jeudi 28 septembre 2017

Du passé faisons table rase de Malik Agagna - Editions Lajouanie

**** Chronique de Jess ****
 
Jérôme Bertin, un père de famille sexagénaire, est abattu un soir devant chez lui près de Strasbourg. Quelques jours auparavant deux ex-membres comme lui d'un groupe de sympathisants communistes, ont également été assassinés. Un séjour de l'autre côté du rideau de fer, durant la guerre froide, semble avoir durablement perturbés ces militants d'un autre âge. Qu'ont-ils vu ? qu'ont-ils fait ? à quoi ont-ils assisté lors de ces années de plomb ? C'est en Lituanie que l'inspecteur Marie Sevran et une jeune criminologue espèrent trouver quelques réponses. Leur voyage les plonge dans un passé sulfureux et fait ressurgir un certain Markus sanguinaire patron de la police secrète... L'inspecteur Marie Sevran nous entraîne avec ses acolytes dans une enquête chargée d'histoire, de non-dits et de renoncement. Communisme, rideau de fer, police secrète, argent, amitié, amours et meurtres sont les maître-mots de cette originale et historique descente aux enfers.
 
 
Je remercie les éditions Lajouanie pour cette nouvelle lecture et la découverte du livre de Malik Agagna.
 
En lisant la quatrième de couverture j'avais un peu peur de ne pas être très emballée par l'histoire à cause du côté communisme et de la politique des années 80. Mais heureusement pour moi, l'auteur survole cette partie et nous plonge directement dans l'enquête.
Jérôme Bertin est assassiné d'une balle en pleine poitrine un soir en rentrant chez lui. Dans le même temps deux autres personnes sont aussi assassinées. Leur point commun, ils faisaient partie de la même bande d'amis dans les années 80 et étaient membres du PC.
Marie Sevran, est en charge de l'enquête avec ses deux collègues, Arsène et Rachid. Une étudiante en criminologie, Jennifer, va se joindre à l'enquête pour les aider.
 
L'enquête est rondement menée, nous avons vraiment l'impression d'être dans une vraie enquête. Ce que j'entends par vraie enquête c'est qu'il n'y a pas de gore, pas de flics qui va prendre des risques inutiles et se retrouver dans une situation impossible.
Les différents enquêteurs ont bien-sûr certains problèmes personnels. Marie vient de se séparer de son mari, Arsène commence une nouvelle relation, et Rachid qui vient de débarquer à Strasbourg est engagé lui aussi. J'ai eu des coups de cœur pour certains (Marie et Arsène) mais plutôt un  coup de gueule contre Rachid que j'ai trouvé à claquer! 
Tous les personnages sont très bien travaillés ce qui donne encore plus de vrai dans cette histoire.
 
J'ai été un peu perdu avec tous les protagonistes de l'affaire, que ce soit la bande de copains assassinés ou bien les témoins de l'affaire. Je pense que l'auteur aussi car vers la fin du livre il parle d'un des disparus alors que s'en est un autre. J'ai encore plus été perturbé dans ma lecture.
A part cette petite coquille, l'histoire se tient et je ne m'attendais pas au dénouement final.
Comme vous le savez j'aime qu'on me surprenne et l'auteur a réussi sur ce point. Car finalement le coupable n'est pas là où on l'attend et il se peut bien qu'il y est plusieurs affaires dans l'affaire.
 
Un polar sympa que j'ai pris plaisir à lire.
 
 

mardi 26 septembre 2017

Cyanure de Laurent Loison - Editions Hugo Thriller

**** Chronique de Jess ****

Branle-bas de combat au 36, quai des Orfèvres. Toujours assisté de sa complice Emmanuelle de Quezac et du fidèle capitaine Loïc Gerbaud, le célèbre et impétueux commissaire Florent Bargamont se trouve plongé dans une enquête explosive bien différente des habituelles scènes macabres qui sont sa spécialité.

Un ministre vient en effet d'être abattu par un sniper à plus de 1200 m. Sachant que seules une vingtaine de personnes au monde sont capables d'un tel exploit, et que le projectile était trempé dans du cyanure, commence alors la traque d'un criminel particulièrement doué et retors.

Les victimes se multiplient, sans aucun lien apparent et n'ayant pas toutes été traitées au cyanure. Balle ou carreau d’arbalète, la précision est inégalée. Ont-ils affaire à un ou plusieurs tueurs ? Un Guillaume Tell diaboliquement efficace se promène-il dans la nature ?

Tandis que Barga doit faire face à de perturbantes révélations et se retrouve dans une tourmente personnelle qui le met K.O., les pistes s'entremêlent jusqu'au sommet de l'Etat, où le président de la République n'est peut-être pas seulement une cible.



Un des livres dont j'attendais la sortie avec impatience en cette rentrée littéraire c'est bien celui-ci. J'ai découvert Laurent Loison grâce à son livre Charade (ma chronique ici).
J'avais besoin d'en lire un autre pour avoir un avis fixe et définitif sur l'auteur. Pour Charade, j'avais été un peu perturbé par son style malgré une histoire très bien menée et ficelée. Les scènes de crime et les descriptions étaient plutôt insoutenables et j'avais donc hâte de lire ce qu'il nous prévoyait.
En ce qui concerne le style, il y a eu une très nette amélioration. Je suis d'entrée de chapitre rentrée dans l'histoire. J'aurais aimé savoir ce qu'il s'était passé pour Barga entre la fin de Charade et Cyanure. J'avais une sensation d'inachevée à la fin de Charade que j'aurais aimé combler. J'en parlerai avec Laurent ;-)
Cette nouvelle enquête pour le plus célèbre flic de France est totalement différente des enquêtes auxquelles il est habitué. Un ministre est abattu par un sniper à plus de 1200m en plein Paris.
Très peu de personnes sont capables d'un tir à cette distance. D'autres meurtres vont se suivre avec de drôles d'armes et à chaque fois du cyanure est retrouvé sur les minutions.
L'enquête n'avance pas beaucoup, ils ont à faire à un tueur particulièrement efficace et qui à l'air imprenable.
Laurent nous offre encore quelques scènes assez insoutenables dont une qui m'a arraché une larme. Méchant Laurent, ce n'est pas gentil de nous faire ça!!!
C'est un polar qui est aussi très atypique, nous savons que la fin va nous réserver une surprise et quelle surprise! Ce qui nous prouve que l'auteur a beaucoup de talent et d'ingéniosité pour bluffer son lectorat.
J'ai aimé retrouver les personnages, Barga, ce flic irascible et toujours mal luné mais qui s'est adoucit grâce à la présence d'Emmanuelle dans sa vie. Un couple atypique mais qui va tellement bien ensemble. Ils vont créer une super équipe encore une fois pour déjouer ce tueur impitoyable.
L'histoire est particulièrement rythmée grâce à des chapitres courts et intense, pas de temps morts pour les enquêteurs et nous lecteurs. Nous connaissons relativement rapidement qui est le tueur, mais ce qui va nous emballer c'est le pourquoi des meurtres et quels sont les liens qui unissent tous les protagonistes. J'ai eu quelques belles surprises qui m'ont scotchées.
Un deuxième polar qui m'a énormément emballé et je peux maintenant affirmer avec certitude que Laurent n'a rien à envier aux grands du thriller! Bravo à toi pour ce deuxième opus et hâte de lire le prochain. Un polar hors norme qu'il vous faut absolument découvrir!
Je remercie les Editions Hugo Thriller pour cette lecture.



mercredi 20 septembre 2017

Retour à Duncan's Creek de Nicolas Zeimet - Editions Jigal

**** Chronique de Jess ****

Après un appel de Sam Baldwin, son amie d'enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan's Creek, le petit village de l'Utah où ils ont grandi. C'est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu'ils n'ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt-dix. Depuis, ils ont enterré le passé et tenté de se reconstruire. Mais de Los Angeles aux montagnes de l'Utah, à travers les étendues brûlantes de l'Ouest américain, leurs retrouvailles risquent de faire basculer l'équilibre fragile de leurs vies. Ce voyage fera ressurgir les haines et les unions sacrées, et les amènera à jeter une lumière nouvelle sur le terrible secret qui les lie. Ils n'auront alors plus d'autre choix que de déterrer les vieux cadavres, quitte à renouer avec la part d'ombre qui les habite... et à se confronter à leurs propres démons.
Depuis le temps que j'attendais un nouveau livre de Nicolas Zeimet quelle surprise d'apprendre qu'il en sortait un nouveau et qu'en plus c'était la suite de Seul les vautours (chronique ici). Mais je vous rassure si vous n'avez pas lu ce dernier vous pourrez le lire sans problème. Je n'ai qu'un seul regret en refermant ce livre c'est de ne pas avoir eu le temps de le lire d'un coup et d'avoir à le poser.
Duncan's Creek a été la ville dans laquelle dans les années 80 plusieurs faits divers ont eu lieu. Les trois ados qui ont été témoins des différentes tragédies ont bien grandis. Jack, la quarantaine, écrivain à ses heures reçoit un appel de sa vieille amie Sam. Cette dernière demande à le voir et pour qu'il la ramène à Duncan's Creek. Sans même une hésitation le voilà parti chercher Sam. Ils vont faire un bond dans le passé et se rappeler l'été 89. Une série de malheurs est arrivée à Jack, Sam et Ben, un passé qu'ils ont tenté d'occulter chacun à leurs façons.
L'auteur nous embarque dans un voyage dans le temps à reculons. Il a su nous plonger dans ce retour aux sources du malheur. Une entrée dans l'USA profonde par la grande porte. Nous prenons la route aux côtés de Jack, témoin muet de son histoire.
Les chapitres vont alterner aujourd'hui et hier. Aujourd'hui, dans la voiture de Jack sur la route qui va le ramener dans son village, et hier, ses souvenirs de ces années jeunesses.
Un roman très visuel, la description des paysages nous immerge dans l'histoire. J'ai eu l'impression de ressentir la chaleur de l'Arizona et des différents Etats que Jack va traverser, j'ai vu ces paysages désertiques, et imaginé ces stations-service hors-service. J'ai imaginé la vie dans un village du fin fond des Etats-Unis dans les années 80.
J'ai moi aussi fait partie de cette bande de copains, qui comme ils le disent représentent les 3 doigts de la main. Mais surtout je me suis interrogée sur ce qui avait pu se passer cette fameuse année. Pourquoi en sont-ils là aujourd'hui? Quel est le secret qui les ronge ?
Un roman noir qui ne vous laisse pas de répit, aucun temps mort ne gâche la lecture. Des rebondissements nous saisissent sans qu'on les sentent arriver.
Je vous conseille d'embarquer en voiture avec Jack et de vous laisser porter vous aussi par l'histoire de son enfance auprès de ses amis. En ce qui me concerne ce livre est un coup de cœur.
Je remercie Jimmy et les Editions Jigal pour cette lecture.

Détails sur le produit

  • Broché: 296 pages
  • Editeur : Jigal Editions (8 septembre 2017)
  • Collection : Polar

mardi 19 septembre 2017

Danser, encore de Julie De Lestrange - Editions Mazarine

**** Chronique de Jess ****
Alexandre, Marco et Sophie connaissent une amitié de trente ans et autant d’amour, de blessures, de déceptions et de joies. Désormais adultes, confrontés au poids du quotidien et des responsabilités, à l’existence et ses tourments, sonne l’heure de faire des choix.
Mais que reste-il des certitudes lorsque le sort frappe au hasard ?
Juste un vertige, profond et déroutant, des liens indéfectibles, et parfois comme la nécessité de respirer, le besoin de danser et celui de s’aimer.
 
Découvrez la bande de copains drôles et attachants qui a fait le succès d’Hier encore, c’était l’été, et  plongez dans une magnifique histoire d’amitié, un hymne  à l’entraide, qui fait la part belle à la vie et à notre humanité. 

Je remercie Julie pour m'avoir fait découvrir la suite des aventures d'Alexandre et Marco en avant-première.
J'avais apprécié son premier roman Hier encore c'était l'été (ma chronique ici). Nous retrouvons donc toute la bande d'amis : Alexandre, Marco, Sophie, Anouck et Pénélope. Ces derniers se sont bien insérés dans la vie adulte et pour certains, mènent une vie de famille.
Un drame va venir entacher leur vie paisible : la mort de l'un d'entre eux. Cette tragédie va les faire réfléchir sur le sens qu'ils donnent et vont donner à leurs vies.
Nous suivons pas à pas chaque personnage et comment chacun va vivre et faire le deuil du drame qui les touchent. Certains vont devoir se remettre en question et d'autres vont devoir faire le deuil de leur passé et de leur enfance.
Souvent le tome 2 d'un roman est parfois moins bien que le premier. En ce qui me concerne Danser, encore je l'ai trouvé encore mieux, tant dans l'histoire que dans l'écriture et la profondeur des personnages. Les personnages ont grandit et prit en maturité autant que l'auteure. Ce deuxième opus est plus triste que le premier, plus sérieux.
Le style est toujours très bon et tout en finesse. On a de plus en plus l'impression de faire partie de la vie et d'être intégré dans la bande d'amis.
Et comme souvent je suis triste de fermer ce livre et de quitter les personnages auxquels je me suis attachée.
J'espère vraiment que Julie prévoit encore une suite car je souhaite vraiment les retrouver au plus vite afin de voir où la vie les a mené.
Ce livre est une excellente pause polar. Avec ce livre, Julie confirme que c'est une auteure que je vais suivre de très près.

Détails sur le produit

  • Broché: 272 pages
  • Editeur : Fayard/Mazarine (4 octobre 2017)
  • Collection : Romans

vendredi 15 septembre 2017

Dernière sortie pour Wonderland de Ghislain Gilberti - Editions Ring

4ème de couverture
Durant une free party, Alice Price, étudiante et artiste de la scène électronique underground, goûte à une drogue inconnue. Les effets du produit la dépassent rapidement et, aux frontières de l'overdose, un étrange lapin blanc la propulse au cœur d'un monde parallèle et piégé : l'univers de Lewis Carroll. La chenille, le chapelier fou, le lièvre de mars, le chat du Cheshire, tous les personnages du conte victorien sont là et invitent cette Alice contemporaine dans les sombres mystères de la création du vrai Wonderland.

Les innocents ne sont pas toujours ceux que l'on croit, les alliés sont rares et les périls nombreux. Si elle veut rester vivante, la jeune Alice n'a plus le choix et doit reconstituer le puzzle diabolique de Lewis Carroll.

En brisant le mythe Disney, Ghislain Gilberti s'attaque à un emblème intouchable de l'Angleterre depuis le XIXe siècle : Lewis Carroll, introverti maladif, toxicomane, atteint du syndrome de puer aeternus, amateur de photographies pornographiques infantiles, pédophile... C'est sans concession que Dernière Sortie pour Wonderland referme pour toujours la porte du Pays des Merveilles et met un point final à la pudibonderie hypocrite que même Tim Burton n'a pas pu briser avec ses dernières adaptations cinématographiques.



Mon avis
Je remercie les éditions Ring pour cette lecture.

Qui ne connaît pas le conte d'Alice aux Pays des Merveilles ? Un conte fantastique avec tout un tas d'animaux et des objets qui prennent vie. Un conte enchanteur qui a fait voyager petits et grands. Mais la vérité est loin d'être celle que l'on imagine. Et si Alice aux Pays des Merveilles n'était qu'une parade pour cacher les travers pédophiles de son auteur. Ghislain Gilberti nous éclabousse d'une vérité tranchante, perverse, choquante. Avec des mots durs, forts, percutants, Ghislain nous livre ici un thriller fantastique époustouflant qui ne vous permettra pas de revenir en arrière. Ghislain Gilberti est un style à lui-même, il est puissant ! Il véhicule de vrais messages avec une force insoupçonnée. 

En 1860, Alice Liddell brave l'interdit et à l'aide d'un livre "interdit" au public, elle invoque de mystérieuses forces obscures afin de l'aider à ne plus subir toutes ces choses qu'on lui impose et qu'elle déteste tant. On lui veut du mal mais personne ne le voit et ne se préoccupe d'elle.

De nos jours, lors d'une soirée, Alice Price prend une mystérieuse poudre violette qui la propulse hors de son enveloppe charnelle. La personne qui lui donne cette poudre est "symbolisée/illustrée" par l'auteur lui-même (me semble-t-il).
C'est alors qu'un homme au crâne rasé, le visage usé, passe juste derrière elle. Ses avant-bras sont tatoués et de larges tunnels noirs traversent les lobes de ses oreilles. 
Sur la première phalange de son annulaire, en lieu et place d'une bague, il porte un tatouage : un crucifix en négatif, couleur chair, entouré par une couche d'encre noire qui a viré au gris-bleu, un peu comme un travail réalisé avec les moyens du bord, du genre de ceux faits à l'armée ou en prison.
Alice Price se retrouve donc entre deux mondes Wonderland et 1860. Elle erre dans Wonderland, un monde parallèle crée par Charles Lutwidge Dodgson plus connu sous le nom de Lewis Carroll (soit dit en passant un être abject et dépourvu d'humanité). Toutefois, Lewis Carroll ne lui est pas inconnu car dans le cadre de ses études, elle a réalisé son mémoire sur lui. 
Alice découvre Wonderland en poursuivant notre fameux lapin blanc toujours en retard... A l'identique du conte de féerie, Alice va faire la rencontre du chat de Cheshire, la chenille,... (le côté fantastique est décrit à merveille). Mais ici, il n'y a rien de féerique. Tout n'est qu'illusions, de la poudre aux yeux. Après avoir échappé à la course au pessimiste et tant d'autres épreuves toutes aussi invraisemblables et dangereuses les unes que les autres, elle s'alliera à la "résistance". Alice Price devra se battre à tout prix et ce au péril de sa vie.

Les chapitres "Parasites" sont à l'image de la vie de Lewis Carroll. Ils sont remplis d'une horrible noirceur. La perversité, la malveillance sont les éléments moteurs de ceux-ci. L'auteur règne en maître en imposant une ambiance insoutenable et malsaine. Des scènes sont mêmes impossible à imaginer dans la réalité. Des scènes pédophiles qui sont vraiment bien décrites mais inadmissibles. Des chapitres que j'appréhendais de lire car à chaque fois, le rythme dense et les passages devenaient de plus en plus insupportables. Âmes sensibles s'abstenir ! Ghislain Gilberti nous montre le vrai visage de Lewis Carroll : un être bègue, toxicomane et pédophile.

On voit que Ghislain s'est entièrement dévoué à rétablir cette vérité à travers le documentaire photo réalisé en fin de livre. Les photos retrouvées de Carroll Lewis ne laisse planer aucune incertitude quant à la vraie nature de ses penchants... Lewis Carroll est je crois le "personnage" qui m'a le plus révoltée dans une lecture. Il m'a écœurée d'avoir volées ces innocences juvéniles. 

Bravo à l'auteur pour cette nouveauté, il est là où on ne l'attend pas ! Cette lecture décalée et addictive est une belle réussite ! Lisez-le mais attention car vous n'en sortirez pas indemnes ! Les contes de fées sont parfois qu'illusion... Découvrez la réalité d'Alice aux Pays des Merveilles version trash !

# By Aurélie :)

vendredi 8 septembre 2017

De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles de Jean-Michel Guenassia - Editions Albin Michel

**** Chronique de Jess ****

« Moi, je me plais dissimulé dans le clair-obscur. Ou perché tout en haut, comme un équilibriste au-dessus du vide. Je refuse de choisir mon camp, je préfère le danger de la frontière. Si un soir, vous me croisez dans le métro ou dans un bar, vous allez obligatoirement me dévisager, avec embarras, probablement cela vous troublera, et LA question viendra vous tarauder : est-ce un homme ou une femme ? Et vous ne pourrez pas y répondre. »

De l'’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles nous fait partager l'’histoire improbable, drôle et tendre, d’une famille joliment déglinguée dont Paul est le héros peu ordinaire. Paul qui, malgré ses allures de filles, aime exclusivement les femmes. Paul, qui a deux mères et n'’a jamais connu son père. Paul, que le hasard de sa naissance va mener sur la route d'’un célèbre androgyne : David Bowie.
Fantaisiste et généreux, le nouveau roman de Jean-Michel Guenassia, l’'auteur du Club des incorrigibles optimistes, nous détourne avec grâce des chemins tout tracés pour nous faire goûter aux charmes de l'’incertitude.



Je remercie les éditions Albin Michel pour cette nouvelle lecture.
Encore un auteur dont j'entends parler mais que je n'ai pas encore découvert. Je profite donc de la rentrée littéraire pour découvrir les écrits de Jean-Michel Guenassia.
Paul, 17 ans est un jeune homme atypique. Androgyne, vivant avec deux mères cela n'a pas toujours été facile pour lui. Dès l'école il a eu du mal à trouver sa place et à se faire des amis. Pas facile de vivre dans une famille qui ne correspond pas aux critères de la plupart des familles mais Paul s'y sent plutôt bien. Il n'a qu'un seul ami Alex rencontré au collège.
Paul va très vite arrêter les études et sa mère n'y voit pas du tout d'inconvénient. Il faut dire que cette mère, Léna, est plutôt particulière. Tatoueuse, motarde, hétérophobe, en bref il ne faut pas la faire chier ! Heureusement qu'il y a Stella pour la temporiser. Stella est donc la deuxième maman, qui tient un restaurant avec pour seul public, les lesbiennes parisiennes. Paul va devenir le pianiste du restaurant pour son plus grand bonheur lui qui voulait faire le conservatoire.
Mais Paul aime les filles malgré son apparence androgyne qui pourrait faire croire autrement.
Vous l'aurez compris ce roman est dans l'air du temps. J'ai trouvé Paul très attachant dans sa quête personnelle. Il va rencontrer des personnes sympathiques et toutes très différentes malgré quelques points communs.
Quant à la plume de Jean-Michel Guenassia c'est un réel plaisir. J'ai beaucoup aimé son style dans ce roman. J'ai eu l'impression d'être une amie de Paul à qui il se confiait. J'ai aimé certains passages notamment celui-ci :
"Il y a des gens avec qui on peut passer des années côte à côte sans avoir rien à se dire et d'autres avec lesquels une vie ne sera pas suffisante pour tout se raconter".
J'ai trouvé cette affirmation tellement vraie!
Je me suis demandée tout le long du livre ce que David Bowie avait à faire dans ce livre, cela a aiguisé ma curiosité. Vous voulez le savoir? Et bien non je ne vous dirais rien ;-) Mais je peux vous dire que ça vaut le détour et que je suis étonnée de ne pas y avoir pensé!
C'est le premier livre que je lis de cet auteur mais je pense que ce ne sera pas le dernier.

mardi 5 septembre 2017

Le dernier train d'Amélie Romarin - Editions Edilivre

**** Chronique de Jess ****

"J'ouvre les yeux. A ma grande surprise, je découvre que je suis dehors. je regarde le ciel sans comprendre. Des nuages blancs recouvrent toute la surface du ciel. Le bruit de la mer parvient encore à mes oreilles et je comprends que mon corps est posé sur le sable. Je tourne la tête à droite et puis à gauche. La plage. Je suis à la plage... "

Lindsay, fraîchement diplômée, décide de tout quitter et de commencer une nouvelle vie...


Je remercie Amélie pour m'avoir permis de lire son livre.
Lindsay, 22 ans, décide de tout quitter pour partir à Ostende. La seule personne avec qui elle garde le contact est sa sœur. Elle a besoin de partir pour mieux se retrouver et faire le deuil de la mort de son père et du départ de son parrain qui ne lui a plus donné de nouvelles depuis 3 ans.
Elle va donc arriver à Ostende, louer une chambre et travailler en tant que serveuse dans un restaurant le temps des vacances. Elle va y faire des rencontres, Jeroen, son collègue un peu collant mais surtout Mattias qui va devenir quelqu'un d'important et qui a lui aussi ses problèmes.
J'ai trouvé Lindsay attachante, sûrement parce que moi aussi je suis partie à l'autre bout du monde afin de fuir certains problèmes. Sauf qu'à l'inverse ma famille était au courant :-)
Je pense que pour un premier roman c'est très prometteur. Le style est simple, sans fioritures. L'auteure va droit à l'essentiel sans longueurs inutiles. C'est un livre qui se lit d'une traite et où l'on passe un bon moment. J'aurai par contre aimé un peu plus de détails à la fin du roman, j'ai trouvé que la fin était un peu vite amenée comme si l'auteure avait vite voulu finir son livre. Dommage donc.

lundi 4 septembre 2017

Le zoo de Gin Phillips - Editions La Bête noire

**** Chronique de Jess ****

Quand le monde est une jungle, les mères deviennent lionnes. Le zoo est sur le point de fermer ses portes. Joan et son fils de quatre ans, Lincoln, sont dans leur coin préféré, à l'écart du chemin principal. Ils profitent des dernières minutes. Mais quand ils se dirigent vers la sortie, ce qu'ils découvrent transforme cette journée de rêve en cauchemar : des corps étalés sur l'herbe, des hommes armés de fusils. Sans réfléchir, Joan prend son enfant dans ses bras et court, jusqu'à en perdre le souffle, jusqu'à ce que ses muscles la brûlent.
Pendant trois heures, la mère et son fils vont se retrouver piégés avec les animaux et les tueurs. Pour sauver Lincoln, Joan est prête à tout... même au pire.


Je remercie La bête noire pour cette lecture en avant-première.
J'ai tout de suite été emballée à la lecture de la 4ème de couverture. Il n'a donc pas fait long feu avant que je le lise.
J'aime particulièrement les huis clos psychologique et celui-ci promettait d'en être un.
Joan et son petit garçon de 4 ans sont au zoo. L'heure de fermeture approche et ils se dirigent tranquillement vers la sortie. Mais arrivés vers la sortie Joan entend des coups de feu et voit des corps partout au sol. Elle ne réfléchit pas à deux fois et entraîne son fils pour se cacher dans le zoo.
Ils vont vivre un cauchemar pendant trois longues heures.
J'ai été tout de suite été entraînée dans la course poursuite entre Joan, son fils Lincoln et les tueurs. J'ai tremblé de peur pour eux. Je me suis mise à leur place à me demander ce que j'aurais fait en pareille circonstance.
L'idée de base est particulièrement bien trouvé pour un thriller psychologique. L'auteur a su très bien décrire l'angoisse qui monte crescendo au fur et à mesure de l'histoire.
L'attente de la police, la peur d'être découvert.
Mais, car il va y avoir un voir plusieurs "mais", la tension monte monte monte et tout retombe à la fin comme un soufflé tout raplapla. Il y a beaucoup de longueurs pendant les 3/4 du livre et la fin est à mon avis bâclée. J'aurais aimé avoir une fin plus élaborée, un épilogue au moins.
En ce qui concerne les personnages, je n'ai eu aucune empathie pour Joan. Elle aurait très bien pu mourir que ça ne m'aurait fait ni chaud ni froid. Par ailleurs, je pense que l'auteur n'a pas d'enfant car pour avoir un enfant du même âge j'ai trouvé beaucoup d'incohérences dans le récit.
Ce livre reste néanmoins une lecture agréable et rapide (lu en deux soirées). Je pense qu'il peut trouver son public. A vous de vous en faire votre propre opinion.

vendredi 1 septembre 2017

Les héritiers des ténèbres de Damien Leban -City Editions

**** Chronique de Jess ****

Des femmes sont enlevées les unes après les autres. Leur bourreau, « l'homme à la porcelaine », les séquestre avant de leur faire subir l'innommable. Andrew White, jeune enquêteur succédant à son père assassiné, se retrouve propulsé à la tête de cette enquête qui prend un tour étrange quand les victimes sont découvertes avec des numéros gravés sur la peau. Des tatouages qui, telle la marque des ténèbres, rappellent ceux des camps nazis. Plus effrayant encore, ces crimes ressemblent à une affaire non classée qui s'est déroulée trente ans plus tôt. Andrew White doit tout faire pour arrêter le tueur psychopathe. Il ne se doute pas que leurs destins sont intimement liés. Un bourreau impitoyable, un héritage macabre entre vengeance et oubli.


Après avoir lu et adoré Résilience (ma chronique ici) je me suis jetée sur Les héritiers des ténèbres que j'avais dans ma biblio.
Nous revoilà dans le Maine, avec un nouveau shérif Andrew White qui à 22 ans succède à son père décédé peu de temps auparavant. Ce dernier a été retrouvé tué par un ours en pleine montagne en compagnie d'Helena Jones, la femme d'un habitant de la ville. Tout porte à croire que ces deux là avaient une aventure.

Un matin, son voisin l'appelle car sa femme n'est pas rentrée du supermarché où elle travaille. Il semblerait qu'elle se soit fait enlever. En visionnant les vidéos il semblerait qu'un homme enlève des femmes sur le parking du supermarché. Une autre femme est aussi portée disparue.
Andrew se retrouve au cœur de l'enquête et va suivre la trace du kidnappeur au côté d'un flic de la PJ qui a une réputation hors norme. Mais il va vite tomber des nues quand il va commencer à enquêter de son côté.
Encore une fois Damien nous entraine dès le premier chapitre dans l'horreur. Les femmes kidnappées vont subir les pires sévices.

J'ai aimé retrouver son style fluide et sa maîtrise de l'intrigue. Damien aime piéger son lecteur et une fois de plus nous allons de surprise en surprise. J'ai eu des doutes mais jamais de certitudes pendant ma lecture.
Ses personnages sont toujours très bien détaillés que ce soit physiquement ou psychologiquement. Nous nous attachons à ce petit shérif de banlieue catapulté dans une enquête qui va le dépasser. Un tantinet niais, un peu largué il va faire preuve de beaucoup de courage tout au long de l'enquête afin de mettre le coupable derrière les barreaux.

Encore une fois je ne suis pas déçue et j'ai été emballée par cette lecture qui ne m'a pas laissé une seconde de répit. Je suis ravie d'avoir découvert un nouvel auteur à suivre.