jeudi 22 juin 2017

Coyote de Colin Winnette - Editions Denoël

4ème de couverture
Quelque part au cœur de l’Amérique, dans une bicoque isolée au fond des bois. Des parents couchent leur fillette de trois ans, comme tous les soirs. Le lendemain matin, ils trouvent un lit vide. La petite a disparu sans laisser de traces. La mère raconte les jours qui ont suivi : les plateaux télé sur lesquels ils se rendent, avec son mari, pour crier leur désespoir, l’enquête des policiers, puis le silence, l’oubli. Mais la mère dit-elle toute la vérité? 

Maniant la plume comme un Poe des temps modernes, Colin Winnette nous laisse entrevoir les divagations d’un esprit détraqué, d’autant plus angoissantes que cette mère est aveugle à sa propre folie. Coyote est un conte sur la noirceur et la folie des hommes, un roman profondément marquant, difficile à lâcher et encore plus à oublier. 

Un conte noir et cruel, made in America.


Mon avis
Je remercie les éditions Denoël pour cette lecture noire.

Au coeur de l'amérique, un couple banal avec une petite fille de 3 ans. La soirée s'annonce, ils vont la coucher et le lendemain le lit est vide... Que s'est-il passé ? Une mère folle de douleur nous raconte son histoire.

Etant moi-même mère depuis maintenant presque un an, c'est un sujet dérangeant. On ne peut imaginer perdre son enfant, sa chair, son sang, du jour au lendemain. Je n'imagine même pas la douleur. Peut-être sombrai-je également dans la folie tant la perte serait trop horrible à assumer.

Malgré le sujet épineux, j'ai lu ce livre d'une traite hier soir en très peu de temps au vu du peu de pages (118 pages). Et comment vous dire ? Ce livre me laisse perplexe. L'auteur s'expose volontairement en "jouant" le rôle de la maman, folle de douleur. Ainsi, l'histoire est au présent avec ce "je" omniprésent  et dérangeant. L'auteur omet de nous préciser tout un tas d'informations importantes pour pouvoir nous repérer. Il n'y a aucun nom que ce soit pour les parents ou la petite fille où son prénom n'est cité qu'une unique fois. Aucuns indices temporels, on passe par périodes en rafales. Tout dans ce livre est atypique, tant par la forme que par le fond mais le style et l'écriture reste hypnotique. Tout est dérangeant. Colin Winnette n'a aucune empathie envers ses personnages. Il expose les faits de manière brutale sans qu'on comprenne forcément le cheminement et la finalité de l'action. Cela nous tombe dessus comme un couperet. Sur ces mots, l'histoire prend fin et je reste perplexe face à ce récit. 

 # By Aurélie :)

Retour à Rivers Falls d'Alexis Aubenque - Editions Milady

**** Chronique de Jess ****
En ce début d'été, River Falls, petite ville des Rocheuses, est le lieu idéal pour les amoureux de la nature. Mais quand des randonneurs découvrent dans une grotte le corps nu d'une jeune fille tenant son propre coeœur entre ses mains, la peur s'empare des habitants.
Tout juste réélu pour un nouveau mandat de shérif, Mike Logan comprend que le temps lui est compté avant qu'un nouveau meurtre n'’ait lieu. Avec l'aide de la lieutenante Lindsay Wyatt, son nouveau bras droit, il s'intéresse au Big Circus : un cirque dont chacun des membres ferait un coupable idéal.
Comme à son habitude, la compagne de Logan, la profileuse Jessica Hurley, met en doute cette théorie. Elle sait, d’'expérience, que la piste la plus évidente est rarement la meilleure...
De son côté, Stephen Callahan, journaliste de guerre, a décidé de revenir sur les terres de son enfance. En proie à des démons intérieurs, il s'installe dans le manoir de sa sœoeur, qui élève seule ses trois enfants depuis l’'étrange disparition de son mari.
Stephen a pris contact avec le journal local et accepté de n’'être que simple pigiste. Dès son premier jour, il est mis en binôme avec une stagiaire, Marion Barnes, la nièce du patron, pour lui apprendre les ficelles du métier. Poussés par la curiosité naturelle de la jeune fille, ils vont eux aussi se mettre à enquêter sur le meurtre rituel qui terrorise River Falls, et découvrir que leur ville cache de terribles secrets.
Bon vous allez dire que je me répète mais j'adore commencer un livre d'Alexis Aubenque car je sais que je vais passer un bon moment avec ses personnages. Mais quand on connaît déjà les personnages et qu'on ne s'attendait pas à les retrouver le plaisir est encore plus grand! Alexis aime bien écrire des séries dans ses polars où l'on retrouve des personnages récurrents voir même des personnages qui apparaissent dans une autre série (notamment Ryan Bonfire, série que je n'ai pas encore lu mais qui ne saurait tarder).
La série River Falls avait été un gros coup de cœur et c'est avec celle-ci que j'avais découvert Alexis. Donc c'est un réel plaisir pour moi que de retrouver Mike Logan et Jessica Hurley dans de nouvelles enquêtes.
Mike a été réélu shérif de River Falls suite à son retour au pays. Il voulait un peu de paix mais c'est sans compter les meurtres bizarres qui ont l'air de le poursuivre. Une jeune fille est retrouvée un matin par des randonneurs. Elle est complétement nue et tient son cœur dans les mains. Une enquête difficile pour Mike et son équipe qui patauge un peu dans la semoule.
Un autre intervenant va prendre par à l'enquête de manière officieuse. C'est Stephen Callahan qui lui aussi revient à River Falls après une absence de 13 ans. Il est grand reporter de guerre et aime particulièrement les histoires de meurtres.
On retrouve de nouveau un des principes qu'aime l'auteur à savoir une double enquête entre la police d'un côté et un ou une journaliste de l'autre. Cela permet une alternance de chapitre entre les deux et double informations pour nous lecteurs.
Comme d'habitude Alexis nous embarque dès les premières lignes dans l'histoire. Nous sommes immergés totalement dans la ville et l'enquête à tel point qu'il nous est difficile de poser le livre. Je suis toujours étonnée de voir à quelle rapidité je lis ses livres sachant que la plupart font plus de 400 pages. Mais quand c'est bon et bien écrit les pages se lisent toutes seules!
Plus l'auteur écrit de polar et plus il est difficile de trouver qui est le coupable et surtout le pourquoi. De plus la vie privée des personnages a toujours un fil conducteur et Alexis nous laisse toujours sur un cliffhanger en fin de prologue. Du coup on rage, on peste de savoir qu'il va falloir attendre un an pour lire la suite! Ce n'est pas très gentil de nous faire ça Alexis!!!
Encore une fois un sans faute pour Mister Aubenque qui je pense n'a plus rien à prouver dans le milieu du polar. Il sait faire et très bien même sans tomber dans le glauque, le gore ou le vulgaire. Un auteur sur qui on peu compter pour passer un super moment de lecture!
Je remercie Alexis et Lilas des Editions Milady pour cette lecture ;-) 

mercredi 21 juin 2017

Miroir obscur d'Ivan Zinberg - Editions Critic

4ème de couverture
Au coeur des beaux quartiers de Los Angeles, le corps d'un gynécologue est retrouvé criblé de balles, le chiffre 1 gravé sur le front. Premier meurtre d'une longue série. Quand le tueur s'en prend aussi à des célébrités, les médias se déchaînent.
Le paparazzi Michael Singer se voit impliqué dans l'affaire - suspecté, même. Sa carte de visite, telle une signature, est découverte près des victimes.
Quel but poursuit le tueur ? Et pourquoi cherche-t-il à le mettre en cause ?
Bien décidé à faire justice lui-même, le journaliste, épaulé par une ancienne policière, se lance aux trousses de l'assassin.



Mon avis
Je remercie Babelio pour sa masse critique ainsi que les éditions Critic.

J'ai connu Ivan Zinberg via son premier ouvrage "Jeu d'ombres" qui était pas mal du tout, et qui m'avait laissé avec un grand malaise à la fin de l'histoire. J'ai donc réitéré avec cet auteur afin de savoir s'il serait également à la hauteur avec ce nouvel opus. 

Mike Singer est paparazzi mais celui-ci voudrait s'éloigner du monde des paillettes pour faire du vrai journalisme. C'est ainsi que nous le retrouvons chez Marbella, ancienne membre de gang qui avait sombré dans la drogue. Lorsque Alison Kostas, ancienne flic devenu son assistante lui envoie un message pour le prévenir que la police est sur place et qu'ils veulent lui parler. En effet, le corps d'un gynécologue réputé est retrouvé à son domicile avec la carte de Mike. Curieuse coïncidence ou pas ? Les événements vont s'enchaîner à vive allure...

D'entrée de jeu, Ivan Zinberg nous plonge dans le vif du sujet avec le meurtre du gynécologue. D'autres meurtres vont se succéder, mais pour ma part, je ne comprenais pas où l'auteur voulait m'emmener. A l'issue de cette première partie qui a été assez lente à se mettre en place, mais nécessaire car elle nous apporte également des éléments importants pour la bonne compréhension de l'histoire. A la moitié du livre, le coupable "idéal" est découvert... cependant, tout est trop facile et s'imbrique trop parfaitement. Et puis, d'un coup, je ne sais pas ce qui a piqué l'auteur mais celui-ci accélère le rythme et remet tout en cause. Rien n'est terminé, loin de là ! Cela aurait été beaucoup trop facile. L'enquête redémarre et à présent tout est permis. Tout le monde est coupable à mes yeux. Je m'échine à chercher qui pourrait être le coupable sans le trouver et cela jusqu'à ce que Ivan Zinberg l'ai décidé. 

Un petit aspect négatif dans la construction de ce roman, je déplore les répétitions des avancements de l'enquête via tous les personnages principaux (Mike, la police et les journalistes). Néanmoins, cela n'empêche pas le bon déroulement de l'histoire.

Ivan Zinberg maîtrise parfaitement son sujet de bout en bout. Son analyse est parfaite, toutes les pistes sont minutieusement fouillées. Son écriture est singulière ajouté à cela un rythme qui monte crescendo jusqu'à l'ivresse. Cet opus reste malgré les répétitions un excellent livre qui vous surprendra plus d'une fois !

 # By Aurélie :)

mardi 20 juin 2017

Une bonne intention de Solène Bakowski - Editions Bragelonne

**** Chronique de Jess ****

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’'enlise dans le deuil et sa grand-mère s'’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l'’école.
On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d'’une bonne intention ?



J'entends beaucoup parler de Solène Bakowski sur les réseaux sociaux notamment de son livre Un Sac qui est également dans ma bibliothèque. J'avais envie de la connaître par son dernier roman qui vient de sortir.
Je viens à peine de finir ce livre et j'en suis encore toute retournée. Ce livre est une pépite ! Autant par l'écriture qui est parfaite que par l'histoire qui m'a énormément touchée.
J'ai été aussi touché par ce livre que par Des souris et des hommes de Steinbeck c'est vous dire!
Parlons un peu de l'histoire. Mathilde, dit Mati, vient de perdre sa maman. Son père qui était fou de sa femme ne s'en remet pas. Il délaisse de plus en plus sa fille d'autant plus qu'elle ressemble comme deux gouttes d'eau à sa femme. La grand-mère, Eliane, s'occupe de Mati dès la sortie de l'école. Cette grand-mère m'a tout de suite été antipathique! On sent qu'elle est vraiment mauvaise dès les premières pages. Un jour, Mati ne rentre pas de l'école et tout s'enchaîne.
Le livre est divisé en 3 parties. La première partie où nous découvrons la vie de famille de Mati. Dans la deuxième nous rencontrons Rémi, jeune homme de 24 ans qui est à part. Il est autiste et sa vie est composée de personnes pas très gentilles. Mais Rémi est bon et ne supporte pas l'injustice et le malheur des autres qu'il vit à 100% dans ses tripes.
Et la troisième partie reprend la vie de famille de Mati.
Je n'en dirais pas plus de l'histoire pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte.
Ce livre est plein de sentiments, on les vit au travers des différents personnages que se soit Mati, Rémi, Eliane et même Nicolas, le père de Mati.
On s'attache ou on déteste les personnages. On s'attache surtout à Mati, cette petite fille a qui la vie n'a pas réservé que de bonnes choses.
Ce thriller psychologique est vraiment excellent. Dans la même trempe que les livres de Barbara Abel et sortant de ma bouche c'est plus qu'un compliment!
L'auteure sait emporter son lecteur grâce à son style impeccable et la psychologie des personnages. On va se douter, on va chercher à savoir mais elle nous donnera toutes les informations au compte-goutte.
En bref j'ai adoré! Ce livre est un vrai coup de cœur.
Je ne connaissais pas du tout les écrits de Solène Bakowski, je vais maintenant me jeter sur Un Sac qui est je pense très bon aussi.

lundi 19 juin 2017

L'étrange Halloween de M.Léo d'Olivier Kourilsky - Editions Glyphe

**** Chronique de Jess ****
Trafiquant de drogue, Léo Hernàndez, dit Le Mexicain, traîne une superstition maladive. Voici qu'à la suite d'une livraison ratée, son patron lui ordonne de foncer au pays de Galles récupérer une nouvelle cargaison de came dans un château hanté, le soir d'Halloween. Le Mexicain va y croiser un couple de chirurgiens français et leur fille Pauline, adolescente perturbée, gothique et un peu kleptomane.C'est le début d'une suite de rebondissements en cascade : le malfaiteur, poursuivi par la police et ses anciens complices, veut récupérer son bien à tout prix, un précieux carnet garant de sa survie. L'ex-commissaire divisionnaire Maupas trouve là une occasion rêvée de sortir de sa retraite.

Léo Hernandez dit "Le Mexicain" est une petite frappe. Il est le maillon d'un puissant trafic de drogue. Quand un jour la remise d'une cargaison tourne à la catastrophe il se retrouve obligé de sortir l'argent de sa poche et de partir en Angleterre afin de récupérer une nouvelle cargaison. Il sait qu'il est sur la sellette vu que son pote s'est fait liquider par ses patrons. Parti en Angleterre, il va croiser la route de la famille Timsit qui sont en voyage. Cette pauvre famille va se retrouver en plein dans les histoires du Mexicain alors qu'elle n'avait rien demandé.

Encore une fois c'est un plaisir de lire un polar du Docteur K. Je sais que je vais passer un bon moment mais trop rapide (ses livres se lisent trop vite!) Nous retrouvons des personnages connus notamment le commissaire Victor Maupas qui est maintenant à la retraite.

Dans ce polar nous connaissons d'entrée de jeu le coupable (Le Mexicain). Le but de l'intrigue étant de savoir comment la police va le retrouver et l'arrêter. Car sous ses airs un peu niais et gauche il est bien malin! Et si au premier abord je le trouvais sympathique, j'ai fini ma lecture en le trouvant très rebutant.

Tout se tient et l'enquête est très bien menée. Nous avons un point de vue externe c'est à dire que nous sommes les témoins des agissements de tous les protagonistes de l'histoire (Truands, victimes, police etc). Un petit rebondissement de dernière minute a enchanté ma fin de lecture. Je ne m'y attendais pas une seule seconde et j'aime être surprise comme cela.
Encore une fois un petit polar bien sympathique d'Olivier Kourilsky.
Si vous ne connaissez pas ses polars voici mes avis sur ses précédents livres :

Meurtre à la morgue
Meurtre avec prémédication 

mercredi 14 juin 2017

Quand on a que l'humour d'Amélie Antoine - Editions Michel Lafon

**** Chronique de Jess ****
 
C'’est l'histoire d'’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.
Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.
Un homme blessé qui s’'est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.
C’'est aussi l'’histoire d'’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.
Un garçon qui a grandi dans l'’attente et l'’incompréhension.
Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.
C'’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l'’histoire d’'un père et d'’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.


C'est toujours un plaisir de commencer un livre d'Amélie Antoine. C'est une auteure que j'ai connu avec son livre Fidèle au poste (mon avis ici) que j'avais beaucoup aimé. Amélie m'avait bien eu avec son superbe roman Au nom de quoi écrit sous le pseudonyme de Dorian Meune qui m'avait bouleversé et qui avait été un énorme coup de cœur (mon avis ici).
Je me suis donc jetée sur son dernier roman. Et comme d'habitude dès les premières lignes je suis emportée dans l'histoire. L'écriture d'Amélie y joue beaucoup, ça coule tout seul.
Cette fois elle nous raconte l'histoire d'Edouard Bresson, un humoriste célèbre que tout le monde adule. Les chapitres s'alternent entre passé et présent. Passé où l'on découvre l'enfance d'Edouard, sa famille, ses faiblesses, ce qui l'a poussé à faire rire son entourage, ses amours, sa femme et son fils Arthur.
Et le présent avec sa dernière représentation. Un final au Stade de France pour clôturer une tournée de plusieurs mois. Un final époustouflant, au-delà de ce qu'Edouard aurait pu imaginer mais qui lui donne un goût amer dans la bouche et une terrible angoisse. Il remet en question sa vie, ses choix, voudrait retrouver l'anonymat et le calme. Il voudrait surtout rattraper le temps perdu avec son fils et se réconcilier avec lui.
 
Le livre se présente en deux parties. La première donc avec la vie d'Edouard et la deuxième du point de vue d'Arthur. Il va nous raconter comment il a vécu le fait d'être "fils de", et essayer de comprendre ce père absent.
Grâce à une chasse au trésor que son père va lui organiser il va apprendre à connaître et redécouvrir Edouard.
 
Drôle, touchant, triste, ce livre est une petite pépite qui fait passer le lecteur pas tout un tas d'émotions. Encore une fois Amélie a su me toucher au plus profond de moi grâce à la délicatesse de son écriture et de son style. Elle a su décrire parfaitement cette relation père-fils très compliquée et délicate. Chacun des deux personnages est attachant à sa façon.
L'histoire est tellement bien décrite que l'on pourrait croire à une autobiographie. J'ai vraiment été touché par Edouard et Arthur et je me suis sentie très proche d'eux.

Encore une fois Amélie Antoine m'offre un coup de cœur littéraire. Il me tarde de la rencontrer enfin à St Maur en Poche pour pouvoir discuter de ses différents ouvrages.
 
 

lundi 12 juin 2017

Hier encore c'était l'été de Julie de Lestrange - Editions Livre de Poche

**** Chronique de Jess ****

Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance. Mais lorsque la vie les prend au sortir de l’adolescence, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir apprendre à se battre pour exister. À travers les drames subsistent alors l’amitié, les fous-rires et les joies. Et l’amour, qui les sauvera.
Voici un livre que je vois souvent passer et qui me tente depuis un bon bout de temps. Cette fois j'ai décidé de me lancer.
Tout commence par l'histoire d'un couple, les Fresnais, qui se sont mariés à la fin de la seconde guerre mondiale. Ils ont construits leur vie petit à petit avec leurs métiers et leurs enfants. Un jour Henri Fresnais va faire construire un chalet de vacances à la montagne. Ils vont très vite sympathiser  avec leurs voisins qui ont des enfants du même âge. Et de génération en génération ils vont continuer à se voir et à s'entendre à merveille.
Alexandre et Marco font partis de la deuxième génération et sont meilleurs amis. Avec leurs cousins et amis ils se retrouvent régulièrement dans le chalet de l'amitié pour les vacances. A 20 ans la vie est belle et tout l'avenir est devant eux.
Nous allons suivre la vie d'Alexandre et de ses proches pendant une dizaine d'années. Je me suis sentie proche de cette génération car moi aussi j'avais 18 ans en l'an 2000. Mais d'un autre côté j'ai trouvé certains personnages très sérieux pour leur âge dans leur choix de métier ou de conviction.
Pas facile de rentrer dans la vie adulte et de se construire. Entre amour, travail, amitiés, famille, Alex va avoir de quoi faire. Tous les aspects de la vie sont représentés en 10 ans de vie.

Ce livre est une très belle découverte. Une très belle pause polar comme je les aime. On s'attache aux différents personnages, on vit à travers eux, on traverse leurs épreuves la larme à l'œil parfois. On a eu les mêmes envies, les mêmes peines, les mêmes interrogations au même âge.

Un livre très agréable à lire. Pour ceux qui aime les histoires de famille et d'amitiés je ne peux que  vous le conseiller.

vendredi 9 juin 2017

Tu ne te souviendras pas de Sebastian Fitzek - Editions Livre de Poche

**** Chronique de Jess ****
Depuis la disparition de son fils, le couple de Robert Stern, célèbre avocat berlinois, a volé en éclats. Un soir de pluie, l'une de ses anciennes maîtresses lui donne rendez-vous dans une friche industrielle désaffectée, à l'écart de la ville. Elle est accompagnée de Simon, 10 ans, atteint d'une tumeur au cerveau et, surtout, convaincu d'avoir été un assassin dans une vie antérieure Impensable ! Et pourtant, sur les indications du jeune garçon, Robert découvre le cadavre d'un homme que Simon prétend avoir assassiné quinze ans plus tôt à coups de hache. Quelques jours plus tard, Robert reçoit un étrange coup de fil. Une voix masquée lui annonce que l'enfant qu'il croyait avoir perdu dix ans plus tôt est en réalité bien vivant. Cependant, pour le retrouver, il va devoir d'abord découvrir qui a commis les meurtres dont s'accuse Simon.



Depuis le temps que j'entends parler de cet auteur j'ai enfin sauté le pas et lu un des livres que j'avais dans ma biblio.
Robert Stern est avocat, il a perdu goût à la vie quand il a perdu son fils 10 ans plus tôt. Sa vie va se retrouver sans dessus dessous quand Carina son ex lui donne rdv un soir dans une friche. Elle est avec Simon un des patients dont elle s'occupe âgé de 10 ans. Il est persuadé d'avoir une vie antérieure et d'avoir été un tueur en série. Il va finalement tomber sur un cadavre sur les indications de l'enfant.
Etant en mauvais terme avec la police au vu de son métier, ces derniers vont avoir du mal à croire à son histoire.
Quelques jours plus tard il va recevoir un mystérieux DVD qui va lui démontrer que son fils est toujours en vie. Le maître chanteur va tout faire pour découvrir la vérité sur le meurtrier.
Avec l'aide de Carina et d'Andreas un de ses anciens clients ils vont enquêter afin de découvrir la vérité.

J'ai eu un peu de mal avec le style et l'écriture mais je pense que ça a plus à voir avec la traduction. C'est toujours le problème quand on lit un livre d'un auteur étranger.
L'histoire est assez prenante et j'ai été impatiente de connaître le dénouement. Malgré tout j'ai quand même parfois été perdu car l'intrigue part un peu dans tous les sens. Trop de rebondissements tue le rebondissement!
Je pense que j'aurais dû commencer par un autre de ses livres plutôt que celui-ci.

Un thriller qui se laisse lire dans la même veine que les livres d'Harlan Coben. Pas un coup de cœur.
Je vous dirais pour conclure de vous faire votre propre avis sur ce livre. Pour le coup j'essayerai un autre de ses livres pour me faire une meilleure opinion sur cet auteur.


mercredi 7 juin 2017

Tu tueras l'ange de Sandrone Dazieri - Editions La bête noire

**** Chronique de Jess ****

La mort rôde, aussi belle que fatale. Serez-vous sa prochaine victime ?
Lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, la police fait une macabre découverte : tous les passagers de la classe affaires sont retrouvés morts.
Si les premiers indices orientent l'enquête vers un attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, muscles d'acier et âme fragile, est persuadée du contraire. Pour elle, seul Dante Torre, l'« Homme du silo », est capable d'y voir clair dans ce brouillard de mensonges et de fausses pistes. Très vite, ils découvrent que ce massacre n'est que l'énième épisode d'une longue série de carnages, sur laquelle plane l'ombre d'une mystérieuse figure féminine. Elle ne laisse aucune trace, juste un nom : Giltiné, l'ange lituanien des morts.
Une nouvelle enquête de Colomba Caselli et Dante Torre, après le succès français et international de Tu tueras le père.
C'est avec plaisir et impatience que je retrouve Colomba et Dante, les personnages de Tu tueras le père. Mon avis sur ce dernier ici.
Tout commence par une macabre découverte dans le TGV Milan-Rome où tous les passagers de 1ère classe sont retrouvés morts. Une attaque terroriste revendiquée par DAESH. Colomba est appelée sur les lieux mais pour elle tout semble trop simple et facile. Elle décide de faire appel à son ami Dante pour résoudre cette nouvelle énigme.
Comme dans le précédent opus, Colomba va vite être suspendue et faire cavalier seul avec Dante.
Dante se rend vite compte qu'une femme pourrait être responsable du massacre du train tout comme plein de massacres à travers le monde. Qui est-elle? Mystère.
Ils vont tout faire pour essayer de l'arrêter dans sa macabre quête.
Encore une fois l'auteur nous embarque de nouveau dans une enquête exceptionnelle qui ne nous laissera aucun répit.
Encore un pavé de plus de 500 pages où les pages défilent à une vitesse vertigineuse. Tout s'enchaîne parfaitement. L'auteur nous offre des flashback comme dans le premier opus mais qui ne nous éclairerons qu'à la toute fin.
Nous retrouvons pleins d'anciens personnages mais aussi de nouveaux tout aussi bien travaillés. L'auteur nous fait aussi voyager et on a l'impression de visiter les lieux en même temps que nos héros.
Et ne vous attendez pas à être ravie de la fin mais plutôt estomaqué! La première chose qui m'est venue à l'esprit c'est "Mais non!!! Pourquoi nous faire ça!?" Une chose est certaine, il va falloir lire le prochain pour enfin connaître le dénouement de l'histoire.

Encore une fois c'est un sans faute pour Sandrone Dazieri qui confirme son talent de maître de suspens. Après deux livres je peux vous dire que je suis totalement addict à son écriture et ses personnages.
J'ai hâte de pouvoir le rencontrer à Saint Maur en Poche à la fin du mois :-)

jeudi 1 juin 2017

Miss Cyclone de Laurence Peyrin - Editions Calmann Levy

**** Chronique de Jess ****

A l'ombre du Cyclone, les célèbres montagnes russes de Coney Island, là où New York se jette dans la mer, Angela et June, deux jeunes filles que tout oppose, se construisent ensemble dans une amitié indéfectible.

L'amitié féminine, dans sa force et sa singularité, est racontée ici de manière lumineuse par Laurence Peyrin, à travers quatre temps de la vie d'Angela et de June. Quatre temps décisifs qui coïncident avec quatre événements marquants de l'histoire new-yorkaise,, la mort de John Lennon, l'ouragan Bob, l'affaire Lewinsky, le 11-Septembre, comme autant d'échos aux bouleversements intimes de ces héroïnes.


Attention gros coup de cœur!

J'ai été tout de suite emballée par la quatrième de couverture de ce livre. Moi qui adore New-York j'avais hâte de lire cette histoire.

L'histoire d'Angela et de June, deux adolescentes de 16 ans qui vivent à Coney Island. Angela vit dans un HLM et June dans une résidence huppée. Tout les différencie mais ne dit on pas que les différences rassemblent. Angela a sa vie toute tracée. Elle est en couple depuis 3 ans avec Nick dont le père tient les auto-tamponneuse  de la fête foraine. Ils ont pour projet de se marier d'ici 4 ans et de reprendre le manège paternel.
Un soir, Nick va lui présenter Adam, un jeune étudiant en droit de l'Upper East Side. Ses convictions vont vite être mises à mal suite à cette rencontre. Elle va commencer à s'imaginer une autre vie que celle que sa famille lui a tracé. Mais c'est sans compter les évènements de la vie qui vont chambouler ses plans.
June quant à elle va continuer sa vie comme elle l'a commencé, sans jamais vraiment se poser. Etant amoureuse d'un homme qui en aime une autre. Mais le roman est centré sur la vie d'Angela plus particulièrement même si leur amitié prend une part très importante.

Ce roman se découpe en 4 parties qui représentent 4 grands évènements de la vie des 4 jeunes. La mort de John Lennon, l'ouragan Bob, l'affaire Lewinsky et le 11-Septembre.
Nous allons suivre la vie de nos 4 personnages sur une longue période. De mariage, en accouchement, en passant par des divorces et des trahisons. Tout les évènements se mixent à l'histoire avec une certaine fluidité.
Je me suis tout de suite attachée à tous ses personnages. Ils ont tous leur personnalité bien à eux. On vit à travers eux l'amour impossible, l'amitié, les déceptions, la famille. En bref tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment. Il y a aussi quelques rebondissements qui sont très agréable et nous laisse bouche bée.

En bref, je suis triste de quitter les personnages d'Angela, June, Adam, et Nick. J'aimerais énormément les retrouver dans de nouvelles histoires. Et je trouve génial que l'auteure soit française car je trouve qu'elle décrit la vie New-Yorkaise de manière magistrale. On a vraiment l'impression d'y être et de vivre les différents évènements marquants de l'intérieur.
J'ai énormément aimé le style de l'auteure et je vais me pencher sur ses autres romans car je pense que je ne serais pas déçue.
Si vous voulez passer un bon moment de lecture je vous conseille ce roman. C'est une très bonne pause polar comme je les aime. Une histoire avec plusieurs tranches de vie où l'on suit des personnages attachants. 



Je remercie les éditions Calmann Levy pour cette nouvelle lecture.

mercredi 31 mai 2017

La fille derrière la porte de Patricia Hespel - Les nouveaux auteurs

**** Chronique de Jess ****

Deux jeunes femmes, deux destins. D'un côté, Emmy, une jeune femme dépressive, fragilisée par les aléas de la vie et, de l'autre, sa voisine, Léna, une battante sûre d'elle qui va vite tenir la première sous son emprise et lui proposer un pacte singulier. Au fil des mois et de cette amitié atypique, un pacte venimeux et addictif s'articule autour de leur longue descente aux Enfers...

Je remercie Patricia Hespel pour m'avoir permis de découvrir son livre.
Emmy est au fond du gouffre depuis que son mari l'a quitté et a demandé la garde de ses deux enfants. Elle a perdu son boulot, n'a plus goût à la vie.
Elle reçoit de mystérieuses lettres anonymes qui la dépriment encore plus et l'enfonce de plus en plus dans la dépression.
Un matin elle tombe sur sa nouvelle voisine, Léna. Les deux jeunes femmes vont vite sympathiser. Léna va la coacher afin qu'Emmy refasse surface et reprenne confiance en elle.
Léna est en couple avec Magnus. Tous les deux se sont rencontrés 13 ans plus tôt dans un hôpital psychiatrique. Nous allons dès le départ comprendre que Léna n'est pas celle qu'elle prétend être vis-à-vis d'Emmy et qu'elle est derrière sa descente aux enfers.
Pourquoi en veut-elle autant à Emmy? Quel est le lien entre les deux jeunes femmes?
Je me suis posée ces questions tout le long du livre. Et jamais je n'aurais pu imaginer le pourquoi!
L'auteure nous offre certains flashback de la vie passée des deux femmes mais à aucun moment il n'y a un indice qui pourrait nous dévoiler le dénouement final.
Ce livre est un très bon polar psychologique comme je les aime. De la même trempe que les livres de Barbara Abel. Les deux personnages principaux sont excellemment décrits et la psychologie est à son paroxysme. Au fur et à mesure nous allons nous rendre compte que Léna est plus diabolique et perturbée qu'il n'y parait au début.
Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et je n'avais qu'une hâte connaître la fin. Un véritable page turner donc que ce polar. L'auteure a su maintenir le suspens jusqu'aux derniers chapitres.
J'ai toujours une petite appréhension quand on me contacte afin de lire un livre, de peur de ne pas aimer et d'être déçue mais là sur le coup c'est une belle surprise!
Je vous conseille de ne pas passer à côté de ce livre qui est selon moi une  très belle découverte.


dimanche 28 mai 2017

Question de standing de Sophie De Villenoisy - Editions Denoël

**** Chronique de Jess ****
Caroline n'a jamais eu de problèmes avec l'argent. Elle a même toujours été assez douée pour le dépenser !
A 43 ans, Caroline d'Adhémar de Gransac a tout ce dont une femme peut rêver : la beauté, l'argent, l'amour de ses enfants et l'admiration de ses amis. Sa vie ressemble à une pub de magazine, elle est aussi réussie que son brushing. Marc, son ex-mari et avocat d'affaires, pourvoit à son standing. Jusqu'au couac, le congé parental de Marc, qu'elle n'a pas vu venir et qui la laisse du jour au lendemain sans revenus.
Caroline, qui n'a jamais travaillé, va devoir mettre les mains dans le cambouis et sa manucure va prendre cher. Son ego aussi. Acculée, elle fait un choix terrible, que la morale et sa bonne éducation réprouvent. Ses proches pourront-ils lui pardonner ?
Je remercie les Editions Denoël pour cette lecture et la découverte de l'auteure que je ne connaissais pas.
J'ai passé un bon moment de lecture. Ce livre est très bien pour une pause polar.
Caroline, 43 ans, divorcée, 2 enfants ados vit de la monstrueuse pension alimentaire de son ex mari. Avec ses 6000 euros par mois elle a de quoi voir venir. Mais avec le train de vie qu'elle mène c'est tout juste suffisant. Entre boutiques de luxe, soins de beauté, voyage au Club Med avec son amant et déjeuner au champagne avec ses deux meilleures amies, la pension est vite dilapidée.
Du jour au lendemain, son ex mari lui annonce qu'il décide de prendre un congé parental à l'arrivée de son bébé. Elle ne se rend compte des conséquences que le jour où sa CB est refusée. La chute est vertigineuse pour Caroline qui n'a jamais eu le moindre problème d'argent. Elle va connaître les fins de mois difficile, les découverts astronomiques et les catastrophes en cascade.
Elle va trouver une solution pas très catholique pour se renflouer les poches. 
Ce livre m'a bien fait sourire du début à la fin. Et curieusement moi qui pensait que Caroline allait m'agacer au plus haut point, j'ai été surprise de m'attacher à ce personnage. Elle a tout de la caricature de la poule de luxe a qui tout réussi et d'un côté cela fait du bien de la voir tomber de son piédestal. Ca va lui permettre de se rendre compte du monde impitoyable dans lequel elle vit et de revoir ses priorités.
L'auteur a su très bien décrire le monde de Caroline que ce soit avant ou après la chute. Son style est très agréable et le livre se lit très rapidement (une soirée). Ce fut donc une lecture très plaisante et sans prise de tête. Je me pencherai sur les autres livres de cette auteure car j'ai beaucoup aimé sa plume.

Détails sur le produit

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : Denoël (4 mai 2017)

samedi 27 mai 2017

Mör de Johana Gustawsson - Editions Bragelonne


**** Chronique de Jess ****

Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S'emploie pour parler de la viande. 
 
Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.
Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.
Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l’ancien compagnon de l’écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?


Block 46 avait été une très belle découverte et un gros coup de cœur (ma chronique ici). C'est donc confiante que j'ai commencé ma lecture de Mör. Et en refermant ce livre une seule pensée me vient à l'esprit :"comment une femme aussi charmante que Johana peut elle écrire des choses aussi horribles?!!". Ce bouquin est un énorme coup de cœur! Un regret : ne pas l'avoir lu dès que je lui ai pris à Polar Lens où je l'ai enfin rencontré.
Revenons donc au livre et à son histoire. Comme dans Block 46, l'auteure nous embarque entre deux pays (Londres et la Suède) et dans deux époques différentes à savoir de nos jours et à la fin du XIXème siècle dans le Londres de Whitechapel et de Jack l'éventreur. Moi qui adore voyager dans mes lectures je suis ravie.
D'entrée de jeu ou de chapitre si vous préférez nous sommes plongés dans cette histoire à tiroirs et nous nous demandons quel est le lien entre le passé et le présent. Le présent avec la découverte d'un cadavre sur les bords d'un lac. Une femme a été dépécée au niveau des parties charnues de son anatomie. Emilie Roy, la célèbre profileuse de Block 46 va être appelé sur l'affaire ainsi que l'auteure Alexis Castells. Cette dernière est directement concernée car il semblerait que le meurtre ressemble étrangement à l'oeuvre du tueur en série qui a sévi dix ans plus tôt et coûté la vie de son fiancé de l'époque. 
Aurait-on affaire à un copycat? De plus, une célèbre star de la TV londonienne vient d'être kidnappée dans des circonstances similaires et s'ensuit une course contre la montre pour la retrouver vivante. 
Vous l'aurez compris, ce livre ne nous laisse pas une seconde de répit. Nous retrouvons avec plaisir les personnages que l'on a connu en lisant Block 46 et nous en rencontrons de nouveaux pour notre plus grand plaisir. Car les personnages de Johana sont toujours très bien travaillés ce qui nous donne l'impression de les connaître vraiment. 
L'histoire et l'enquête sont aussi également très prenantes. L'auteure ne nous épargne aucun détails dans la vie des différents personnages, ni dans ce qu'ils ont pu subir que ce soit les victimes ou les personnes enquêtant sur l'affaire. Mais tout est dosé savamment, pas de gore superflus ni de voyeurisme salace. 
Je suis épatée par la qualité de ce polar qui est une totale réussite et je le redis un énorme coup de cœur. J'avais déjà été très enthousiaste  lors de son premier polar qui était déjà remarquable mais là elle a réussi à monter en gamme dans la perfection. Un livre qui est pour moi une totale réussite du début à la fin. Et quelle fin! Moi qui en général trouve le fin mot de l'histoire relativement vite ici rien! nada! Je suis allée de surprises en surprises. En bref j'ai eu beaucoup de mal à le poser et merci insomnie j'ai même continué ma lecture en plein milieu de la nuit. Un polar donc à ne pas louper, frissons et addiction garantis!

Polar Lens 2017
 

jeudi 25 mai 2017

Mort point final de Frank Klarczyk - Editions Lucien Souny

**** Chronique de Jess ****

Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l'’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n'’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l'équipe de Vigeois. La surprise est d’'autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s'est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d'’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n'’a plus le droit à l'erreur !
L'’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.



Je remercie Babelio et sa masse critique pour cette nouvelle lecture.
J'ai tardé à lire les écrits de Frank Klarczyk malgré ma rencontre avec lui à Polar Lens l'an dernier. J'ai dans ma bibliothèque Les crocs de la Corrèze que je vais m'empresser de sortir suite à la lecture de Mort point final.
J'ai été très surprise par la qualité de ce polar. Un roman des plus angoissants. Ce livre est très court et se lit relativement rapidement. Rien n'est laissé au hasard, pas de temps mort, tout est fait pour que le lecteur soit immergé dans l'histoire. Et quelle histoire!
L'histoire de Mélanie Vasseur, jeune policière, qui un matin bâillonne et menotte son petit ami à son lit. Le jeune homme craignant que Mélanie commette l'irréparable décide de raconter son histoire.
Lorsqu'elle avait 15 ans, son professeur de français, Mr Bernard, a enfermé la classe pendant deux heures pour leur faire vivre un enfer. Il a décidé de leur faire faire une dictée pour le moins mortelle. Les élèves ont le droit à une erreur (un avertissement) sinon c'est une balle dans la tête.
Paul va donc nous faire revivre le calvaire et l'horreur vécu pendant deux heures par ces élèves de seconde. L'histoire s'alterne donc entre passé et présent. Nous allons comprendre au fur et à mesure pourquoi Mélanie a changé de comportement.
Je n'en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher votre plaisir.
Comme je le disais plus haut ce livre est une très belle découverte. Nous sentons que l'auteur est du métier (Police) car toute la partie côté police et force de l'ordre est très bien décrite. Rien de superflus, l'auteur va droit au but. Son style est fluide et curieusement j'ai revu pas mal de règles grammaticales pendant ma lecture ;-)
Ce polar est particulièrement angoissant. Je me suis imaginée à la place de ces élèves, je souhaitais une fin optimiste pour tout le monde. J'ai angoissé avec les forces de l'ordre. En bref je suis passée par tout un tas de sentiments.
Une lecture addictive qui se dévore en une journée à peine que je vous conseille grandement. Je vais me plonger vite fait dans le livre de Frank qui m'attend dans ma bibliothèque.

Polar Lens 2016

Biographie de l'auteur

Il se destinait à être professeur mais Frank Klarczyk s'est trompé de porte. Il est entré dans la police, voilà vingt-cinq ans. Il est un « policier de la rue », comme il aime le dire, c'est-à-dire qu'il exerce au sein de la police-secours. D'abord affecté en région parisienne, puis dans le Nord, il est aujourd'hui en poste dans le Sud-Ouest, et plus précisément à Brive-la-Gaillarde. L'écriture est devenue son exutoire, même s'il a commencé à écrire bien avant d'entrer dans la police. Son tout premier texte était un scénario pour …. une comédie policière ! Si ses histoires s'inspirent de son expérience et collent à la réalité, elles flirtent avec la fiction, le fantastique. Frank Klarczyk aime écrire sur le fil du rasoir, sachant qu'à tout moment cela peut basculer, saigner ou, pour le moins, surprendre. Deux polars sont précédemment parus aux éditions Geste : Sanglante vérité ; Les crocs de la Corrèze

Détails sur le produit

  • Poche: 192 pages
  • Editeur : Lucien Souny (6 mai 2017)
  • Collection : Plumes noires

mardi 23 mai 2017

Tu tueras le père de Sandrone Dazieri - Editions La Bête noire

**** Chronique de Jess ****

LE PÈRE EST LÀ, DEHORS, QUELQUE PART.
LA CAGE EST DÉSORMAIS AUSSI VASTE QUE LE MONDE,
MAIS DANTE EST TOUJOURS SON PRISONNIER.

Non loin de Rome, un homme affolé tente d'arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d'une clairière.

Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l'hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparition de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s'échapper. Pendant des années, son seul contact avec l'extérieur a été son mystérieux geôlier qu'il appelle « le Père ».

Colomba va le confronter à son pire cauchemar : dans cette affaire, Dante reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté.


Ce livre était dans ma biblio depuis quelques mois déjà. Par ailleurs, je remercie Alexis Aubenque pour le cadeau. Je l'ai lu ce mois-ci car j'ai reçu Tu tueras l'ange du même auteur et je voulais enfin découvrir la plume de Sandrone Dazieri. Je n'ai qu'un seul regret : ne pas avoir lu ce livre à sa sortie car c'est un polar plus que génial! J'aurais dû d'ailleurs m'en douter car je me rends compte que la plupart des auteurs italiens que j'ai lu sont très bons. Il y en a qui sont fans des polars nordiques (comme ma binôme Aurélie) et moi qui aime ceux de nos amis italiens.
L'auteur nous a créé deux personnages très atypiques, heurtés par la vie. Colomba Caselli, commissaire de police en disponibilité suite au Désastre qui a eu lieu à Paris. Et Dante Torre, surnommé l'enfant du silo, qui a été enlevé à l'âge de 6 ans et maintenu prisonnier dans un silo pendant 11 ans. Il a réussi à s'échapper mais garde de grosses séquelles psychologiques suite à sa détention. Ces deux là vont se retrouver à enquêter officieusement sur une affaire d'enlèvement d'un jeune garçon. Tout porte à croire que c'est l'œuvre du Père (le kidnappeur de Dante). Tout le monde est persuadé que ce dernier s'est suicidé après que Dante se soit échappé. Pour Dante il est toujours en vie et le surveille.
Une longue enquête va donc commencer pour essayer de retrouver l'enfant disparu et traquer le Père afin qu'il arrête de nuire. Mais ce qu'ils vont découvrir au fil des jours vont leur donner des sueurs froides et beaucoup de fil à retordre.
Malgré la longueur du roman (550 pages) il n'y a aucun temps mort. L'auteur a su nous harponner du début à la fin. J'avais qu'une hâte découvrir qui est le Père et pourquoi il enlevait les enfants. Et je peux vous dire que j'ai été surprise de bout en bout et que pas une seconde je n'aurais pu imaginer la fin.
Un polar surprenant, très bien mené, avec des personnages atypiques et attachants au possible. J'ai hâte de commencer Tu tueras l'ange afin de retrouver les personnages car je me suis vraiment attachée à eux.
Si vous aimez les polars qui ne vous laisse pas une minute de répit ce roman est pour vous. Et ne vous laissez pas intimider par la grosseur du livre car vous serez tellement happé par le récit que vous ne verrez pas les pages se tourner!

Biographie de l'auteur

Sandrone Dazieri est né à Crémone en 1964. Il a exercé divers métiers avant de devenir journaliste spécialisé dans la contre-culture et la fiction de genre. Il se fait connaître en France par une trilogie noire encensée par la critique : Sandrone & Associé (2001), Sandrone se soigne (2002) et Le Blues de Sandrone (2004), tous trois parus aux éditions Métailié. Scénariste de séries à succès pour la télévision depuis dix ans, il a également dirigé la collection des romans policiers chez Mondadori. Il revient en force avec Tu tueras le Père : " Meilleur thriller de l'année 2014 " selon Il Corriere della Sera, déjà vendu dans dix pays, ce livre est un véritable best-seller en Italie, en Allemagne et bientôt dans le monde entier. Premier tome d'une trilogie – et finaliste du prix Le Point du polar européen 2016 –, le deuxième volet sortira en janvier 2017 chez Robert Laffont, dans la collection Bête noire.
L'auteur vit à Milan.
 


Père et fils de Cristina Alger - Editions Albin Michel

**** Chronique de Jess ****

Charlie Goldwyn est avocat dans un prestigieux cabinet new yorkais. Depuis la mort de sa femme, deux ans plus tôt, il se noie dans le travail, et néglige son fils, Caleb, un petit garçon de cinq ans. Sa vie bascule le jour où, suite à un banal écart de conduite, sa boîte le licencie.
Ce revirement brutal qui voit s'effondrer ses ambitions professionnelles le pousse à se tourner vers Caleb. Au contact de son fils, il prend conscience des priorités de la vie. Et, pour la première fois, se découvre le père qu'il se croyait incapable d'être.



Voici un livre "pause polar" comme je les aime! Un livre qu'on commence et où l'on sait qu'on va lire pour s'aérer la tête.
Charlie Goldwyn, 35 ans est veuf depuis 2 ans. Il vit avec son fils Caleb âgé de 5 ans. Zadie sa sœur jumelle vit également avec lui afin de l'aider dans l'éducation de son fils. Etant avocat dans un grand cabinet et travaillant plus de 100h par semaine il a dû mal à gérer son fils et sa vie en général. Il est en passe de devenir associé du cabinet quand après avoir passé 3 jours non-stop au bureau il pète carrément un câble lors d'un cocktail. Il va se faire licencier et se retrouver du jour au lendemain père au foyer.

Mais finalement ce n'était pas une si mauvaise chose pour lui de se retrouver au chômage. Il va se rendre compte petit à petit que la vie n'est pas de bosser H24 et de gagner une fortune mais d'être entourée des siens et de prendre le temps d'apprécier la vie. Sa sœur va lui être d'un grand secours. Il va devoir renouer avec des personnes qu'il ne pensait ne plus jamais revoir. Et curieusement, il va changer de points de vue sur pas mal de choses.

Ce livre malgré qu'il soit "léger" nous fait quand même réfléchir sur ce que la vie nous réserve parfois. Est-il préférable d'avoir une super carrière professionnelle au détriment de sa vie de famille? Qu'est-ce qui est le plus important ? Amasser des millions par an mais ne pas voir ses enfants grandir et ne plus voir sa femme? Telles sont les questions qui sont posées dans ce livre.

Un livre qui est très agréable à lire et se lit très rapidement (quasiment une journée en ce qui me concerne). Un livre dans la même veine que les livres de Nicholas Sparks. Un roman qui traite de problème de famille, de boulot. Un livre sur la famille, l'amitié, les valeurs simples. Un très bon moment de lecture!



Biographie de l'auteur

Issue d'une grande famille de la finance new-yorkaise (son père est mort le 11 septembre), Cristina Alger est diplômée de l'université d'Harvard et de la faculté de droit de New York. Elle a travaillé comme analyste financière pour Goldman Sachs et comme juriste pour Wilmer, Cutler, Pickering, Hale, & Dorr. Père et fils est son second roman.

samedi 13 mai 2017

Little girl gone d'Alexandra Burt - Editions Denoël

**** Chronique de Jess ****
Quand elle se réveille ce matin-là, Estelle, comme tous les jours, se rend dans la chambre de sa petite fille de sept mois pour lui donner son biberon. Effarée, elle découvre un berceau vide, une chambre vide : plus aucun vêtement, plus de jouets. Comme si son bébé n'avait jamais existé. Estelle, sous l'emprise d'une dépression post-partum très sévère, met plusieurs jours à signaler la disparition. Très vite, la jeune mère devient le suspect numéro un aux yeux de la police, des médias et de son mari... Abandonnée de tous, elle s'accroche à un espoir fou : celui de retrouver son enfant.
Je remercie les Editions Denoël pour cette superbe découverte.
L'auteure part d'une idée de base pour ce  thriller qui est déjà vu mais elle a su la réinventer et la renouveler d'une manière remarquable.
Estelle Paradise, jeune maman, a du mal à trouver ses marques depuis que Mia est arrivée. Elle subit une grosse dépression post-partum depuis la naissance de sa fille et a du mal à gérer ses émotions. Surtout que Mia a des coliques et pleure sans arrêt. Un matin, Estelle retrouve le berceau de Mia vide. Toutes les affaires de la petite ont aussi disparu comme si elle n'avait jamais existé.
Toutes les mères auraient tout de suite reporté la disparition de leur enfant mais Estelle va être retrouvée trois jours plus tard dans un ravin à demi morte. Elle va se réveiller sans se rappeler de quoique ce soit. Que s'est-il passé pendant ses trois jours? Qui a pu enlever sa fille alors que toutes les portes et fenêtres étaient fermées? La police va commencer à douter de la version d'Estelle. Son mari la fait interner dans un hôpital psychiatrique pour que le Dr Ari, un grand spécialiste de la mémoire, s'en occupe afin qu'elle se remémore ce qu'il s'est passé.
Nous allons donc revivre avec Estelle sa vie, sa jeunesse, son histoire avec Jack, sa grossesse et Mia. J'ai douté tout le long du livre et je n'avais qu'une hâte connaître le fin mot de l'histoire. Ce thriller est absolument génial, et ne laisse aucun répit aux lecteurs. L'auteure traite d'un sujet qui peut être tabou et dont on parle très peu : la dépression post-partum. Une maladie qui touche plus de femmes qu'on ne le croit et qui peut s'avérer très compliquée. Elle décrit très bien ce sujet sensible.
J'ai passé un super moment de lecture. J'ai eu beaucoup de mal à le poser avant la fin tellement j'avais hâte de connaître la vérité et d'un côté je n'avais pas envie de le finir. Un thriller psychologique haletant. Alexandra Burt maîtrise très bien son sujet et son intrigue. Pas de temps morts ni de longueurs, tout est là dans un but bien précis. La psychologie des personnages et notamment celle d'Estelle est très bien analysée.
Je ne peux que vous conseiller ce livre vous ne serez pas déçu une seule seconde.

jeudi 11 mai 2017

L'attentat de Yasmina Khadra - Editions Pocket

**** Chronique de Jess ****
 
Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds : il s'agit de sa propre femme.
Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel ? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...
 
 
Depuis le temps que j'entends parler de cet auteur il fallait que je prenne le temps de sortir un de ses livres de ma bibliothèque. J'avais rencontré Yasmina Khadra à St Maur en Poche et devant la gentillesse de cet homme j'avais vraiment envie de découvrir ce qu'il écrivait.
 
L'attentat est un livre qui peut se dire d'actualité malheureusement. C'est en partie pour cette raison que mon choix s'est arrêté sur ce roman.
Amine Jaafari, chirurgien réputé de Tel-Aviv, appartient à la haute société. Il a tout fait pour s'intégrer dans la communauté juive et tout lui sourit. Une belle femme, un métier qui le passionne, des amis, et une très belle maison dans un quartier huppé.
Un jour, un attentat fait plusieurs morts dans un restaurant du centre ville. Des dizaines d'enfants sont tués. Amine, va tout faire pour les sauver. Malheureusement pour lui, quelques heures plus tard il reçoit un coup de massue quand un de ses amis policiers lui annonce que sa femme est la kamikaze qui s'est fait sautée.
 
Pour Amine, commence la descente aux enfers. Comment est ce possible? Lui qui pensait connaître sa femme par cœur. Au début il ne va pas y croire et penser qu'elle est une victime comme les autres. Il va essayer de trouver la vérité et pour cela partir sur les traces de sa femme et ce qu'il va découvrir va lui faire voir la vie comme il ne pouvait l'imaginer.
 
L'auteur a su décrire avec justesse le désarroi d'Amine. Comment un homme peut du jour au lendemain voir sa vie s'écrouler. Son écriture est magnifique, je dirais même qu'elle en est parfois poétique. Les autres personnages sont aussi très bien analysés qu'ils soient du bon ou du mauvais côté. Il va aussi nous raconter les différents conflits de ce pays à travers le voyage d'Amine.
 
Ce livre est pour moi une très belle découverte de l'auteur. Je lirais d'autres livres car son écriture m'a profondément touchée.
Un livre que je vous conseille.