre pour lui.


Mon avis
Je remercie les éditions Marivole pour cette lecture.

Nous retrouvons Jean avec ce troisième volet de la trilogie "Le Petit Meaulnes". Pour les curieux, découvrez mon avis sur le deuxième tome ici !

Depuis notre dernier tome, Jean a bien grandit. Jean-Claude Ponçon continue sur sa lignée en racontant son histoire au travers des pensées de Jean. Celui-ci est notre narrateur.
Jean continue d'apprendre la vie à travers sa campagne, son village et plus tard en ville. Il va de nouveau être embarquée par une fille mystérieuse avec une famille aux pratiques douteuses. Elle se volatisera du jour au lendemain sans laisser aucune trace derrière elle. Son souvenir hantera longtemps Jean. Il sera également témoin des histoires dans son village sans pour autant prendre parti.

Jean sort petit à petit de son enfance. Il avance ses premiers pas dans sa vie "d'adulte". Il vivra sa première fois avec une bonne amie à lui (Denise). Jean nous plonge dans ses émotions, qu'elles soient heureuses ou pas.

Jean aime toujours autant la nature et continuera à partager de bons moments avec son cousin qu'il considère comme son meilleur ami. Il jouera les entremetteurs pour son cousin et Denise qui finiront par construire un foyer familial. Jean a le cœur sur la main et est toujours prêt à aider son prochain.

Et puis, il ira au lycée, encore avec le statut de "nouveau". Il ne se fera pas remarquer jusqu'à ce qu'il sorte avec "l'intello" de la classe qui disparaîtra elle aussi. A la suite de cela, il se surpassera en cours et figurera parmi les meilleurs. 

Et puis un jour, lasse de faire les allers-retours entre la campagne et la ville, il logera chez une amie de sa mère. Il deviendra autonome et bénéficiera des avantages de la ville (eau et électricité plus commode qu'à la campagne où il faut remplir son seau). Au fils du temps, s'installera entre sa logeuse et lui, une relation particulière, une relation interdite...

"Le Petit Meaulnes" vient dans la continuité d"Examens de passage" avec ce rythme naturel qui en impose. Un livre avec de courts chapitres et qui se lit très vite. Un livre qui nous fait découvrir la nature, la vie tout simplement. Une écriture fine et simple, pleine de poésie.
 
 # By Aurélie :)

mercredi 4 octobre 2017

Trois baisers de Katherine Pancol - Editions Albin Michel

**** Chronique de Jess ****

Ce roman dessine un méli-mélo d'amours et de destinées en dent de scie. Stella s'interroge sur la réalité de ses sentiments pour Adrian, Elena prépare sa vengeance, Hortense souhaite réussir son premier défilé de mode et Junior révèle ses pouvoirs paranormaux.

Cette chronique sera un peu différente de mes chroniques habituelles car elle parlera du livre mais aussi du super week-end auquel j'ai eu le plaisir et la chance de participer pour découvrir le livre de Katherine Pancol en avant-première.
Je tiens tout d'abord à remercier les Editions Albin Michel et tout particulièrement Camille et Sofia pour ce super week-end ainsi que Katherine qui nous a fait l'honneur de venir nous rencontrer.
Je peux vous avouer que Katherine Pancol a changé ma façon de voir la lecture. J'ai toujours aimé lire mais après avoir lu sa trilogie des tortues dont je suis tombée sous le charme il fallait absolument que je partage cette lecture. C'est donc à ce moment là que j'ai décidé de créer le groupe Livres Addict. Et depuis bientôt 5 ans la lecture et les livres ont pris une part très importante dans ma vie. J'ai pu élargir ma vision littéraire de façon exponentielle. J'ai rencontré des auteurs formidables ainsi que des lecteurs passionnés et passionnants. Certains sont devenus des amis voir plus (petit clin d'œil à Aurélie et Lolo).

Cette saga a donc un côté très sentimental pour moi. Quand j'ai vu qu'Albin Michel préparait un concours pour gagner un week-end sur Paris afin de lire en avant première le dernier livre de la saga j'ai donc participé sans penser une seule seconde que je pourrais gagner.
C'est donc avec joie que j'ai été sélectionnée. Quel week-end! Nous étions 8 gagnantes, 8 passionnées de lecture et 8 fans de Katherine Pancol. Autant vous dire qu'on ne pouvait que s'entendre et passer un bon moment toutes ensemble.
Le lendemain matin, Katherine nous a fait l'honneur de nous rejoindre au petit-déjeuner afin de passer un petit moment avec nous. C'est une des auteurs que je rêvais de rencontrer, une des seules qu'il me restait à rencontrer et c'est chose faite. Je suis totalement ravie de cette rencontre, pas déçue une seule seconde. Katherine est une femme charmante, abordable, adorable, drôle. J'aurais pu passer des heures à l'écouter nous raconter ses histoires.

Je vais maintenant vous parler du livre car je suppose que si vous lisez cette chronique c'est aussi pour avoir mon avis. Bon je ne vais pas être très objective car je suis une fan absolue de cette saga. Après la trilogie des tortues, j'avais dévoré les muchachas. C'est donc avec un grand plaisir que j'ai dévoré Trois baisers. Quel bonheur de retrouver mes personnages fétiches, Hortense, Zoé, Gary etc.
Nous allons suivre la vie de chacun. Hortense qui prépare son premier défilé, Joséphine qui ne veut pas vieillir, Stella qui doute d'Adrian, Tom qui rencontre l'amour, Zoé égale à elle-même, Julie qui va se marier et des petits nouveaux aussi.
Cette saga quand on la lit on en fait partie. On vit avec les personnages, on les imagine, on ressent ce qu'ils ressentent. La plume de Katherine est toujours pleine de poésie. C'est beau, ça nous parle, ça nous fredonne dans les oreilles. Nous pourrions très bien être un des personnages.
Nous retrouvons l'amour sous toutes ses formes, l'amitié, la famille, les valeurs des uns et des autres. J'ai adoré retrouver cette peste de Hortense, car c'est un peu un idéal. Certains m'ont déçus (je ne vous dirais pas qui ;-)), d'autres m'ont émus. Un livre de Katherine Pancol ne se lit pas mais se vit!

Mon premier regret : ne pas noter toutes les belles phrases. Je pense que je le relirais pour le faire.
Mon deuxième regret : devoir quitter cette fois pour de bon tous les personnages auxquels je me suis attachées depuis 5 ans. Il faut dire qu'après 7 livres on ne peut que s'y attacher. J'espère vraiment que Katherine reprendra l'écriture de cette saga en mettant en scène un des personnages.
Et n'ayez pas peur du pavé (il fait 850 pages) car il se lit très vite! Si vous ne connaissez pas cette saga je ne peux que vous conseiller de la lire. Si vous aimez les tranches de vie, les belles histoires de famille, les drames aussi car il y en aura, l'amitié et voyager à New York cette saga est pour vous.








mardi 3 octobre 2017

Treize jours de Roxane Gay - Editions Denoël

4ème de couverture
Fille de l’un des hommes les plus riches d’Haïti, Mireille Duval Jameson mène une vie confortable aux États-Unis. Mais alors qu’elle est en vacances à Port-au-Prince avec son mari Michael et leur bébé Christophe, Mireille est kidnappée. Ses ravisseurs réclament un million de dollars à son père. Pourtant, ce dernier refuse de payer la rançon, convaincu que toutes les femmes de sa famille seraient alors enlevées les unes après les autres. Pendant treize jours, Mireille vit un cauchemar. Son ravisseur, dit le commandant, est d’une cruauté sans nom. Comment survivre dans de telles conditions et, une fois libérée, comment surmonter le traumatisme, pardonner à son père et recréer une intimité avec son mari ? 

Mireille et les siens vont pourtant réussir à reprendre pied et découvrir que la rédemption peut revêtir les formes les plus inattendues.


Mon avis
Je remercie les éditions Denoël pour cette lecture d'une rare violence.
 
Mireille est originaire d'Haïti. Lors de vacances, la petite famille de Mireille part à Haïti chez les parents de celle-ci. Le jour où ils veulent faire découvrir la mer à leur bébé, Mireille se fait enlever  sauvagement sous les yeux de son mari et de leur fils. L'action de l'enlèvement est implacable et très violente. 
Les ravisseurs demandent une rançon au père de Mireille qui est un des hommes les plus riches/influents de tout Haïti. 
Mireille croit dur comme fer que son père ne l'abandonnera pas et qu'il payera. Au grand damne de celle-ci, son père mettra treize longs jours à verser la rançon... Treize jours d'une violence inouïe qui ne cessera de monter crescendo. Treize jours de barbarie autant physique que psychologique. Treize jours pour revenir à l'état animal et se réfugier dans son antre. Mireille ne cessera de croire que son père payera et celui-ci le fera, poussé à bout par son gendre... mais au bout de treize jours.
 
"Treize jours" est un roman de la rentrée littéraire à ne louper sans aucun prétexte. Ce livre aborde différents thèmes, tels que la séquestration, la survie en milieu hostile, mais aussi la reconstruction et le pardon. L'auteure a également choisi de nous interpeller sur les deux côtés de Haïti. Le côté riche, grandiose avec ses beaux paysages mais aussi l'envers du décor avec la misère/pauvreté du peuple, les bidonvilles,...mais aussi la loi du silence sur ce qui s'y passe...
 
Roxane Gay a écrit une bombe à tous les niveaux. L'auteure a crée Mireille, un personnage fort avec une force de caractère incroyable. Une femme indomptable qui puisera au plus profond d'elle-même pour "survivre" aux sévices imposés par son geôlier dit le commandant. Pour lui, retenir Mireille captive, la voir se rebeller et lui tenir tête lui donne encore plus envie de la punir. Il la donnera en pâture à ses sept hommes qui se serviront de son corps de manière bestiale. Le commandant en abusera également avec des goûts bien particuliers tels que les brûlures sur les parties intimes, les pénétrations avec divers objets,... Mireille subira les pires sévices qui puissent exister. Le but du commandant étant de la briser. Pour supporter toute cette cruauté gratuite, nous aurons de doux passages où elle se réfugiera dans le passé, le temps où elle était heureuse auprès des siens... Malgré tout cela, Mireille se détachera de son corps psychologiquement afin de vaincre cette série de violences toutes les plus ignobles et choquantes les unes que les autres. 
 
Quand elle sera enfin libérée, ce sera un long chemin pour se reconstruire autant physiquement que psychologiquement. Un chemin de longue haleine où elle n'acceptera quasiment pas de nourriture. A force de sévices, elle ne voudra plus rien "qui rentre dans son corps". Elle verra partout le commandant, croira qu'il l'a pourchassera... J'ai vraiment été touchée par cette dernière partie où on voit que Mireille n'est plus que l'ombre d'elle-même, qu'elle essaye de revenir... mais elle ne cesse de se réfugier dans son "moi intérieur" où elle est intouchable. Cet état "intouchable" qu'elle s'est créée afin de supporter ce long calvaire.
 
L'auteure s'est immergée dans le personnage de Mireille afin de nous faire ressentir toutes les émotions de celle-ci et c'est une très belle réussite. Le personnage de Mireille a été méticuleusement travaillé afin de rendre au plus juste les émotions, un vrai travail d'horloger. Je peux maintenant avouer que je me suis retrouvée à pleurer pour elle, quand on la voit se débattre dans les méandres psychologiques pour se relever. Y arrivera-t-elle ? Aura-t-elle la force nécessaire pour se relever ? Enfin, pardonnera-t-elle à son père de l'avoir abandonnée pendant ces treize longs jours ?
 
Un roman poignant, dur et fort, à lire de toute urgence !
 
# By Aurélie :)

lundi 2 octobre 2017

Un homme à distance de Katherine Pancol - Livre de Poche

**** Chronique de Jess ****
Kay Bartholdi est libraire à Fécamp, Jonathan Shields est un écrivain américain. Pour un guide touristique de la côte normande, il lui commande des livres par correspondance. Elle répond à cet inconnu qui semble partager les mêmes goûts qu'elle. Lettre après lettre, ils se découvrent une même passion pour la littérature. Cette relation épistolaire devient bientôt aussi passionnée que celle de deux amoureux. Ils se découvrent, se jaugent, s'offrent l'un l'autre leurs plus belles lectures : Maupassant, Jean Lorrain, Flaubert, Barbey d'Aurevilly, Roger Martin du Gard, etc... et se disent, à travers leurs auteurs préférés, des choses qu'ils n'auraient pas osé avouer.


Après avoir dévoré la trilogie des tortues, les Muchachas et son dernier roman, je me suis dit qu'il fallait me plonger dans les autres romans de Katherine Pancol.
Mon choix s'est donc porté sur Un homme à distance.
Kay est libraire à Fécamp. Un jour où elle n'était pas là, son employée Nathalie reçoit la commande d'un américain pour plusieurs ouvrages. Jonathan Shields écrit un guide touristique pour une maison d'édition américaine et sillonne les routes de France. Kay et lui vont commencer à s'envoyer des lettres où ils vont parler de leurs passions communes qu'est la littérature.
Kay va lui parler des livres qu'elle aime et qui la font vibrer, lui va s'empresser de les lire afin de ressentir ce dont elle lui parlait. Au fil des lettres ils vont se révéler l'un à l'autre. Kay est une femme blessée, qui a vécu une peine de cœur comme on n'en connaît qu'une dans une vie. La perte de l'amour de sa vie qui l'a abandonné du jour au lendemain en lui laissant un mot. Jonathan a aussi ses secrets mais ne veut rien dévoiler à Kay de peur de perdre ce lien qu'ils sont en train de créer.

Un roman épistolaire bourré de sentiments. J'ai aimé être ce témoin voyeur qui lit ces lettres et qui se demande ce qui va se passer. J'ai aimé découvrir la vie de Kay, ce qu'elle confesse à Jonathan.
Encore une fois je trouve la plume de Katherine Pancol poétique et juste. J'avais envie de connaître la fin de cette histoire, de savoir si enfin Jonathan et Kay allait se rencontrer et vivre une histoire. J'ai été étonnée de la fin du livre, je ne l'avais pas vu venir du tout. Quel retournement de situation, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je suis déçue car j'aurai souhaité une fin plus joyeuse, un happy end.
Un seul regret ne pas avoir mis mon nez dans les autres ouvrages de Katherine Pancol. Je vais y remédier car sa bibliographie cache de beaux trésors de littérature.


dimanche 1 octobre 2017

Gabrielle ou le jardin retrouvé de Stéphane Jougla - Editions Denoël

**** Chronique de Jess ****
Gabrielle a deux passions : la lecture et son jardin. Lorsqu'elle meurt accidentellement, le monde de Martin, son compagnon, s'effondre. Inconsolable, il s'efforce de maintenir vivant le souvenir de la femme qu'il aimait. Lui qui n'ouvrait jamais un livre et pour qui le jardin était le domaine réservé de Gabrielle, se met à lire ses romans et à entretenir ses fleurs.
C'est ainsi qu'il découvre un secret que, par amour, Gabrielle lui avait caché. Ce secret bouleversera sa vie, mais lui permettra de surmonter son deuil d'une manière inattendue.



Je remercie les Editions Denoël pour cette lecture.

L'histoire commence par un couple qui visite un appartement. La femme est totalement sous le charme de cet appartement atypique avec son jardin sauvage. L'homme lui ne voit que la saleté. Ils se demandent qui a pu habité ce lieu.
Cet appartement appartenait à Gabrielle et à son mari Martin. Martin est un homme qui  va sombrer dans le chagrin après la mort accidentelle de sa femme Gabrielle. Cette dernière avait deux passions : la littérature et son jardin.
Il va passer son temps à faire toutes les choses qu'avait l'habitude de faire Gabrielle. Il va lire, il va essayer de ne faire qu'un avec le jardin tant aimé de Gabrielle.
Il va tomber dans le déni, refuser d'admettre la vérité. Il va faire croire à tous qu'elle est encore vivante. Il va sombrer dans la folie. La folie du deuil. Il va découvrir des choses insoupçonnées sur Gabrielle et rencontrer une personne qui va beaucoup l'aider.

L'auteur a su toute en finesse parler du chagrin, du deuil, de la perte de l'être aimé et de ses conséquences sur les personnes qui restent. Un roman plein de poésie. On ressent de l'empathie pour Martin. On lui souhaite de remonter la pente.
La description du jardin est formidable, on a l'impression de le voir, d'y être, de sentir les fleurs, de voir toutes les couleurs. On a envie de rester dans ce jardin au soleil, à lire à l'ombre du tilleul.

Un livre plein de sentiments et de tendresse malgré le sujet principal. L'auteur a un vrai talent d'écriture et une très belle plume. Il traite le deuil de manière subtil.
Un livre que je vous recommande et qui j'espère sera pour vous aussi une belle surprise.


jeudi 28 septembre 2017

Du passé faisons table rase de Malik Agagna - Editions Lajouanie

**** Chronique de Jess ****
 
Jérôme Bertin, un père de famille sexagénaire, est abattu un soir devant chez lui près de Strasbourg. Quelques jours auparavant deux ex-membres comme lui d'un groupe de sympathisants communistes, ont également été assassinés. Un séjour de l'autre côté du rideau de fer, durant la guerre froide, semble avoir durablement perturbés ces militants d'un autre âge. Qu'ont-ils vu ? qu'ont-ils fait ? à quoi ont-ils assisté lors de ces années de plomb ? C'est en Lituanie que l'inspecteur Marie Sevran et une jeune criminologue espèrent trouver quelques réponses. Leur voyage les plonge dans un passé sulfureux et fait ressurgir un certain Markus sanguinaire patron de la police secrète... L'inspecteur Marie Sevran nous entraîne avec ses acolytes dans une enquête chargée d'histoire, de non-dits et de renoncement. Communisme, rideau de fer, police secrète, argent, amitié, amours et meurtres sont les maître-mots de cette originale et historique descente aux enfers.
 
 
Je remercie les éditions Lajouanie pour cette nouvelle lecture et la découverte du livre de Malik Agagna.
 
En lisant la quatrième de couverture j'avais un peu peur de ne pas être très emballée par l'histoire à cause du côté communisme et de la politique des années 80. Mais heureusement pour moi, l'auteur survole cette partie et nous plonge directement dans l'enquête.
Jérôme Bertin est assassiné d'une balle en pleine poitrine un soir en rentrant chez lui. Dans le même temps deux autres personnes sont aussi assassinées. Leur point commun, ils faisaient partie de la même bande d'amis dans les années 80 et étaient membres du PC.
Marie Sevran, est en charge de l'enquête avec ses deux collègues, Arsène et Rachid. Une étudiante en criminologie, Jennifer, va se joindre à l'enquête pour les aider.
 
L'enquête est rondement menée, nous avons vraiment l'impression d'être dans une vraie enquête. Ce que j'entends par vraie enquête c'est qu'il n'y a pas de gore, pas de flics qui va prendre des risques inutiles et se retrouver dans une situation impossible.
Les différents enquêteurs ont bien-sûr certains problèmes personnels. Marie vient de se séparer de son mari, Arsène commence une nouvelle relation, et Rachid qui vient de débarquer à Strasbourg est engagé lui aussi. J'ai eu des coups de cœur pour certains (Marie et Arsène) mais plutôt un  coup de gueule contre Rachid que j'ai trouvé à claquer! 
Tous les personnages sont très bien travaillés ce qui donne encore plus de vrai dans cette histoire.
 
J'ai été un peu perdu avec tous les protagonistes de l'affaire, que ce soit la bande de copains assassinés ou bien les témoins de l'affaire. Je pense que l'auteur aussi car vers la fin du livre il parle d'un des disparus alors que s'en est un autre. J'ai encore plus été perturbé dans ma lecture.
A part cette petite coquille, l'histoire se tient et je ne m'attendais pas au dénouement final.
Comme vous le savez j'aime qu'on me surprenne et l'auteur a réussi sur ce point. Car finalement le coupable n'est pas là où on l'attend et il se peut bien qu'il y est plusieurs affaires dans l'affaire.
 
Un polar sympa que j'ai pris plaisir à lire.
 
 

mardi 26 septembre 2017

Cyanure de Laurent Loison - Editions Hugo Thriller

**** Chronique de Jess ****

Branle-bas de combat au 36, quai des Orfèvres. Toujours assisté de sa complice Emmanuelle de Quezac et du fidèle capitaine Loïc Gerbaud, le célèbre et impétueux commissaire Florent Bargamont se trouve plongé dans une enquête explosive bien différente des habituelles scènes macabres qui sont sa spécialité.

Un ministre vient en effet d'être abattu par un sniper à plus de 1200 m. Sachant que seules une vingtaine de personnes au monde sont capables d'un tel exploit, et que le projectile était trempé dans du cyanure, commence alors la traque d'un criminel particulièrement doué et retors.

Les victimes se multiplient, sans aucun lien apparent et n'ayant pas toutes été traitées au cyanure. Balle ou carreau d’arbalète, la précision est inégalée. Ont-ils affaire à un ou plusieurs tueurs ? Un Guillaume Tell diaboliquement efficace se promène-il dans la nature ?

Tandis que Barga doit faire face à de perturbantes révélations et se retrouve dans une tourmente personnelle qui le met K.O., les pistes s'entremêlent jusqu'au sommet de l'Etat, où le président de la République n'est peut-être pas seulement une cible.



Un des livres dont j'attendais la sortie avec impatience en cette rentrée littéraire c'est bien celui-ci. J'ai découvert Laurent Loison grâce à son livre Charade (ma chronique ici).
J'avais besoin d'en lire un autre pour avoir un avis fixe et définitif sur l'auteur. Pour Charade, j'avais été un peu perturbé par son style malgré une histoire très bien menée et ficelée. Les scènes de crime et les descriptions étaient plutôt insoutenables et j'avais donc hâte de lire ce qu'il nous prévoyait.
En ce qui concerne le style, il y a eu une très nette amélioration. Je suis d'entrée de chapitre rentrée dans l'histoire. J'aurais aimé savoir ce qu'il s'était passé pour Barga entre la fin de Charade et Cyanure. J'avais une sensation d'inachevée à la fin de Charade que j'aurais aimé combler. J'en parlerai avec Laurent ;-)
Cette nouvelle enquête pour le plus célèbre flic de France est totalement différente des enquêtes auxquelles il est habitué. Un ministre est abattu par un sniper à plus de 1200m en plein Paris.
Très peu de personnes sont capables d'un tir à cette distance. D'autres meurtres vont se suivre avec de drôles d'armes et à chaque fois du cyanure est retrouvé sur les minutions.
L'enquête n'avance pas beaucoup, ils ont à faire à un tueur particulièrement efficace et qui à l'air imprenable.
Laurent nous offre encore quelques scènes assez insoutenables dont une qui m'a arraché une larme. Méchant Laurent, ce n'est pas gentil de nous faire ça!!!
C'est un polar qui est aussi très atypique, nous savons que la fin va nous réserver une surprise et quelle surprise! Ce qui nous prouve que l'auteur a beaucoup de talent et d'ingéniosité pour bluffer son lectorat.
J'ai aimé retrouver les personnages, Barga, ce flic irascible et toujours mal luné mais qui s'est adoucit grâce à la présence d'Emmanuelle dans sa vie. Un couple atypique mais qui va tellement bien ensemble. Ils vont créer une super équipe encore une fois pour déjouer ce tueur impitoyable.
L'histoire est particulièrement rythmée grâce à des chapitres courts et intense, pas de temps morts pour les enquêteurs et nous lecteurs. Nous connaissons relativement rapidement qui est le tueur, mais ce qui va nous emballer c'est le pourquoi des meurtres et quels sont les liens qui unissent tous les protagonistes. J'ai eu quelques belles surprises qui m'ont scotchées.
Un deuxième polar qui m'a énormément emballé et je peux maintenant affirmer avec certitude que Laurent n'a rien à envier aux grands du thriller! Bravo à toi pour ce deuxième opus et hâte de lire le prochain. Un polar hors norme qu'il vous faut absolument découvrir!
Je remercie les Editions Hugo Thriller pour cette lecture.



mercredi 20 septembre 2017

Retour à Duncan's Creek de Nicolas Zeimet - Editions Jigal

**** Chronique de Jess ****

Après un appel de Sam Baldwin, son amie d'enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan's Creek, le petit village de l'Utah où ils ont grandi. C'est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu'ils n'ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt-dix. Depuis, ils ont enterré le passé et tenté de se reconstruire. Mais de Los Angeles aux montagnes de l'Utah, à travers les étendues brûlantes de l'Ouest américain, leurs retrouvailles risquent de faire basculer l'équilibre fragile de leurs vies. Ce voyage fera ressurgir les haines et les unions sacrées, et les amènera à jeter une lumière nouvelle sur le terrible secret qui les lie. Ils n'auront alors plus d'autre choix que de déterrer les vieux cadavres, quitte à renouer avec la part d'ombre qui les habite... et à se confronter à leurs propres démons.
Depuis le temps que j'attendais un nouveau livre de Nicolas Zeimet quelle surprise d'apprendre qu'il en sortait un nouveau et qu'en plus c'était la suite de Seul les vautours (chronique ici). Mais je vous rassure si vous n'avez pas lu ce dernier vous pourrez le lire sans problème. Je n'ai qu'un seul regret en refermant ce livre c'est de ne pas avoir eu le temps de le lire d'un coup et d'avoir à le poser.
Duncan's Creek a été la ville dans laquelle dans les années 80 plusieurs faits divers ont eu lieu. Les trois ados qui ont été témoins des différentes tragédies ont bien grandis. Jack, la quarantaine, écrivain à ses heures reçoit un appel de sa vieille amie Sam. Cette dernière demande à le voir et pour qu'il la ramène à Duncan's Creek. Sans même une hésitation le voilà parti chercher Sam. Ils vont faire un bond dans le passé et se rappeler l'été 89. Une série de malheurs est arrivée à Jack, Sam et Ben, un passé qu'ils ont tenté d'occulter chacun à leurs façons.
L'auteur nous embarque dans un voyage dans le temps à reculons. Il a su nous plonger dans ce retour aux sources du malheur. Une entrée dans l'USA profonde par la grande porte. Nous prenons la route aux côtés de Jack, témoin muet de son histoire.
Les chapitres vont alterner aujourd'hui et hier. Aujourd'hui, dans la voiture de Jack sur la route qui va le ramener dans son village, et hier, ses souvenirs de ces années jeunesses.
Un roman très visuel, la description des paysages nous immerge dans l'histoire. J'ai eu l'impression de ressentir la chaleur de l'Arizona et des différents Etats que Jack va traverser, j'ai vu ces paysages désertiques, et imaginé ces stations-service hors-service. J'ai imaginé la vie dans un village du fin fond des Etats-Unis dans les années 80.
J'ai moi aussi fait partie de cette bande de copains, qui comme ils le disent représentent les 3 doigts de la main. Mais surtout je me suis interrogée sur ce qui avait pu se passer cette fameuse année. Pourquoi en sont-ils là aujourd'hui? Quel est le secret qui les ronge ?
Un roman noir qui ne vous laisse pas de répit, aucun temps mort ne gâche la lecture. Des rebondissements nous saisissent sans qu'on les sentent arriver.
Je vous conseille d'embarquer en voiture avec Jack et de vous laisser porter vous aussi par l'histoire de son enfance auprès de ses amis. En ce qui me concerne ce livre est un coup de cœur.
Je remercie Jimmy et les Editions Jigal pour cette lecture.

Détails sur le produit

  • Broché: 296 pages
  • Editeur : Jigal Editions (8 septembre 2017)
  • Collection : Polar

mardi 19 septembre 2017

Danser, encore de Julie De Lestrange - Editions Mazarine

**** Chronique de Jess ****
Alexandre, Marco et Sophie connaissent une amitié de trente ans et autant d’amour, de blessures, de déceptions et de joies. Désormais adultes, confrontés au poids du quotidien et des responsabilités, à l’existence et ses tourments, sonne l’heure de faire des choix.
Mais que reste-il des certitudes lorsque le sort frappe au hasard ?
Juste un vertige, profond et déroutant, des liens indéfectibles, et parfois comme la nécessité de respirer, le besoin de danser et celui de s’aimer.
 
Découvrez la bande de copains drôles et attachants qui a fait le succès d’Hier encore, c’était l’été, et  plongez dans une magnifique histoire d’amitié, un hymne  à l’entraide, qui fait la part belle à la vie et à notre humanité. 

Je remercie Julie pour m'avoir fait découvrir la suite des aventures d'Alexandre et Marco en avant-première.
J'avais apprécié son premier roman Hier encore c'était l'été (ma chronique ici). Nous retrouvons donc toute la bande d'amis : Alexandre, Marco, Sophie, Anouck et Pénélope. Ces derniers se sont bien insérés dans la vie adulte et pour certains, mènent une vie de famille.
Un drame va venir entacher leur vie paisible : la mort de l'un d'entre eux. Cette tragédie va les faire réfléchir sur le sens qu'ils donnent et vont donner à leurs vies.
Nous suivons pas à pas chaque personnage et comment chacun va vivre et faire le deuil du drame qui les touchent. Certains vont devoir se remettre en question et d'autres vont devoir faire le deuil de leur passé et de leur enfance.
Souvent le tome 2 d'un roman est parfois moins bien que le premier. En ce qui me concerne Danser, encore je l'ai trouvé encore mieux, tant dans l'histoire que dans l'écriture et la profondeur des personnages. Les personnages ont grandit et prit en maturité autant que l'auteure. Ce deuxième opus est plus triste que le premier, plus sérieux.
Le style est toujours très bon et tout en finesse. On a de plus en plus l'impression de faire partie de la vie et d'être intégré dans la bande d'amis.
Et comme souvent je suis triste de fermer ce livre et de quitter les personnages auxquels je me suis attachée.
J'espère vraiment que Julie prévoit encore une suite car je souhaite vraiment les retrouver au plus vite afin de voir où la vie les a mené.
Ce livre est une excellente pause polar. Avec ce livre, Julie confirme que c'est une auteure que je vais suivre de très près.

Détails sur le produit

  • Broché: 272 pages
  • Editeur : Fayard/Mazarine (4 octobre 2017)
  • Collection : Romans

vendredi 15 septembre 2017

Dernière sortie pour Wonderland de Ghislain Gilberti - Editions Ring

4ème de couverture
Durant une free party, Alice Price, étudiante et artiste de la scène électronique underground, goûte à une drogue inconnue. Les effets du produit la dépassent rapidement et, aux frontières de l'overdose, un étrange lapin blanc la propulse au cœur d'un monde parallèle et piégé : l'univers de Lewis Carroll. La chenille, le chapelier fou, le lièvre de mars, le chat du Cheshire, tous les personnages du conte victorien sont là et invitent cette Alice contemporaine dans les sombres mystères de la création du vrai Wonderland.

Les innocents ne sont pas toujours ceux que l'on croit, les alliés sont rares et les périls nombreux. Si elle veut rester vivante, la jeune Alice n'a plus le choix et doit reconstituer le puzzle diabolique de Lewis Carroll.

En brisant le mythe Disney, Ghislain Gilberti s'attaque à un emblème intouchable de l'Angleterre depuis le XIXe siècle : Lewis Carroll, introverti maladif, toxicomane, atteint du syndrome de puer aeternus, amateur de photographies pornographiques infantiles, pédophile... C'est sans concession que Dernière Sortie pour Wonderland referme pour toujours la porte du Pays des Merveilles et met un point final à la pudibonderie hypocrite que même Tim Burton n'a pas pu briser avec ses dernières adaptations cinématographiques.



Mon avis
Je remercie les éditions Ring pour cette lecture.

Qui ne connaît pas le conte d'Alice aux Pays des Merveilles ? Un conte fantastique avec tout un tas d'animaux et des objets qui prennent vie. Un conte enchanteur qui a fait voyager petits et grands. Mais la vérité est loin d'être celle que l'on imagine. Et si Alice aux Pays des Merveilles n'était qu'une parade pour cacher les travers pédophiles de son auteur. Ghislain Gilberti nous éclabousse d'une vérité tranchante, perverse, choquante. Avec des mots durs, forts, percutants, Ghislain nous livre ici un thriller fantastique époustouflant qui ne vous permettra pas de revenir en arrière. Ghislain Gilberti est un style à lui-même, il est puissant ! Il véhicule de vrais messages avec une force insoupçonnée. 

En 1860, Alice Liddell brave l'interdit et à l'aide d'un livre "interdit" au public, elle invoque de mystérieuses forces obscures afin de l'aider à ne plus subir toutes ces choses qu'on lui impose et qu'elle déteste tant. On lui veut du mal mais personne ne le voit et ne se préoccupe d'elle.

De nos jours, lors d'une soirée, Alice Price prend une mystérieuse poudre violette qui la propulse hors de son enveloppe charnelle. La personne qui lui donne cette poudre est "symbolisée/illustrée" par l'auteur lui-même (me semble-t-il).
C'est alors qu'un homme au crâne rasé, le visage usé, passe juste derrière elle. Ses avant-bras sont tatoués et de larges tunnels noirs traversent les lobes de ses oreilles. 
Sur la première phalange de son annulaire, en lieu et place d'une bague, il porte un tatouage : un crucifix en négatif, couleur chair, entouré par une couche d'encre noire qui a viré au gris-bleu, un peu comme un travail réalisé avec les moyens du bord, du genre de ceux faits à l'armée ou en prison.
Alice Price se retrouve donc entre deux mondes Wonderland et 1860. Elle erre dans Wonderland, un monde parallèle crée par Charles Lutwidge Dodgson plus connu sous le nom de Lewis Carroll (soit dit en passant un être abject et dépourvu d'humanité). Toutefois, Lewis Carroll ne lui est pas inconnu car dans le cadre de ses études, elle a réalisé son mémoire sur lui. 
Alice découvre Wonderland en poursuivant notre fameux lapin blanc toujours en retard... A l'identique du conte de féerie, Alice va faire la rencontre du chat de Cheshire, la chenille,... (le côté fantastique est décrit à merveille). Mais ici, il n'y a rien de féerique. Tout n'est qu'illusions, de la poudre aux yeux. Après avoir échappé à la course au pessimiste et tant d'autres épreuves toutes aussi invraisemblables et dangereuses les unes que les autres, elle s'alliera à la "résistance". Alice Price devra se battre à tout prix et ce au péril de sa vie.

Les chapitres "Parasites" sont à l'image de la vie de Lewis Carroll. Ils sont remplis d'une horrible noirceur. La perversité, la malveillance sont les éléments moteurs de ceux-ci. L'auteur règne en maître en imposant une ambiance insoutenable et malsaine. Des scènes sont mêmes impossible à imaginer dans la réalité. Des scènes pédophiles qui sont vraiment bien décrites mais inadmissibles. Des chapitres que j'appréhendais de lire car à chaque fois, le rythme dense et les passages devenaient de plus en plus insupportables. Âmes sensibles s'abstenir ! Ghislain Gilberti nous montre le vrai visage de Lewis Carroll : un être bègue, toxicomane et pédophile.

On voit que Ghislain s'est entièrement dévoué à rétablir cette vérité à travers le documentaire photo réalisé en fin de livre. Les photos retrouvées de Carroll Lewis ne laisse planer aucune incertitude quant à la vraie nature de ses penchants... Lewis Carroll est je crois le "personnage" qui m'a le plus révoltée dans une lecture. Il m'a écœurée d'avoir volées ces innocences juvéniles. 

Bravo à l'auteur pour cette nouveauté, il est là où on ne l'attend pas ! Cette lecture décalée et addictive est une belle réussite ! Lisez-le mais attention car vous n'en sortirez pas indemnes ! Les contes de fées sont parfois qu'illusion... Découvrez la réalité d'Alice aux Pays des Merveilles version trash !

# By Aurélie :)