lundi 11 décembre 2017

Le chemin de la plage d'Anna Fredriksson - Editions Denoël

**** Chronique de Jess ****
 
Le monde de Jenny s'écroule lorsqu'elle apprend que son mari la trompe. A quarante ans, avec un divorce qui semble inéluctable, l'heure est aux bilans, et force est de reconnaître que sa vie ne s'est pas déroulée comme elle l'aurait voulu. C'est pourquoi, lorsque ses trois amies d'enfance lui proposent de passer la fin de l'été à parcourir la magnifique région d'Österlen à vélo, Jenny y voit l'occasion idéale de reprendre sa vie en main. Un projet qui tombe à pic car cela fait des années qu'elle se consacre totalement à sa carrière, au point d'en négliger ses proches. Pourtant, l'atmosphère joyeuse et détendue tourne rapidement au vinaigre lorsque Jenny découvre que l'une d'entre elles était au courant de l'infidélité de son mari. Les amies de Jenny finissent par comprendre que derrière ses soucis de couple se cachent des problèmes bien plus graves.
 
 
Jenny n'a pas vu ses meilleures amies depuis plus d'un an. Un an sans quasiment donné de ses nouvelles. En fait depuis qu'elle a été promue chef du service du personnel dans la société pour laquelle elle travaille. Ses amies décident de l'embarquer pour une petite semaine de vacances où elles vont parcourir la région d'Österlen à vélo.
Mais pendant ses vacances Jenny va avouer à ses amies que son mari l'a trompé et qu'ils vont divorcer. Ses amies vont tout faire pour lui remonter le moral et pour savoir ce qu'il s'est passé pour que Jenny coupe les ponts pendant autant de temps. Et puis petit à petit les langues vont se délier et Jenny va se rendre compte qu'elle n'est pas la seule à voir ses petits secrets.
 
Les chapitres vont alterner entre le voyage des trois amies et les débuts de Jenny à son nouveau poste. Pas facile quand on a été employé dans un service de devenir responsable du jour au lendemain. Surtout quand le poste était en concurrence avec une de nos amies. Jenny va vite se rendre compte que ses anciens collègues vont vite lui tourner le dos pour prendre le parti de Gunilla, celle qui pour eux aurait dû avoir le poste de chef. Jenny va essayer de prendre ses marques et tout faire pour continuer ses relations avec ses collègues mais tout va aller de mal en pis. Et au final quoi qu'elle fasse elle va se retrouver confronter à un mur. Jenny va se sentir encore plus mal lorsque des lettres de menace vont lui être adressées. Elle aura heureusement le soutien d'un de ses collègues Niklas.
 
J'ai été tout de suite embarquée dans cette balade à vélo en compagnie des 4 copines. J'ai eu envie de soutenir Jenny. Les chapitres qui racontent ce qu'elle vit au boulot sont très prenants. J'avais hâte de savoir comment ça allait se finir. J'ai eu envie de protéger Jenny, de la secouer aussi pour ne pas qu'elle se laisse faire. Le harcèlement finalement ne va pas que dans un sens (du patron vers les employés) mais peut parfois être en sens inverse (des employés vis à vis de leur responsable). Et comment se justifier et prouver qu'on a raison face à des dizaine d'employés qui nous veulent du mal. Je me suis sentie vraiment mal pour elle.
 
Amour, amitié, travail, trahison, harcèlement. L'auteur va traiter de sujets actuels qui nous touche tous plus ou moins. Elle décrit parfaitement les sentiments ressentis par Jenny.
J'ai adoré cette lecture jusqu'à la fin où la déception m'a envahit. Je m'explique, j'ai trouvé que la fin était abrupte. J'ai eu l'impression qu'on avait arraché les 10 dernières pages de mon livre c'est vous dire ma frustration. Je suis restée sur un sentiment d'inachevé. Je voulais connaître le dénouement de l'affaire dans le boulot de Jenny, et de sa relation avec une certaine personne. C'est comme si l'auteure avait oublié de nous écrire l'épilogue en gros!
Alors j'espère que l'auteure a prévu une suite parce que sinon franchement je trouve que ça gâche tout le livre.
 
 
 


Aussi noir que le charbon d'Eric Dupuis - Editions Ravet-Anceau

**** Chronique de Jess ****
En 1970, dans le bassin minier, un terril sépare les riches des pauvres. Deux enfants que tout oppose se lient pourtant d'amitié : François-Xavier de Montjarrieux, fils d'un puissant industriel, et Iwan Kaczmarek, dont le père est mineur. Des années plus tard, le premier est devenu avocat, le second policier. François-Xavier a sombré dans la drogue et l'illégalité en défendant dealers et malfrats. Alors, quand sa famille est retrouvée massacrée, il constitue le suspect idéal. Son seul allié : Iwan, ami de toujours. Au fil de l'enquête, de nouveaux éléments changent la donne. La tuerie semble faire écho à une sombre affaire de meurtres et de viols survenus dans la région trente ans auparavant. Simple similitude ou lien réel ?

François-Xavier et Iwan sont amis depuis plus de 30 ans. Tous les deux se sont connus à l'école et pourtant rien ne laissait présager que ces deux là sympathisent. L'un est issu d'une famille d'industriel bourgeois et l'autre est fils de mineur polonais. Mais malgré cette différence ils vont vite devenir inséparables.
Devenus adultes ils ont continué à se fréquenter. Iwan est devenu policier et FX avocat véreux. Ce dernier a toujours été à la limite de la légalité et plus les années passent plus ils s'enfoncent dans l'alcool, la drogue et l'endettement. Il vit une vie de débauche qui vont lui faire perdre quasiment tout ce qu'il a. Heureusement son ami d'enfance est toujours là pour le relever et lui sauver la mise quand il se fait arrêter.
Mais quand la famille de FX est retrouvée assassiner, tout porte à croire que le fils est le coupable. Iwan va être le seul de son côté mais va avoir du mal cette fois à prouver son innocence et à le sortir du guêpier dans lequel il se trouve.
Au fur et à mesure de l'enquête Iwan va se remémorer le passé. De sa rencontre avec FX, de leurs bêtises, de la descente aux enfers de son meilleur ami. Nous allons découvrir une image de l'homme en total opposé à ce qu'on pouvait penser.
Une ombre a noirci leur enfance, une sombre affaire de meurtres de jeunes filles et l'agression de la sœur de FX. Et si le meurtre de ses parents était lié à cette affaire jamais résolue?

Ne vous attendez pas à des chapitres courts mais plutôt à des chapitres longs et denses en informations. Ce qui rend l'enquête lente et délicate mais sans longueur.
J'ai été totalement immergée dans cette histoire dès les premiers chapitres. L'auteur ne perd pas une seconde son lecteur en revenant sur certains points importants du passé ou de l'enquête. Iwan va devenir le fil conducteur de ses enquêtes. Car nous n'avons pas une mais deux enquêtes si l'on considère l'enquête sur les meurtres de jeunes filles qui n'a jamais été résolue. Iwan est un personnage attachant, fidèle au possible et aux antipodes de FX qui est imbuvable.

Un conseil ne cherchez pas à savoir le pourquoi du comment ni qui est le coupable. J'ai essayé et je me suis pris un uppercut. Jamais je n'ai lu une histoire pareille et jamais je n'aurais pu imaginer un tel scénario et dénouement. L'auteur nous offre des rebondissements et retournements de situation de dingue! J'aime être surprise comme ça mais être autant surprise ça ne m'arrive pas souvent. Je ne m'attendais pas du tout à une telle lecture. C'est une très belle découverte que ce polar.

Eric je te dis merci de m'avoir rappelé à l'ordre et de m'avoir pousser à lire ton livre rapidement car je pense que j'aurai tardé à le lire et je serai passer à côté d'une belle pépite.
L'auteur nous prouve que le crime parfait existe et nous démontre par la même occasion que le polar parfait existe aussi. Un énorme coup de cœur!!


jeudi 7 décembre 2017

Un charmant petit village de Jean-Michel Lecocq - Editions Lajouanie

**** Chronique de Jess ****

La quiétude des habitants de Villecroze, petit village situé au coeur de la Provence verte, est chamboulée par la découverte du double suicide d'un couple, gérant d'une maison d'hôtes. Pour la forme une enquête est diligentée mais la gendarmerie confirme l'hypothèse du suicide et le procureur classe l'affaire. Le maire pourtant, est plus que troublé par la mort curieuse de ses administrés. Il s'en ouvre à son ami Jouve, une vieille connaissance de Sciences-Po, devenu directeur de la police judiciaire. Sans conviction mais par amitié, le grand flic missionne le commissaire Payardelle pour aller enquêter incognito sur place. Il sera hébergé par le maire qui le fera passer pour un de ses amis en villégiature. Le jour de son arrivée le quotidien régional Le Mistral reçoit une lettre anonyme donnant de biens curieux détails sur l'étrange disparition. Cette première missive sera suivie de bien d'autres... Un journaliste est dépêché sur place pour enquêter. Il reconnaît très rapidement en Payardelle un as de la PJ parisienne qu'il a déjà croisé dans le cadre d'une autre enquête...
 
 
 
Lorsqu'un matin Aurélie Poivre découvre le couple chez qui elle fait le ménage dans leur lit main dans la main mort elle prévient tout de suite les gendarmes. Pour les enquêteurs et le Procureur en charge de l'affaire il ne fait aucun doute que le couple s'est suicidé à cause de leur endettement. Mais le Maire du village pense qu'il peut s'agir d'un meurtre. Il va demander de l'aide à une vieille connaissance de la Police qui va dépêcher sur les lieux Théo Payardelle son meilleur commissaire.
D'un autre côté au journal Le Mistral on reçoit une lettre anonyme qui évoque le crime du couple et non un suicide et demande que l'on enquête sur ce crime. Cette lettre sera suivie par plusieurs autres. Benoît Maucolin, journaliste, part de son côté enquêter. Il va rapidement faire équipe avec Théo qu'il avait déjà rencontré. Les deux hommes vont vite sympathiser et mettre leurs lumières en commun pour essayer de comprendre ce qu'il se passe dans ce charmant petit village.
 
Et puis entre certains chapitres, il est évoqué le cas d'un directeur d'école de Moissons qui ait poursuivit par la Mairie pour avoir téléchargé des photos à caractère pornographique sur l'ordinateur portable de l'école.
Quel est le lien entre cette affaire qui date de 1998 et la mort du couple?
 
Tout au long de ma lecture j'ai eu un doute quant au mobile du meurtre du couple Loret : la vengeance. Mais je ne voyais pas le lien entre l'histoire de 98 et ce meurtre déguisé en suicide. D'autres personnes vont se retrouver assassinées. Plus l'enquête avançait et moins je ne voyais de lien. L'auteur a su avec brio me perdre et me flouer. Les histoires de vengeance sont courantes dans les polars mais rien n'est simple dans celle-ci. J'ai été agréablement surprise par ce livre car je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. J'avais hâte de connaître les "pourquoi" qui m'ont hanté tout du long. Et même quand le coupable est enfin découvert (un des personnages que je ne soupçonnais pas une seule seconde) et bien rebondissement de dernière minute et uppercut dans ma tronche (excusez-moi l'expression mais c'est ce que j'ai ressenti!)
 
L'auteur du crime a presque réussi un crime parfait mais comme tout le monde le sait le crime parfait n'existe pas et il y a toujours un inspecteur chevronné pour déjouer les plans du meurtrier.
J'ai beaucoup aimé les deux protagonistes de l'affaire, ce commissaire et ce journaliste qui vont enquêter ensemble. J'ai même eu l'impression que Jean-Michel aurait pu changer la temporalité de l'histoire à une autre époque. J'ai trouvé que le langage utilisé entre les personnages très sophistiqué avec des "Mon cher ami" ou "Mon vieux" aurait très bien pu aller au début du siècle. En effet, si au début de chaque chapitre il n'y avait pas mentionné la date j'aurais pu penser que l'histoire se déroulait à une autre époque.
 
Pour conclure ce livre est une petite perle. Une enquête rondement bien menée qui nous laisse de belles surprises et de bons rebondissements.
 
Je remercie les Editions Lajouanie pour leur confiance et je tiens à pointer encore une fois la qualité de la couverture de ce livre donc bravo Caroline ! 
 

mardi 5 décembre 2017

Sous son toit de Nicole Neubauer - Editions Robert Laffont, Collection La Bête Noire

4ème de couverture
Quand l’avocate Rose Benninghoff est retrouvée morte dans son appartement à Munich, la gorge tranchée, le commissaire Waechter semble tenir le coupable idéal : Oliver Baptiste Junior. Le garçon de quatorze ans était tapi dans le sous-sol de l’immeuble, les mains couvertes de sang. Manifestement battu par son père, un homme que la victime avait fréquenté, Oliver prétend n’avoir aucun souvenir de la soirée qui a précédé le crime.
Par ce rude hiver, le plus froid depuis des années, le commissaire Waechter et son équipe organisent une redoutable chasse à l’homme pour démasquer le meurtrier. Mais le mystère qui entoure Rose, secrète et insaisissable, les ralentit autant que la neige qui recouvre la ville…


 Mon avis
Je remercie les éditions Robert Laffont pour cette lecture.
 
Rose Benninghoff, grande avocate réputée est retrouvée morte dans son appartement. Le suspect principal est Oliver Baptiste, un adolescent de 14 ans. Celui-ci n’est autre que le fils de son ex-compagnon. Oliver est retrouvé les mains pleines de sang...tétanisé dans la cave...présentant des blessures importantes et ne se souvenant de rien... Que s'est-il donc passé ? Le coupable est-il sous nos yeux ? Quel est le mobile ? L’équipe de Waechter va essayer de démêler le vrai du faux dans cette affaire peu commune et où les suspects ont le bras long... Comment mener une enquête quand la hiérarchie s’oppose aux procédures lambdas ? 

L’auteure a choisi d’aborder des thèmes puissants avec les liens de la famille, les blessures internes des enfants maltraités mais aussi les relations complexes au sein d’une même famille.

« Sous son toit » augurait un bon polar. L’ambiance glaciale et lente rappelle les polars nordiques  que j’affectionne tant. Ce livre pouvait que me plaire. Un meurtre arrive très vite, l’enquête se met en place tout doucement, comme le dicton le dit « lentement mais sûrement ». Et pourtant ça ne l’a pas fait. Je ressors de cette lecture déçue car l’atmosphère glaciale n’a pas eu l’effet tant attendu de ma part. L’enquête n’a fait que piétiner/stagner au choix. Alors oui j’aime les lenteurs mais quand elles sont justifiées (bien sûr ceci n’engage que moi), mais ce que j’apprécie dans tout cela c'est l’enquête qui avance lentement tout en nous tenant tout le long en haleine. Et malheureusement ici l’enquête présente dans cet opus ne m’a pas tenu et a fini par me lasser. La fin arrive lentement sans éclats.

De plus les personnages ne sont pas attachants, on n’éprouve pas d’empathie pour eux. Toutefois, le trio d’inspecteurs hors normes est son atout majeur. Chacun a ses démons mais surtout pour une fois ils ne sont pas caricaturés. L’auteure m’a donné envie d’en savoir davantage sur ce trio d’inspecteurs et leurs passés réciproques.

En conclusion, une histoire bien menée sur le début mais  qui fini par s’essouffler comme si l’auteure ne savait plus où donner de la tête. Peut-être qu'un rythme plus rapide sur certains passages (et plus de rebondissements) aurait été nécessaire afin de donner une autre dimension à cette histoire...
 
 By Aurélie :)

lundi 4 décembre 2017

Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry - Editions Calmann-Levy

**** Chronique de Jess ****

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l'Amérique n'est plus qu'une ruine déserte, un cimetière de buildings.
Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d'intervention qui encercle une maison et donne l'assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l'intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?
L'histoire s'ouvre donc avec l'arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n'est innocent….
 
 
 
L'histoire commence par l'arrestation du coupable Simon Duggan. Donc d'entrée de jeu ce livre est particulier. Il est en effet rare de commencer un polar par le dénouement. Mais nous allons vite comprendre que rien n'est simple dans cette affaire.
Sarah Berkhamp et Stan Mitchell vont enquêter tous les deux sur des disparitions d'enfants. Pour Stan il ne fait aucun doute que l'auteur des faits n'est autre que le géant des brumes, le tueur d'enfant qui a sévit il y a 15 ans et qui n'a jamais été attrapé. C'est son plus grand malheur, ce qui a fait sa mauvaise réputation au sein de la police. Mais cette fois aucun corps n'est retrouvé. Pourquoi le tueur a-t-il changé de mode opératoire et que s'est-il passé entre aujourd'hui et il y a 15 ans?
 
Comme je le disais la première partie du livre commence directement avec l'interpellation du suspect. On enchaine ensuite entre 1998, ce qu'il s'est passé et de nos jours avec l'interrogatoire du suspect qui ne souhaite parler qu'à Sarah. S'ensuit l'enquête en elle-même et ce qui a amené à enfin trouver le tueur. Mais attention ce que vous prendrez pour une certitude risque de vous péter à la tronche.
Tout dans ce roman est fait pour en faire un très bon thriller. Les personnages qu'on pourrait penser vu et revu, mais non ils ont un petit quelque chose en plus qu'on ne trouve pas ailleurs. Même s'ils ont leurs démons intérieurs et ont leurs problèmes on ne peut pas imaginer à quel point ils sont atteints! Car en plus de savoir comment ils ont fait pour attraper le tueur nous avons envie de connaître leur passé.

Ce qui joue énormément dans cette histoire, c'est l'ambiance qui règne dans cette ville :  Détroit. Je pense que si l'histoire s'était déroulée ailleurs il n'y aura pas eu cet effet qui fait tout dans cette histoire. Ce sentiment d'oppression, de désolation, de cette ville quasiment devenue ville fantôme. Les descriptions sont très visuelles on a vraiment l'impression d'y être et de sentir rôder aux alentours ce géant des brumes qui fait si peur à tout le monde.
La fin est tout simplement bouleversante. Les derniers chapitres où l'on comprend enfin ce qu'il s'est passé et le pourquoi du comment est impossible à deviner. J'avais un petit doute sur un point mais je n'avais pas tous les éléments.

Pour un premier polar c'est un franc succès! Je suis bluffée par la qualité de ce livre, de la minutie des différentes enquêtes, du travail effectué sur les personnages et sur cette ville. Et par l'histoire en elle-même qui peut paraître déjà-vu. C'est vrai que les histoires d'enlèvement d'enfants on en a déjà lu mais sur ce coup là j'ai été agréablement surprise de me faire avoir. Ca fait quelques temps que je suis déçue des polars que je lis et bien pour le coup celui-ci ne m'aura pas déçu une seconde.


 

vendredi 1 décembre 2017

La griffe du diable de Lara Dearman - Editions La Bête Noire

**** Chronique de Jess ****

« Je n'ai pas peur du noir… juste de ce qui s'y cache. »
Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d'enfance avec sa mère, à Guernesey, où elle est devenue reporter au journal local. Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort.
Quand le cadavre d'une jeune femme s'échoue sur une plage, la journaliste mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s'étendent sur une cinquantaine d'années. Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l'île : les « griffes du diable », dont la légende veut qu'elles aient été laissées par Satan lui-même…
Une île si proche de la France et pourtant si méconnue : Découvrez Guernesey, ses habitants, son folklore, ses plages, ses petits meurtres.
 
 

 
Jennifer Dorey a quitté Londres depuis 2 ans pour retourner vivre avec sa mère à Guenersey suite au décès accidentel de son père. Elle travaille comme journaliste dans le journal local. Elle a fui plus qu'elle n'a quitté Londres et pensait pouvoir laisser ce qu'il s'est passé là-bas.
Mais son passé continue de la hanter notamment lorsqu'elle reçoit plusieurs emails de menace.
 
Un soir de fête sur l'île elle entend une femme crier sur la plage. En arrivant elle découvre le cadavre d'une jeune femme. Tout porte à croire que cette dernière s'est suicidée ou a été victime d'un accident. Mais quand sa mère lui raconte que sa meilleure amie est morte noyée il y a 50 ans Jenny décide de rouvrir d'anciens dossiers.
Elle va travailler étroitement avec Mickael Gilbert qui mène l'enquête sur la jeune femme de la plage.
 
Les chapitres vont alterner trois points de vue. Tout d'abord Jenny, ensuite Mickaël et pour finir le tueur. Pour ce dernier nous allons le suivre de son enfance à nos jours. L'auteure nous décrit très bien les trois personnages centraux de l'intrigue : leur psychologie, leur faille, leur problème, leur peur profonde. Chacun a eu son lot de malheurs. Elle nous décrit aussi parfaitement bien cette petite île d'Angleterre. Ca m'a d'ailleurs donné envie de la découvrir. J'aime beaucoup les histoires dont l'intrigue se déroule sur une île. Ca donne une atmosphère particulière et un petit plus je trouve à l'histoire. Le rythme de cette histoire est plutôt lente mais ça ne m'a pas dérangé plus que ça au contraire j'ai savouré ma lecture. On s'imprègne des personnages et des lieux petit à petit. On essaie de trouver qui peut se cacher derrière tous ses meurtres qui ont eu lieu sur une si grande période.
 
J'ai beaucoup aimé connaître les coutumes et légendes de l'île qui sont captivantes. Ca donne un effet encore plus flippant des différents meurtres. L'auteure a su aussi très bien détailler les moments d'angoisse de Jenny lors de ses différentes crises d'angoisse et lorsqu'elle se trouve dans une mauvaise posture. J'ai pu ressentir moi-même la peur qu'elle instillait petit à petit.
Pour ma part je n'ai pas deviné une seconde qui aurait pu être l'auteur des meurtres et ce fût une grande surprise pour moi à la fin.
 
J'ai fini ma lecture sur ma faim en réalisant qu'il y aurait une suite car il y a beaucoup de zones qui n'ont pas été évoquées et résolues. J'ai tellement hâte de savoir la suite. Mais il va falloir attendre au moins 1 an pour la version originale (heureusement que je lis en anglais du coup je vais pouvoir sauter dessus à sa sortie ;-))
J'avais peur d'être déçue en commençant ce livre et bien au final pas du tout. J'ai passé un excellent moment de lecture sur cette île de Guenersey. L'intrigue m'a tenu en haleine tout du long. Même certaines longueurs sont les bienvenues dans cette lecture.
Un polar que je conseille fortement. 
 

lundi 27 novembre 2017

Madame veuve Emilie de Joseph Farnel - Editions De Borée


**** Chronique de Jess ****
 
Madame Veuve Emilie, c'est Emilie Dumarais, la patronne du café tabac. Quand elle a quitté son Auvergne pour monter à Paris, en 1936, elle a commencé une de ces vies obscures dont on parle rarement. On entre dans le milieu des « bougnats » des petits quartiers de Paris.
Un mariage urgent avec le fils de la patronne, trois filles, dont l'une est de monsieur Georges le client si distingué.
Le veuvage quand son mari meurt à la Première Guerre mondiale, un enfant juif qu'on soustrait aux rafles ; et les trois filles qui grandissent, avec les amours vrais et les mauvais mariages.

Quand Emilie, remariée sur le tard, regagne l'Auvergne, elle passe le flambeau à Jeannine, la plus jeune, et c'est comme si tout allait recommencer.

Un roman où les destins se croisent et rencontrent l'histoire : la Deuxième Guerre mondiale, la déportation, la résistance, la naissance d'Israël, l'Algérie…
Un roman pourtant sans fioriture dont les pôles sont Paris et l'Auvergne, et les héros, des gens « ordinaires ». Une belle histoire qui nous touche droit au cœur.

 
 
J'ai connu les écrits de Joseph Farnel grâce à Chez Julotte (ma chronique ici) que j'avais beaucoup aimé. Quand j'ai vu qu'il y avait un autre roman de l'auteur dans la liste des sorties de la rentrée je me suis empressée de le demander et à peine reçu il est déjà lu.
 
Emilie est montée sur Paris à sa majorité pour travailler dans un café-tabac tenu par Mme Dumarais et son fils Joseph. Les deux jeunes gens vont vite tombés amoureux l'un de l'autre et quand Emilie tombe enceinte ils vont vite célébrer les noces malgré le désaccord de la belle-mère.
La seconde guerre mondiale éclate et Jospeh part au front. Il va mourir dans un accident au tout début de la guerre. Pendant ce temps, Emilie a cédé à la tentation et à la cour de Monsieur Georges et se retrouve une troisième fois enceinte. Elle va se retrouver seule à élever ses trois filles et sera à la tête du café-tabac.
Un jour, un jeune juif, Maurice, se réfugie dans son café demandant pitance. Elle décide de s'occuper du jeune homme jusqu'à la fin de la guerre.
Les années passent et ses filles grandissent. Un nouveau bougnat arrive dans le quartier, Gaston dit Gastouné, qui vient lui aussi d'Auvergne comme Emilie. Il va vite la courtiser mais Emilie va le faire patienter pour faire passer ses filles en priorité.
Mais le destin d'une femme parfois se transmet à sa descendance. Les filles d'Emilie vont vivre des histoires de cœur peu communes. Lucette, l'aîné va épouser un homme qu'elle n'aime pas. Elle est secrètement amoureuse de Maurice, Jeannine, va quant à elle tomber amoureuse de son beau-frère et la dernière Irène va rencontrer un amour impossible. Je n'en dirais pas plus pour ne pas trop vous dévoiler l'histoire. 

J'ai beaucoup aimé cette histoire qui reprend les points forts de l'Histoire de France (la Seconde guerre mondiale, la guerre d'Algérie, le conflit Israélo-palestinien). Emilie est une femme forte qui au départ a eu une faiblesse qui se répercutera dans son futur. Comme quoi chaque acte à ses conséquences. Au départ, elle me semblait bien superficielle peut-être dû à son jeune âge quand elle se maria et tomba enceinte la première fois. Mais ensuite avec les conséquences de la guerre elle deviendra une femme forte, humaine et droite. J'ai énormément aimé le personnage de Gastoné. Avec ses discours en patois, sa générosité, son sens de l'observation affûté. C'est le genre de bonhomme qu'on a envie de connaître. Emilie va vite tomber sous son charme rustre. Emilie ne pouvait trouver meilleur second mari que Gastouné.

 

Encore une fois je suis sous le charme des histoires de Joseph Farnel. J'ai adoré passé d'une époque à l'autre de vivre l'Histoire au travers d'Emilie. De voir les années passées et voir ses filles grandir et vivre leur propre histoire d'amour. Je retrouve ce que j'aime dans les romans édités chez De Borée.  


samedi 25 novembre 2017

Le chasseur d'arc-en-ciel de Leno Solveig - Editions Librinova

**** Chronique de Jess ****

En emménageant dans sa nouvelle maison, Leno découvre un manuscrit. Au soir de sa vie, Gabriel, un mystérieux écrivain, raconte les moments forts de son parcours tourmenté. Il décrit les coups de boutoir de ses démons intérieurs, cherchant à les comprendre. Pour Gabriel, c’est le cœur qui compte. Vivre, c’est chasser les arcs-en-ciel, à chaque fois qu’on en croise un. Il les poursuit éperdument, jusqu'au dernier chapitre, qui l’entraîne sur l’île de Noirmoutier...

Au fil des pages, Leno se prend d’affection pour cet homme cherchant à échapper aux démons qui l’assiègent ; il se retrouve sans doute un peu dans sa quête de rêves insaisissables. Que lui réserve la fin de l’histoire ? Qu’est donc devenu Gabriel ? Et d’ailleurs, a-t-il réellement existé ? Leno en découvrira peut-être autant sur lui-même que sur l’écrivain dont il part à la recherche.

Je remercie Leno qui m'a fait confiance pour lire et donner un avis sur son livre.
Leno vient d'emménager dans une nouvelle maison et il tombe par hasard sur une enveloppe accrochée sous un bureau. Il va y découvrir un manuscrit écrit par l'ancien propriétaire. Intrigué il va commencer la lecture de ce manuscrit et découvrir Gabriel et sa vie.
Gabriel se considère comme un homme dans la moyenne. Il pense que sa vie s'est déroulée sans surprises. Petit, il s'est amusé à s'imaginer le jour où il allait mourir. Il a en effet vu que la moyenne d'âge d'un homme né la même année que lui est de 62 ans et demi. Il se dit donc que comme il est dans la moyenne, il n'y a aucune raison pour qu'il vive un jour de plus après sa 62ème année.
Il décide donc d'écrire sa vie, d'essayer de se rappeler ses souvenirs enfuis et pas seulement les plus mauvais. Une introspection qui est très bien menée et où les exemples donnés m'ont beaucoup fait sourire.
Gabriel nous retrace donc les moments importants de sa vie, ceux qui ont comptés, qui l'ont marqués.
Le style de l'auteur est très agréable ce qui rend le personnage de Gabriel très attachant. Mais sous son côté attachant il a un autre côté un peu fou. Ses émotions prennent souvent le dessus et quand Gabriel aime, il aime haut et fort et si on lui résiste il aime encore plus. Son attitude pour conquérir ou reconquérir ses partenaires sont toutes plus farfelues les unes que les autres. Mais quand on souffre intérieurement d'être abandonné et de confiance en soi c'est difficile de se restreindre.
J'ai été un peu déstabilisée parfois au niveau de la temporalité de l'histoire. On passe d'une rencontre lors d'une soirée à une rupture un an et demi après. Je pense que l'auteur a voulu privilégié les peines de Gabriel et son mal-être. Mais du coup j'aurais bien aimé connaître les débuts de son histoire avec Ludivine par exemple. J'ai aussi eu du mal à savoir à quelle période de sa vie ont eu lieu certaines rencontres.
Il y a de nombreuses belles phrases dans ce livre notamment les chansons écrites par Gabriel qui sont de belles déclarations d'amour, même si elles peuvent le faire passer pour un psychopathe parfois!
Je me suis un peu retrouvée dans l'attitude de Gabriel face à ce sentiment qui est l'Amour. Il est fou tout ce qu'on peut faire par amour et surtout cette attirance que l'on peut avoir sur quelqu'un qui nous rejette.
Sa dernière histoire m'a le plus touchée et il me tardait de savoir ce que cette dernière histoire avec Elisa allait donner. Les derniers chapitres m'ont donc tenu en haleine jusqu'à la dernière page.

Un roman  très sympa à lire sans prise de tête avec de belles paroles et de belles images de la vie en général. Un roman prometteur.



jeudi 23 novembre 2017

L'écharpe de la promise de Maurice Bouchet - Editions De Borée

4ème de couverture
Un corps est retrouvé en bas de la cascade. Léonie, l'ancienne du village, parle du diable, puisque ce n'est pas le premier corps retrouvé à cet endroit. Cette funeste découverte, qui fait suite à la disparition de la jeune Isabelle quelques semaines plus tôt, plonge les habitants dans le désarroi. Les gendarmes mènent l'enquête. C'est Eric Malet, la jeune recrue, qui va reconstruire le puzzle. Amoureux de la montagne, des chemins escarpés et des sentiments, lui seul peut résoudre cette affaire...


Mon avis
Je remercie les éditions De Borée pour cette lecture.

Un cadavre est retrouvé suspendu au pied de la cascade. Cette cascade qui fait tant parler d'elle est-elle maudite ? Car ce n'est pas le premier incident qui arrive... Il y a très longtemps, un drame s'était déroulé avec une "promise". Léonie, l'ancienne du village pense que c'est l'oeuvre du diable mais qui prêtera attention à ses paroles ? Verdier ce vieux flic usé, qui apprécie la tranquillité de son petit village, Morel son coéquipier qui ne manque pas un ordre de Verdier, ou la nouvelle recrue, Eric Malet ? 
Léonie a "baptisé" cette cascade maudite "l'écharpe de la promise". Quels sont les secrets que renferment cette cascade ? Quelques mois auparavant, un suicide d'une jeune fille a eu lieu. Que s'est-il passé pour qu'elle en arrive à cette extrémité ? Eric Malet va prendre très à cœur cette affaire et va essayer de la résoudre du mieux qu'il le peut... Y arrivera-t-il ? 

Décidément, en ce moment je n'ai pas de chance, un livre sur deux me déçoit... et celui-ci en fait partie. L'histoire est sympa mais trop simple à mon goût, pourtant j'avais été attirée par la 4ème de couverture. Il n'y a pas de réel suspens entretenu avec des pistes tout azimut. On peut se douter très vite de petites choses qui se confirment. 
D'autre part, le style avec les scènes chez Moune ou le "patois" employé, les mots à demi-machés/coupés ne m'ont pas emporté dans l'histoire. Le charme n'a tout simplement pas opéré.

Toutefois, j'ai apprécié le personnage du jeune gendarme Eric Malet, avec sa poésie, son intelligence... J'ai également adoré les descriptions des cascades, des paysages, et des diverses ballades en raquette au sein de la nature. Eric est très à l'écoute de celle-ci, et c'est appréciable. Je ne suis pas resté insensible à ces cadres de vue.

La fin de notre histoire est sans surprise, tout se déroule parfaitement même trop...et pas de chute incroyable. Une histoire linéaire sans rebondissements.
Peut-être n'était-ce pas le bon moment pour moi pour lire ce livre trop "doux" à mon goût mais je vous laisse vous faire votre propre opinion car l'histoire en elle-même ne sort pas du lot, mais rien que pour les superbes descriptions de la nature (cascade, montagne), ça vaut le coup d'être lu. 
 
 # By Aurélie :)

mardi 21 novembre 2017

Sans elle - Amélie Antoine - Auto-édition

**** Chronique de Jess ****
 
 
Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s'adoraient.
Jusqu’'à un soir de feu d’'artifice où l'’une d'elle se volatilise brutalement.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Jusqu’'à ce qu’'il n’'en reste plus qu'’une.
Il était une fois une histoire qui n’'a rien d’'un conte de fées.
 
 
Quand j'ai vu le projet d'Amélie et Solène j'ai eu hâte de découvrir ce qu'elles nous avaient concocté! Surtout que ce sont deux auteurs que j'affectionne en particulier Amélie (Elle saura pourquoi ;-)).
J'ai donc naturellement commencé par Sans elle. Une histoire qui commence banalement. Une famille, des jumelles (j'adore les romans avec des jumeaux!), une grosse bêtise qui se termine par une punition : Coline n'ira pas au feu d'artifice avec sa jumelle Jessica. Elle devra rester à la maison avec son père et attendre en vain le retour de sa jumelle qu'elle n'a jamais quitté plus de 10 minutes. Car malgré la rancune qu'elle ressent envers sa sœur elle n'aime pas être seule et a hâte que Jessica lui raconte sa soirée.
Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu. Jessica voulant aller récupérer un collier lumineux offert gratuitement, échappe à la vigilance de sa mère et disparaît sans laisser de trace.
La descente aux enfers ne fait que commencer pour cette famille qui jusque là vivait sans problème. Et moi j'ai été directement plongé dans cette histoire et j'ai eu du mal à stopper ma lecture tant j'ai voulu savoir ce qui allait se passer.
 
Je pense que la plus grande peur d'une maman est de perdre son enfant. Moi-même étant maman et mon fils m'ayant déjà fait une frayeur je peux vous dire que la description des sentiments suite à la disparition de Jessica sont formidablement décrits.
La boule dans le ventre qui grandit et nous empêche de respirer, les images horribles qui nous viennent à l'esprit car forcément on pense toujours au pire dans ces cas là. La culpabilité, la peur, le doute, tous ces sentiments qui nous plongent dans l'angoisse absolu. Les "si" qu'on ne peut s'empêcher de penser. Si j'avais été avec elle chercher le collier, si je n'avais pas puni sa sœur, si on y était tous allé en famille rien ne serait jamais arrivé. Le jugement des autres qui culpabilise encore plus.
Mais en plus des sentiments de Patricia, Amélie décrit particulièrement bien ce que peux ressentir Coline, la jumelle restante. Car contrairement à une fratrie ordinaire, il y a un lien particulier entre des jumeaux. Et la perte de l'autre peut avoir des conséquences qu'on imagine même pas.
Nous allons donc suivre le quotidien de cette famille pendant plus de 10 ans en ayant nous-même l'espoir de revoir Jessica. De connaître la vérité, de savoir ce qu'il s'est passé cette fameuse nuit du 14 juillet 2004.

Comment survivre à la perte d'un enfant? Surtout en ne sachant pas ce qui lui est arrivé. Comment ne pas sombrer dans la folie et devoir continuer à vivre pour l'enfant qui reste? Coline va se retrouver démuni face à cette perte, face à sa mère qui va la délaisser petit à petit, face à la destruction de ses parents.
Amélie est vraiment excellente pour décrire le psychologique des personnages. Elle a su brillamment nous faire vivre l'enfer au travers des différents protagonistes de l'histoire. Comment chacun a vécu le doute, l'angoisse, l'attente tout au long de ses années de recherche. Comment certains ont mis leurs vies entre parenthèses (Coline et Patricia) et comment d'autre ont préféré fuir pour se reconstruire et éviter de sombrer (Thierry).

Un roman bouleversant où un simple petit incident peut avoir des conséquences qu'on ne peut imaginer. Ce livre m'a fait passer par tout un tas d'émotions au point de me bouleverser plusieurs fois. Je me suis sentie démunie face à la disparition de cette enfant, je me suis mise à la place de la mère a essayer d'imaginer comment j'aurai réagi face à ce drame horrible. Et la fin est totalement inimaginable! Il n'y a qu'Amélie pour nous scotché jusqu'à la dernière ligne.
Un livre qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. Encore un pari réussi pour Amélie, et en ce qui me concerne c'est encore une fois un coup de cœur.
Je m'empresse de commencer celui de Solène car je suis curieuse de voir comment l'histoire ce serait déroulée sans la disparition de Jessica.

Ma chronique sur Avec elle ici

 
 
 

Avec elle de Solène Bakowski - Auto-édition

**** chronique de Jess ****

Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Avant de se jalouser et s’empoisonner.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Pour le meilleur, ou pour le pire ?
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.


 
C'est avec hâte que j'ai lu la partie de Solène. Il me tardait de relire l'histoire mais avec un autre point de  vue et de voir ce qu'aurait donné l'histoire si Jessica n'avait jamais disparu.
L'histoire commence en tout point identique. Jessica et sa maman Patricia se rendent le soir du 14 juillet 2004 au feu d'artifice. Quant à Coline elle reste à la maison, punie après avoir cassé la bouteille de parfum de sa maman.
Mais cette fois Jessica n'ira pas chercher un collier lumineux car elle va tomber à cause de son lacet qui est défait. Elle va se faire relever par Enis un jeune homme qui est aussi venu voir le feu d'artifice. Sa mère va être toute retournée de cette rencontre. L'histoire nous montre que tout ne tient qu'à un détail, comment un simple lacet défait peut changer toute une vie.
 
Cette fois l'histoire est vraiment basée sur les jumelles, leur caractère différent, leur ressemblance mais aussi leur similitude. Il va se passer quelque chose entre les deux fillettes pendant les vacances chez leurs grands-parents qui vont les chambouler, surtout Coline. Un mensonge de la part de Jessica va bouleverser leur relation et leur avenir.
Et Jessica qui a surpris une conversation téléphonique va se mettre dans la tête que sa mère veut abandonner une de ses filles. Sans le savoir, cette simple conversation va avoir des conséquences désastreuses dans la relation des jumelles. Elle va tout faire pour devenir la préférée de tout le monde au détriment de sa jumelle.
Et tout le monde sait que chez les jumeaux il y a un dominant et un dominé. Coline va vite se retrouver dominé par sa sœur. J'ai rapidement eu beaucoup d'empathie pour cette petite fille qui ne sait plus trop où se situer dans sa relation avec sa sœur et qui s'efface au fur et à mesure. Et j'ai eu de plus en plus d'antipathie vis à vis de Jessica qui m'a semblé méchante, manipulatrice et égoïste. Un peu comme sa mère que je trouve de plus en plus détestable au fil du roman. La personnalité de cette femme est admirablement développée avec Solène. Elle réussit à nous la rendre imbuvable.

Dans cette version, j'ai trouvé que Coline était plus mis en valeur, surtout ses sentiments contradictoires et ses ressentiments envers Jessica. J'ai eu plusieurs fois envie de la secouer et de lui ouvrir les yeux sur cette sœur qui la manipule au plus haut point.
L'auteure s'est plus focalisé sur le duo et sur la mère des jumelles. Les autres personnages étant tout aussi important mais relégués au second plan.
La tension va monter crescendo tout au long du roman et donc des années qui passent. Nous sentons le malaise s'insinuer progressivement entre les deux sœurs. Nous sentons que la fin va être fatale pour l'une des deux. Coline veut essayer de se construire un avenir serein loin des magouilles et manigances de cette sœur qui la pollue.

Tout comme sa binôme, Solène excelle dans la psychologie des personnages. J'ai trouvé que la psychologie des jumelles étaient très bien décortiquées. J'en ai eu froid dans le dos tellement j'ai eu l'impression d'être dans leur tête. On souhaiterait un happy end pour cette histoire mais il n'y en aura pas et finalement je ne le regrette pas sinon ce livre n'aurait pas eu le même impact. Je ressors aussi chamboulée que lors de ma lecture de Sans elle.
Une fois lu les deux ouvrages on se rend compte qu'avec ou sans Jessica la vie de Coline sera quand même centrée autour de sa sœur. Qu'elle est présente même en étant absente.
Finalement la morale de cette histoire est que le destin est le destin et ce qui doit arriver arrivera peu importe si on change un détail.

Un grand bravo à Solène et Amélie pour ce super projet. Rien que le concept devrait vous faire de l'œil et vous donner envie de les acheter. En tout cas pour moi c'est un succès total et un immense coup de cœur que ces deux romans.

Ma chronique de Sans elle ici

samedi 18 novembre 2017

L'appel du néant de Maxime Chattam - Editions Albin Michel

**** Chronique de Jess ****
Ludivine Vancker et ses collègues de la section de recherches de Paris enquêtent sur un tueur insaisissable dont les traces ne permettent pas son identification. Lorsque les services secrets français décident de participer à la résolution de l'affaire, les mots tueur en série et terrorisme sont associés.

Tout commence toujours par un cadavre.
C'est ensuite que ça s'est empiré…

Tueur en série…
Traque infernale
Médecine légale
Services secrets
… terrorisme.

Etes-vous sûr d'être prêt ?
Quand « Le silence des agneaux » rencontre « 24hrs », ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.


J'attendais avec impatience le dernier Chattam, surtout quand j'ai su qu'il revenait au thriller. Il me tardait de retrouver le Chattam que j'aime et malheureusement je suis déçue. Je n'ai pas retrouvé ce que j'aime tant chez lui. Et je me rends compte que depuis quelques temps ses livres sont vraiment différents de ce qu'il nous a habitué. Heureusement avec la série Autre-Monde je n'avais pas été déçue.
Je me suis ennuyée avec ce livre, et il me tardait de le finir pour en commencer un autre!

L'histoire en elle-même aurait pu être intéressante mais il m'a perdu plusieurs fois. Trop de détails, trop de longueurs parfois. Le style est à la limite du pompeux, des phrases à rallonge qui m'ont fait revenir plusieurs fois en arrière pour essayer de comprendre ce qu'il voulait dire. D'ailleurs certaines phrases ne veulent quasiment rien dire.

Le thème de son livre est le terrorisme. Un cadavre est retrouvé sur des voies ferrées. Tout pense à croire à un suicide si ce n'est les marques de strangulation autour du cou de l'homme. Ludivine est en charge de l'enquête et elle se retrouve vite avec Marc, un commissaire de la DGSI, dans les pattes. Pour Marc il ne fait aucun doute que le mort est un musulman radicalisé et que sa mort cache quelque chose de plus grave.
Ludivine de son côté est persuadé que ce mort n'est pas le premier et qu'elle a à faire à un tueur en série. S'ensuit une très longue enquête!

L'auteur dénonce dans son roman la virtualisation de la société. Virtualisation à travers les réseaux sociaux, les téléphones portables etc. Il avait déjà évoqué ce point dans la série Autre-Monde qui est la pierre angulaire de toute la série. On comprend que ça lui pose un problème et qu'il y voit un inconvénient majeur à notre siècle.
D'un autre côté, j'ai été scotchée des détails techniques du laboratoire de la gendarmerie. Il détaille toutes les avancées technologiques et si c'est vrai, les meurtriers vont avoir du mal à échapper à la police. Je reconnais le travail de recherche de l'auteur et son analyse de la situation actuelle qui touche la France.

Au final, il y aura eu un petit rebondissement et la fin s'accélère un peu. On a hâte de voir ce que vont manigancer les terroristes. Mais au-delà de ça aucune surprise dans ce polar. Je pense qu'il y a d'autres auteurs moins connus qui ont écrit des livres bien meilleurs que celui-ci.  




vendredi 17 novembre 2017

Baptiste de Jean-Baptiste Renondin - Editions Marivole

4ème de couverture
Ce nouveau roman de Jean-Baptiste Renondin tient du voyage initiatique. Voyage d’un jeune étudiant français dans les années 1950, un peu comme celui de Bardamu, entre les deux guerres, du Voyage au bout de la nuit de Céline.
Baptiste aime la marche, le nez au vent, le rêve en tête. Il aime la nature, qu’il imagine plus qu’il ne la regarde, et les filles qu’il idéalise.
Il décide de partir à la découverte de lieux, de pays inconnus, à la recherche de rencontres surprenantes et inattendues. Sortant de son Limousin natal, empli de naïveté, il va découvrir la haine, l’amitié, les femmes, l’amour, le racisme, un monde nouveau, loin de ses repères habituels : les Etats-Unis.
Un voyage initiatique, donc, qui va le ravir mais aussi et surtout le métamorphoser.
Il y a un peu de Jean-Baptiste dans ce… Baptiste !
 

Mon avis
Je remercie les éditions Marivole pour cette sympathique lecture.
 
Baptiste est un jeune étudiant français habitant dans le Limousin. Sa vie va être bouleversée quand il apprendra qu'il est accepté via la bourse de Fullbright pour passer un an aux Etats-Unis. Lors de sa traversée sur le Queen Elisabeth, il fera la connaissance de divers personnages tels qu'Etienne, Anne, Carol,... et puis il y aura ses nouveaux camarades d'université Sammy, Don,...
 
"Baptiste" est un ouvrage court centré sur un unique personnage : Baptiste ! Mais ça, vous l'aviez déjà compris depuis le début :) Baptiste aime beaucoup de choses dont profiter de la vie comme la nature dans sa région natale. Il faut toujours qu'il se rende à plusieurs endroits pour se retrouver. Son arrivée aux Etats-Unis est très bien vu, c'est qu'il est "admiré" le frenchy et également très apprécié ! Toutefois, il a un gros défaut : les filles ! Il est très indécis auprès de la gente féminine quel que soit le pays où il se trouve. Qui choisira-t-il, entre Louise et Christine de sa région natale ou Cherry l'américaine sûre d'elle ? Autant de filles qui lui tourne autour et qui souhaitent l'accaparer. Mais dans tout cela, que désire réellement Baptiste ?
 
Un roman en deux parties, j'ai vraiment apprécié la première partie où l'on fait la connaissance de Baptiste dans sa région natale. La deuxième partie nous renvoie deux ans avant lorsqu'il prend le bateau pour aller aux Etats-Unis. Tout comme Baptiste, nous découvrons la vie aux Etats-Unis, les us et coutumes de chacun, les sororités,... au travers des lettres qu'il envoie à son frère. Il n'oublie pas son but premier, à savoir de travailler dur pour obtenir son diplôme.
 
Baptiste est un personnage emblématique et largement plébiscité par l'auteur. L'auteur nous fait part de ses états d'âmes (doutes, frustrations, joies, amitié, amour) et nous promet également de belles aventures. Un voyage au cœur de l'Amérique des années 50', où il découvrira le racisme,... Ses doutes et ses questions seront exposées et mûrement réfléchi.
 
A l'issue de ce voyage au pays de "Baptiste", celui-ci trouvera sa voie, son "moi-intérieur" en s'écoutant ou peut-être aussi grâce à son intuition/don.
 
Un roman sur l'identité de soi, sur notre devenir quand nous sommes à l'aube de notre vie. Nous avons tous un but dans la vie qui nous fait avancer, mais quels sont les moyens à mettre en œuvre afin d'y accéder ?
 
En conclusion, je dirais que "Baptiste" est un livre très plaisant à lire, sans prise de tête et avec un naturel désarmant. Un roman qui se lit très rapidement, le style de l'auteur étant d'une fluidité rassurante.
 
 # By Aurélie :)
 

mercredi 15 novembre 2017

Ce que cachait Archie Ferber de Casey B. Dolan - Editions Denoël

4ème de couverture
Chaque psychiatre a, au cours de sa carrière, rencontré un patient pas comme les autres. Un patient qui l'obsède, qui hante ses pensées et ses cauchemars. Pour Felicity Sloane, experte médico-légale à Boston, il s'agit d'Archie Ferber, jeune Texan timide qui a fait fortune dans la restauration.
Lui et son compagnon Matthew désirent un enfant à tout prix. Toutes leurs tentatives d'adoption aux États-Unis se soldant par des échecs, ils se tournent vers l'Afrique du Sud, pays d'origine de Matthew, où ils font appel à une mère porteuse qui met au monde la petite Hannah. Mais le bébé disparaît, la mère est sauvagement assassinée, et c'est Archie qui est montré du doigt. Y compris par Matthew. La seule personne capable de le sauver d'une extradition vers l'Afrique du Sud est Felicity Sloane. Celle-ci est capable de mesurer les tendances meurtrières d'un suspect grâce à des techniques de pointe. Mais cela suffira-t-il à tirer Archie d'affaire? Et est-il réellement l'innocente victime qu'il prétend être ?


Mon avis
Je remercie les éditions Denoël pour cette lecture.

Félicity Sloane est psychiatre médico-légale et a été nommée au sein d'une nouvelle institution l'ATEC (structure chargée d'évaluer le potentiel criminel des personnes). Ses résultats sont reconnus et font gagner du temps à la Police. Son patient : Archie Ferber, gérant d'une chaîne de restaurants, riche et homosexuel. Celui-ci est accusé de complicité d'homicide sur la mère porteuse de leur enfant. L'accusé officiel et pointé également par Archie n'est autre que son mari, Matthew, homosexuel et natif de l'Afrique du Sud. Qui a vraiment tué Angelica, la mère porteuse, et où est passé Hannah le bébé qu'elle vient de mettre au monde ? Telles sont les questions qui n'auront de cesse de poursuivre le docteur Sloane. L'auteur a choisi d'aborder plusieurs thèmes  forts tels que : l'homosexualité, la gestation pour autrui et enfin la psychiatrie. 

Ce livre se décompose en deux parties. Cette première partie est vraiment très importante car elle se déroule principalement pendant le procès d'Archie (en Afrique du Sud). Nous assistons au huis clos du procès, une vraie joute verbale entre l'avocat et le procureur se joue. Un affrontement qui ne nous donnera aucun répit. Le procès est entrecoupé de scènes d'interviews entre le docteur Sloane et Archie, puis entre le docteur Sloane et Matthew. Tour à tour, ils vont être interrogé et revenir sur leur passé commun. Nous avons aussi des pièces à conviction en tant que preuve... Il faut avouer que cette partie est un peu longue mais nécessaire pour la mise en place de tous les éléments. Les apartés entre le docteur Sloane et Archie sont magistral. Un jeu du chat et la souris est brillamment orchestré et nous fait détester Archie. Mais que cache-t-il ? N'est-ce pas le coupable idéal ? Pourquoi le docteur Sloane n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui la gêne depuis le début ?

La deuxième partie est complétement différente de la première. Celle-ci est beaucoup plus rythmée. Le docteur Sloane n'accepte pas l'issue du procès et est toujours obsédée par cette affaire. Elle va donc prendre les choses en mains, quitte à mettre en péril sa vie.
Cette seconde partie est superbement menée et c'est celle que je préfère. Le docteur Sloane va partir à l'aventure pour essayer de démêler cet écheveau. Y arrivera-t-elle ?

Casey B. Dolan excelle dans le maniement du rythme (tantôt lent puis d'un coup c'est l'aventure et on adore !), l'atmosphère est très angoissante et pleine de curiosité. J'ai été totalement envoûtée par ce que propose l'auteur et ne parlons pas de la chute qui fut une belle surprise quand tout s'est enfin éclairci. Avec ces chapitres courts, l'auteur passe d'un personnage à un autre, de rebondissements en rebondissements. On veut toujours savoir la suite ! La manipulation et le psychologique sont omniprésents dans ce livre qui tend vers un vrai page-turner !

La fin de cet opus présage une belle introduction pour une suite que je ne manquerais pas !

 # By Aurélie :)

dimanche 12 novembre 2017

Pardon de Jean Dardi - Editions Terra Nova

**** Chronique de Jess ****

Début des années soixante. Sur la promenade de Boulogne, les prostituées travaillent la peur au ventre. Parmi les clients, rôde celui que la presse surnomme le «  Dépeceur du Bois  » qui tue et éventre les prostituées. Subitement, la série meurtrière s'interrompt, la police respire et le mystère reste entier. Fin 2016. Le commissaire Dell'Orso rentre précipitamment de vacances. Une jeune femme vient d'être assassinée d'une balle dans la tête. La main de la morte renferme un étrange mot griffonné  : «  Pardon  ». Plus étrange encore, l'arme du crime est un vieux Colt M1911, celui-là même qui avait été utilisé par le «  Dépeceur du Bois  ». Le tueur aurait-t-il récidivé, 50 ans plus tard  ? Comment pourrait-il encore avoir la force de pourchasser ses victimes, de les séquestrer puis de les abattre  ? Peu vraisemblable. Et pourtant...50 ans après, il redevient leur pire cauchemar...



Suite à ma lecture des 7 stigmates je me suis empressée de commencer la suite. Car l'histoire débute directement après la fin du premier roman.
Alors chose que je n'aurais certainement pas remarqué si j'avais lu Pardon plusieurs mois après les 7 stigmates c'est que l'auteur quand il nous décrit les enquêteurs reprend exactement les mêmes phrases. Je pense que c'est pour ceux qui n'ont pas lu le premier. Mais du coup j'ai eu une impression de déjà-lu.
Nous rentrons directement dans le vif de l'enquête avec un nouveau tueur qui s'en prend à des femmes et qui les tue d'une balle en pleine tête. Une des victimes est Sandrine Lonchamp De La Boisse qui avait échappé de peu au précédent tueur en série.
Je peux dire maintenant en ayant fini ce livre qu'on peut le lire sans avoir lu le premier car il y a juste le début qui reprend la fin de la précédente enquête. Cette nouvelle enquête est vraiment indépendante.

Donc Gio et son équipe se retrouve avec un nouveau tueur en série sur les bras. Ce dernier a décidé de tuer 5 femmes. Pourquoi? J'ai vite compris le mobile des différents meurtres et pourquoi et qui était le tueur. Mais ce que je ne savais pas c'était le nom du tueur et le rapport avec Gio. Car au fil de l'enquête il se trouve que Gio connaît le meurtrier. Les différentes femmes se connaissent, sont amies de longues dates. On se doute dès le début que ça à avoir avec leur passé commun. Le tueur les enlève et les drogue avec un nouveau produit pendant des jours avant de les achever d'une balle derrière la tête.
Mais cette affaire va faire ressurgir des souvenirs chez Gio. Il lui semble qu'un meurtre non résolu avait déjà eu lieu quelques années auparavant. De fil en aiguille ce ne sont pas une enquête mais trois que Gio va avoir à résoudre. Car tous ces meurtres ont été commis avec la même arme. Et ces différents meurtres ont été perpétué sur 50 ans!

En effet, une série de meurtres a eu lieu dans les années 60. Des prostituées étaient retrouvées tuées d'une balle en pleine tête avant d'être éventrées. Ces meurtres n'ont jamais été résolus. Le tueur s'est arrêté de lui-même. Mais dans les années 80, une femme est retrouvée elle aussi assassinée d'une balle dans la tête. Quel est le lien entre les trois affaires? Moi-même sur ce coup là je n'ai pas trouvé avant l'explication finale.
Mais finalement, j'ai eu de la peine pour le meurtrier. Et je n'ai eu aucune compassion pour les victimes. Elles ont finalement eu ce qu'elles méritaient. Même si le châtiment est horrible.

Ce deuxième opus est encore mieux que le premier. J'ai passé un excellent moment avec les enquêteurs sur ces différentes affaires. Ces "cold case" comme on dit dans le milieu. Le style de l'auteur s'est affirmé, et il a réussi à faire de ce livre un véritable page turner.
Les différents enquêteurs sont tous attachants surtout Pochet. C'est le genre de bonhomme avec qui on a envie de se faire un bon gueuleton! Gio est toujours à fond dans ses enquêtes et prend toujours tout à cœur.
Le final est déroutant. Je ne m'attendais pas à ça. Ce polar est une vraie réussite. J'espère qu'il y aura d'autres enquêtes avec Gio et son équipe car je suis triste de les quitter.
Merci Jean pour ce livre. Je regrette une seule chose ne pas avoir lu tes livres plus tôt! Mais je n'attendrai plus aussi longtemps pour le prochain promis!