dimanche 29 octobre 2017

La chevelure d'ébène de Christine Navarro - Editions De Borée

**** Chronique de Jess ****
La jeune institutrice Carmen doit aujourd'hui faire un choix crucial
Le curé Ratineau lui a demandé un immense service : protéger le petit Simon ! Carmen réalise soudain que cette école privée dans laquelle elle enseigne depuis peu est un refuge pour les enfants juifs et le brave curé, un farouche résistant. A-t-elle le droit d'abandonner Simon pour préserver son existence enfin paisible ? Non ! Carmen n'est pas de celles qui renoncent. En ces temps obscurs, elle sait désormais que se dessine pour elle une toute autre destinée...

Comme dit dans ma précédente chronique je continue l'histoire de Carmen qui m'a tant touchée lors de mes deux précédentes lectures. Ce livre est la suite de L'éventail d'ivoire (chronique ici). Comme je l'avais dit aussi j'ai lu L'impossible oubli (Chronique ici) en premier alors que c'est le dernier de la saga. Mais comme je l'avais dit aussi cela ne m'avait pas dérangé car l'auteure fait suffisamment de retour en arrière pour qu'on puisse le lire seul.
La chevelure d'ébène reprend tout de suite l'histoire après la fin de l'Eventail d'ivoire. La guerre a été déclarée à la France par les Allemands et Jean-Baptiste le fiancé de Carmen est dans les Ardennes depuis deux ans. Carmen vit toujours chez les Cherny. Elle va vivre un nouveau malheur et deuil qui vont lui faire fuir cette famille qui n'a jamais eu de considération pour elle. Je suis contente car enfin Carmen se rebiffe et ne se laisse plus faire face à la méchanceté de ces gens.
Elle va trouver refuge chez le curé Ratineau qui va lui trouver un poste d'institutrice chez les Frères à Vichy. Elle va passer deux années merveilleuses malgré la guerre grâce à Sylvestre un jeune frère avec qui elle va tisser des liens particuliers et grâce à son métier qu'elle exerce avec passion. Mais un jour son bonheur retrouvé se retrouve sur la sellette quand le curé Ratineau lui demande de s'occuper de Simon un enfant de 6 ans. Simon est juif et ses parents ont été embarqué par les nazis pendant qu'il était chez son copain.
Malgré ses réticences au premier abord, Carmen finit par accepter de s'occuper de Simon qu'elle va faire passer pour son neveu. Elle va se prendre d'affection pour ce petit bonhomme qui connaît comme elle les malheurs de la vie.
Que dire que je n'ai pas encore dit sur les romans de Christine Navarro. Encore une fois je suis charmée par l'écriture de l'auteure et par l'histoire. Carmen va encore vivre des évènements durs. Mais elle va vivre la guerre à sa façon, se voilant peut-être la face. Elle ne va pas vraiment se rendre compte de ce qu'elle a pu faire pour le petit Simon, ni les dangers auxquels elle s'expose. Elle va recevoir le retour de bâton à la fin de la guerre quand elle va comprendre ce qu'on a fait subir à tous les juifs.
L'auteure va nous décrire cette Seconde guerre mondiale de façon pudique. Carmen comme toujours va faire preuve de beaucoup de courage face aux évènements. Encore une fois Carmen va vivre son lot de malheurs. Décidemment la vie est bien dure envers elle. Ses proches ne vont pas être épargnés non plus. Nous rencontrons de nouveaux personnages : Le curé Ratineau, Sylvestre, et d'autres personnages très attachants et dévoués à la cause pendant cette guerre terrible.
Je suis encore passée par tout un tas de sentiments pendant ma lecture. Une fois de plus Christine Navarro nous offre un roman magnifique et je suis triste car cette fois je quitte définitivement Carmen. J'aurai envie de relire L'impossible oubli pour refermer la boucle ;-)
J'espère une chose c'est de vous avoir donné envie de lire cette saga. Cette fois c'est sûr cette saga fait partie de mes préférées.

vendredi 27 octobre 2017

L'eventail d'ivoire de Christine Navarro - Editions De Borée

**** Chronique de Jess ****

Carmen est la petite-fille préférée du noble Dioscoride qui la comble de cadeaux. Un jour, Dioscoride lui offre un petit éventail d'ivoire ravissant et Carmen est persuadée que cet objet est lié à son destin. En effet, le jour où l'institutrice le lui confisque, son grand-père adoré meurt... et ce n'est que le début d'un bouleversement qui oblige Carmen et sa famille à quitter leur patrie précipitamment.
 
 
La semaine dernière je publiais ma chronique sur le livre "L'impossible oubli" de Christine Navarro (ma chronique ici) et comme vous le savez si vous avez lu cette chronique c'est que j'ai eu un gros coup de cœur pour cette histoire et surtout pour Carmen l'héroïne du roman. J'ai été déçue de voir qu'il y avait deux livres avant celui-ci et que j'avais raté les débuts de Carmen. Comme je voulais absolument connaître toute son histoire je me suis vite procurée les deux premiers romans.
 
J'ai dévoré ce roman en deux jours. C'est très curieux de commencer un roman par le tome 3 et de lire ensuite le tome 1 ;-) Carmen est donc une petite fille de 8 ans quand commence l'histoire. Elle vit avec ses parents Anton et Beatriz à Madrid dans une belle demeure. Carmen fait partie de la noblesse espagnole. Son grand-père Dioscoride est un homme noble, dur mais honnête et droit. Carmen est la préférée de Dioscoride qui lui cède tous ses caprices. Un jour elle tombe sous le charme d'un éventail en ivoire et demande à son grand-père de lui offrir. Voulant rendre jalouse ses camarades de classe, elle décide de l'emmener à l'école désobéissant à la maitresse qui refuse que les élèves ramènent des objets à l'école. Ce jour là un grand malheur arrive et Carmen va penser que c'est de sa faute.
Va s'ensuivre tout un tas de malheurs surtout lorsqu'elle va perdre son éventail. La crise va frapper l'Espagne, Carmen et sa famille vont devoir fuir.
 
J'ai de nouveau été sous le charme de l'écriture de Christine Navarro et complètement immergée dans l'histoire de Carmen. L'auteure retrace de grands moments d'Histoire et il est agréable d'apprendre des choses car je n'étais pas familière avec l'Histoire de l'Espagne. J'ai été ravie de rencontrer les personnages qui ont marqués la vie de Carmen et ceux que je ne connaissais pas encore.
 
Un roman merveilleux qui nous fait passer par tout un tas de sentiments envers Carmen. On s'approprie le personnage et l'on vit le temps de notre lecture à travers elle. Je cours de ce pas lire la suite "La chevelure d'ébène" car Carmen me manque déjà.
Je sens que je vais avoir du mal à quitter définitivement Carmen. Elle me fait penser à un autre personnage de roman que j'avais adoré et qui est actuellement dans mon top 5. Ca ne se fait peut-être pas de comparer deux romans et deux auteurs mais ils sont dans la même maison d'édition donc je m'autorise la comparaison. Et si je fais la comparaison c'est pour faire un véritable compliment à Christine Navarro. Ce personnage c'est Oriane et ce livre c'est la Descente des anges d'Emmanuel Prost. J'aime ces histoires de destin, où les sentiments sont puissants. J'aime qu'un livre ne parle pas que de bonheur mais que les personnages traversent de durs moments. J'aime que l'histoire se déroule dans le passé et qu'on suive les personnages tout au long de leur vie.
 
Je sais déjà que la trilogie de Christine Navarro va rentrer dans mes sagas préférées. Christine Navarro n'a rien à envier à Zola ou un autre très grand auteur du même calibre car elle réussit le pari de faire ressortir les sentiments et la dureté d'une vie à travers ses écrits.
 

jeudi 26 octobre 2017

On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi - Editions Presse de la cité

**** Chronique de Jess ****

A Port-de-Bouc, près de Marseille, Julo Flores est chargé d'élucider le meurtre de François Valioni, membre influent d'une association d'aide aux réfugiés, retrouvé vidé de son sang dans un hôtel. L'enquête le mène à Leyli Maal, mère célibataire d'origine malienne. Cette jeune femme pleine de charme cache un lourd secret.

Je dois avouer que je suis une grande fan des livres de Michel Bussi. Je l'ai connu avec l'excellent Nympheas noirs qui m'avait littéralement scotché avec sa fin totalement inattendue. J'ai quasiment lu depuis tous ses livres et à chaque parution je me jette dessus.
Dans son nouveau polar, l'auteur met en avant Leyli, une africaine qui vit en France depuis quelques années avec ses trois enfants, Bamby, Alpha et Tidiane. Elle vit de petits boulots et a eu du mal à se faire une place dans la société. Elle attend avec impatience d'avoir un logement plus grand car à 4 dans un F1 ce n'est pas facile d'avoir un peu d'intimité. Leyli est belle, tout comme ses enfants. Surtout Bamby sa fille ainée, une belle métisse qui n'a pas grand chose à faire pour avoir les hommes à ses pieds.
Et puis un meurtre survient. Un homme travaillant pour une association d'aide aux réfugiés est retrouvé dans un hôtel complètement vidé de son sang. Julo Flores et Petar Valika vont enquêter sur ce meurtre et il apparaît rapidement que l'auteur de ce meurtre n'est autre que Bamby.
D'un autre côté son fils Alpha a un plan qu'il va tout faire pour mettre à exécution.
Tout au long du livre Leyli va raconter son histoire de son enfance à nos jours. Nous allons comprendre sa vie, les difficultés qu'elle a rencontré pour arriver jusqu'en France et son secret. Elle va rencontrer dans sa vie des personnes tantôt bonnes mais le plus souvent mauvaises. Le plus attachant sera sans doute Ruben son nouveau patron de l'hôtel Ibis. Un être au cœur énorme, très loufoque et un brin mythomane mais qui va mettre du baume au cœur à Leyli.
Le sujet important de ce livre est bien entendu les migrants. Le trafic et les passages clandestins des réfugiés sont un business dont on n'a pas idée. Cette partie du livre m'a fait froid dans le dos. J'ai eu de la peine pour tous ces hommes et ces femmes qui risquent leurs vies pour un avenir meilleur.
Depuis que j'ai lu les Nympheas noirs je sais que Michel Bussi est un génie de la littérature. C'est le seul auteur qui a été capable et de loin de me retourner le cerveau avec un livre. Et c'est avec joie que je retrouve ce génie dans cet ouvrage. Je dois dire que les débuts du livre m'ont paru longs à se mettre en place mais une fois commencé et que l'on comprend on est sur le cul. Encore une fois l'auteur a su me berner, je me suis fait avoir comme une bleu! Il  y a bien une enquête policière, on connaît dès le départ la coupable et l'on se doute du pourquoi elle tue mais malgré ça l'auteur a su nous avoir.
Je ne sais pas comment il arrive à faire ce qu'il fait. C'est un auteur illusionniste car on pense avoir compris l histoire et en fait on se trompe complètement.
Michel Bussi nous prouve une fois de plus qu'il est le roi de la manipulation et une fois de plus je ne suis pas déçue par son dernier roman.
Si comme moi vous aimez être surpris et manipulée n'hésitez pas et foncez le lire!

samedi 21 octobre 2017

L'impossible oubli de Christine Navarro - Editions De Borée

**** Chronique de Jess ****

Grâce à son courage et à sa détermination, Carmen a réussi à soustraire le petit Simon aux autorités allemandes d'occupation. La jeune femme est en passe de devenir institutrice titulaire et c'est une nouvelle vie qui s'offre à eux auprès de la mère Michalon, une vieille dame dont la famille a été décimée pendant la guerre. Ensemble, ils tentent de panser leurs plaies et de retrouver un bonheur et une tranquillité qu'ils croyaient à jamais perdus. Pourtant, lorsque le directeur du lycée que fréquente Simon convoque Carmen, elle comprend qu'elle n'en a pas terminé avec l'injustice et la méchanceté des hommes. Même si la paix est revenue, certains esprits, eux, sont encore empreints du sceau de la haine. À nouveau, elle va devoir protéger cet enfant qu'elle considère comme son fils. Mais en l'aidant à retrouver ses racines, ne risque-t-elle pas de le perdre à jamais ?

Je referme ce livre avec tristesse et émotions. Je suis ravie de lire un livre des Editions De Borée et de retrouver les sentiments que j'aime ressentir lors de mes lectures.
J'ai un regret c'est de ne pas avoir lu les deux précédents ouvrages de Christine Navarro. Mais heureusement il y a tellement de références aux précédents ouvrages et de rappels de l'histoire qu'il se lit comme un premier livre.
Ce livre est une merveille tant les sentiments y sont présents. Je ne suis pas rentrée dans cette histoire, j'ai été totalement immergée dedans grâce à la plume de Christine Navarro.

Carmen est une jeune femme de 28 ans. La guerre est finie et elle est retournée vivre depuis 2 ans à Saint-Etienne avec Simon qui a maintenant 12 ans. Elle pense que le pire est derrière eux. En effet, pendant toute la guerre elle a caché et protégé ce petit juif pour lequel elle s'est prise d'affection. Et il lui rend bien le petit Simon.
Elle est maintenant institutrice et attend sa titularisation avec impatience. Mais un jour le Directeur du lycée où est scolarisé Simon la convoque. Il faut qu'elle régularise la situation de l'enfant et qu'elle lui fournisse de vrai papier d'identité. Mme Michalon avec laquelle elle vit désormais est du même avis et l'encourage à aller à la mairie pour faire les démarches nécessaires. Mais la pauvre Carmen va tomber sur des personnes qui n'ont pas de cœur et aucune humanité. Le verdict tombe : Elle doit rendre Simon à l'Administration et il sera placé en orphelinat le temps de régulariser sa situation. Et cette décision, Carmen ne peut l'envisager. Elle va donc l'envoyer à Sète chez une de ses amies avec Mme Michalon.
Tout va s'arranger par la suite et pour quelques temps tout sera au beau fixe. Les années vont passer et Carmen va s'établir dans la vie avec son mari et Simon.
Mais le malheur attend toujours Carmen. A croire qu'il lui est impossible de vivre sereinement avec tous les malheurs qu'elle a pu avoir dans sa vie.

Carmen dans ses malheurs va quand même rencontrer des personnes formidables qui feront tout pour l'aider. J'ai été touché par certains personnages, surtout par Carmen, par son caractère fort, altier et courageux. Et Simon, ce fils adoptif plein d'amour pour Carmen. Qui ne voudrait jamais la quitter même à l'âge adulte. Car nous allons suivre la vie de Carmen jusqu'à sa retraite. J'aurai souhaité une fin joyeuse et sereine. Elle le sera mais pas comme on l'imagine. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous spolier l'histoire car elle mérite d'être lue.

L'auteur a su me toucher avec ses mots. C'est la première fois qu'un livre me donne des frissons.
Elle nous parle des conséquences de la guerre, de la religion, de l'homosexualité à l'époque où c'était tabou. Des sujets nombreux et toujours décrit avec justesse et sensibilité. Elle décrit aussi magnifiquement les pays que Carmen va découvrir pendant sa vie.
Un roman magnifique qui se lit tout seul tellement on est embarqué dans la vie de Carmen. Je ne voulais pas la quitter en refermant ce livre et je pense qu'elle va rester longtemps dans mes pensées. C'est rare qu'un personnage nous fasse autant d'effet et qu'on s'y attache à ce point. Mais c'est le cas avec cette histoire. Vous l'aurez compris ce livre est un énorme coup de cœur !








jeudi 19 octobre 2017

Mentor de Lee Matthew Goldberg - Editions Hugo Thriller

4ème de couverture
Tout semble sourire à Kyle Broder, jeune éditeur dans une grande maison d'édition new-yorkaise. Lorsque Kyle est contacté par William Lansing, son professeur à l'université, il est ravi et décide de présenter son mentor à sa charmante petite amie, Jamie. À cette occasion William propose à Kyle le manuscrit d'un texte sur lequel il travaille depuis de nombreuses années.
Au départ, Kyle est enchanté à l'idée de le publier, mais après avoir lu quelques pages, il est profondément choqué par la perversité du récit.
Lorsque Kyle en refuse la publication, William commence à ruiner la vie de l'éditeur, s'’en prenant successivement à son chat, sa copine et son auteur vedette. Kyle est alors obligé de se replonger dans le roman de William, "Devil'’s Hopyard" et il découvre alors que le livre fait étrangement écho à l’'histoire de la disparition non élucidée de Mia, sa petite amie à l'université –et ressemble cruellement à la confession d'un criminel.


Mon avis
Je remercie les éditions Hugo Thriller pour cette lecture plus que diabolique.

Kyle Broder vient de décrocher LE contrat d'édition qui le propulse en première page de tous les journaux. Il vient de dénicher, Sierra Raven, une auteure qui va propulser sa carrière ! Quand son professeur/mentor, William Lansing apprend cette nouvelle, il s'en réjouit d'avance car lui aussi écrit un livre depuis une dizaine d'années. Après toutes ces années, William appelle Kyle et celui-ci l'invite à déjeuner chez lui en compagnie de sa petite amie Jamie. Au cours de la soirée, William va parler de son manuscrit "Devil's Hopyard" et Kyle va tout de suite accepter de lire son œuvre. Mais tout ne va pas se passer comme il l'imaginait. Kyle va détester ce récit qu'il va trouver glauque, pervers, mal écrit... et une histoire qui lui rappelle la perte de son premier amour. Comment le dire à William qui ne cesse de le harceler pour savoir s'il sera le prochain auteur publié ? A partir du moment où Kyle lui expliquera que c'est impubliable, William ne cessera d'être partout dans sa vie... Préparez-vous à un vrai jeu de dupe !

Lee Matthew Goldberg nous dépeint l'univers du monde de l'édition, avec la découverte d'un manuscrit, les comités de lecture,... ce qui est plutôt intéressant étant donné ma passion pour la lecture et l'univers de l'édition. Les thèmes abordés : la réussite, l'ambition mais aussi la jalousie...

L'histoire de "Mentor" est plutôt bien menée et originale. L'auteur a su faire preuve de créativité et d'originalité en menant tambour battant une forte histoire psychologique. Une histoire avec deux personnages forts : Kyle et William. Un duel inévitable qui vous fera frémir. Quand Kyle refusera de publier le manuscrit de son mentor, une spirale infernale les enchaînera l'un à l'autre, où un seul pourra sortir "vainqueur" de cette histoire.

Ce livre vous donnera des sueurs froides et ne pourra que vous faire réagir. William va s’immiscer insidieusement dans la vie de Kyle. Il va aller partout, chez Jamie pour lui dépeindre un Kyle noir, violent et coureur de jupons, mais il n'en restera pas là... Je n'ai eu de cesse de vouloir prendre les personnages à tour de rôle et de vouloir les secouer pour leur dire mais "Réagissez !". 

Enfin le dénouement de l'histoire est machiavélique, diabolique ! Ce final avec cette piste littéraire, j'ai adoré. William est fort rusé/manipulateur et fait preuve d'une perversité sans borne. Alors maintenant, êtes-vous capable de me dire qui sortira vainqueur de cette histoire ?

"Mentor" monte crescendo avec une deuxième partie surprenante, car Kyle décide de mener sa propre enquête en retournant dans les méandres de son passé pour savoir ce qui est arrivé à son premier amour, là où finalement tout a commencé...

Un roman qui vaut le détour car je l'ai littéralement dévoré tant par son style addictif que par l'envie d'en savoir toujours plus. La vraie question est : jusqu'où est-on prêt à aller pour réaliser ses rêves ? ou par folie ?
 # By Aurélie :)

Le tueur au miroir de Fabio Mitchelli - Editions La bête noire

**** Chronique de Jess ****
"Je n'ai fait que leur donner un instant de gloire. " Willy B. Richardson, alias William R. Bradford (1948-2008), le " Killer Photographer ". Fasciné par leurs tatouages, il les appâte avec son appareil photo, fige leurs désirs de starlettes sur du papier glacé, puis les tue et s'empare de ce qu'il convoite. Le lendemain, on retrouve le corps de ces jeunes femmes sur les berges du Saint-Laurent, le pubis orné d'éclats de miroir et un morceau de peau découpé. Pour piéger celui qu'à Montréal on appelle déjà " le tueur au miroir ", il faut des flics borderline : Louise Beaulieu, qui se fiche des limites et des règles, et Carrie Callan, qui, sous son air bien sage, est un vrai pitbull. Des photographies à clé, un secret de famille, des messages cryptés... Le passé rattrape Louise. Désorientée, elle ment et triche. Et Carrie soupçonne l'impensable : des liens entre l'enquêtrice québécoise et Singleton, le redoutable tueur en série qu'elles ont traqué ensemble un an auparavant. "


Encore un livre que j'attendais avec impatience. Cette nouvelle enquête reprend les mêmes enquêtrices que dans son dernier livre Une forêt obscure (ma chronique ici) que j'avais adoré. C'est donc avec un plaisir que je retrouve Louise la québécoise avec son accent attachant et Carrie l'enquêtrice de Juneau. Je pense qu'il faut avoir lu avant Une forêt obscure si vous ne voulez pas être trop perdu dans l'histoire même si c'est une toute nouvelle enquête.

3 enquêtes en une....
Louise va se retrouver à enquêter sur deux enquêtes différentes. Tout d'abord un homme travesti est retrouvé emmuré dans les murs d'un appartement. Elle va rapidement avoir un suspect dans ce meurtre : Waban Okpik.
Puis des jeunes femmes sont retrouvées étranglées et violées dans les alentours du parc d'attractions "La ronde" à Montréal. Le tueur leur enlève leurs tatouages et leur colle des bouts de miroirs sur le sexe. Il va bientôt être surnommé le tueur au miroir. Louise va devoir se coller un nouveau tueur en série sur le dos.
D'un autre côté, Louise et Carrie ont des nouvelles de Daniel Singleton qui s'est évadé un an auparavant et qui leurs avait donnés des sueurs froides lors de leur précédente enquête. Carrie veut absolument mettre la main sur le tueur en série. Elle trouve l'excuse qu'un des suspects de son enquête, Okpik, est à Montréal pour pister le tueur. Le démantèlement d'un réseau de prostitution est au cœur de son enquête. Mais il semblerait que tous les protagonistes soient liés.
Daniel Singleton va donner des indices à Louise sur ses enquêtes. 
Comment connaît-il tout ce petit monde, et comment fait-il pour donner des indices à Louise?

Quand le passé nous rattrape.... 
Louise va se retrouver à faire face à son passé. Elle va crée un lien avec Daniel Singleton qu'elle va cacher à Carrie. Nous allons aller de découvertes en découvertes, et de rebondissements en rebondissements. J'ai deviné une partie de l'histoire mais j'ai été agréablement surprise par certaines révélations.  
J'ai été happée par l'histoire et j'ai voulu savoir comment tout allait se terminer. Grâce aux différentes enquêtes nous ne nous ennuyons pas une seule seconde. Et la fin est au-delà de ce qu'on pourrait imaginer.

Le style est toujours aussi percutant et addictif. Tous les éléments des enquêtes nous sont donnés au compte-goutte afin d'assembler petit à petit ce puzzle meurtrier.
Encore une fois, Fabio Mitchelli se sert d'un fait divers réel pour créer une histoire de toute pièce et encore une fois c'est une  totale réussite.
Je ne suis jamais déçue des livres de Fabio et si vous ne connaissez pas encore ses livres je vous les conseille grandement.
  


Noeux Les Mines 2017

mardi 17 octobre 2017

Une fois dans ma vie de Gilles Legardinier - Editions Flammarion

**** Chronique de Jess ****

Trois femmes, trois âges, trois amies que les hasards de la vie et les épreuves ont rapprochées dans un lieu comme aucun autre.
Trois façons d'aimer, dont aucune ne semble conduire au bonheur.
Séparément, elles sont perdues. Ensemble, elles ont une chance.
Au milieu des hommes, cramponnées à leurs espoirs face aux coups du sort, avec tous les moyens et l'imagination débordante dont elles disposent, elles vont tenter le tout pour le tout.
Personne ne dit que ça ne fera pas de dégâts…
Gilles Legardinier nous embarque dans son nouveau roman dans l'univers du théâtre. Ce théâtre va être le lieu de rencontres d'une troupe un peu hors norme. Une troupe loufoque, une famille, chacun avec des caractères différents mais qui ont une passion commune : le théâtre.
La gardienne Eugénie et son mari Victor gère le lieu d'une main de maître et font en sorte que le théâtre reste en vie malgré le risque que la mairie retire les subventions.
Eugénie est très amie avec Céline (la couturière/costumière) et Juliette la chorégraphe. Elles n'ont pourtant pas le même âge mais s'entendent à merveille.
Céline est divorcée et mère d'Ulysse. Elle a du mal à finir les fins de mois car son ex ne lui verse plus de pension. Juliette, tombe éperdument amoureuse de son garagiste et va tout faire pour qu'il la remarque notamment cabosser elle-même sa voiture. Et Eugénie est au crépuscule de sa vie et se demande si la vie vaut la peine qu'on s'y accroche. Mais elle va trouver un projet qui va lui redonner goût à la vie pour sauver le théâtre.
J'ai toujours hâte de commencer un livre de Gilles Legardinier car je sais qu'en général c'est une belle pause polar. Or depuis le dernier livre j'accroche beaucoup moins à ses écrits.
J'ai eu du mal à rentrer dans cette histoire. Il y a de l'humour comme dans tous ses livres mais j'ai eu du mal à en rire. J'ai trouvé que c'était limite de l'humour carambar. Quant à l'amitié entre les trois femmes et les personnages eux-mêmes j'ai eu du mal à m'attacher à eux et à ressentir quelque chose. Peut-être parce que j'ai déjà lu un livre sur trois femmes d'âge différents et que l'histoire et l'humour était au rdv et que du coup j'ai eu l'impression de lire une parodie de ce livre.
De plus, certaines scènes m'ont semblées surréalistes! J'avais du mal à imaginer certains passages. Gilles Legardinier nous avait habitué à des sentiments vrais, de vraies histoires auxquelles on pouvait se référer.
Donc vous l'aurez compris ce livre est une déception en ce qui me concerne. Je n'ai pas retrouvé ce que j'aime habituellement dans ses livres.  

mercredi 11 octobre 2017

Entre deux mondes d'Olivier Norek - Editions Michel Lafon

****Chronique de Jess ****
Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l'attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu'il découvre, en revanche, c'est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n'ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d'intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il est flic, et que face à l'espoir qui s'amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.
Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu'elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d'ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.






Il y a des auteurs dont j'attends la sortie du dernier livre avec impatience au point d'arrêter ma lecture en cours pour vite le commencer. Olivier fait partie de ces auteurs. Il me tardait de lire ce qu'il nous avait concocté et comment il allait s'en sortir en laissant de côté son célèbre Victor Coste. Car il n'est pas facile pour un auteur de sortir de son personnage fétiche surtout quand les lecteurs y sont attachés comme j'ai pu l'être.
Et bien un de ses ingrédients principaux pour nous faire aimer ses livres ce sont ses personnages, tous plus humains les uns que les autres ou horribles au choix. Dans tous les cas les personnages ont toujours une place très importante et dans "Entre deux mondes" il ne déroge pas à la règle.
 
Deux flics, deux pays....
Olivier va mettre en avant deux flics bien différents mais en même temps assez semblables. Adam Sarkis, syrien, est capitaine de la police militaire syrienne mais aussi infiltré pour contrer le gouvernement en cours. Quand un jour son supérieur l'envoie dans un hangar plein à craquer de cadavres de traîtres et qu'il y voit un de ses complices, il va sentir le vent tourner et va décider de fuir son pays. Il va d'abord envoyer sa femme Nora et sa fille Maya. Mais malheureusement quand il va arriver dans la "jungle" de Calais elles n'y seront pas.
Il va par contre découvrir cet entre deux mondes qu'est la "jungle" et y rencontrer des amis (Ousmane le chef des soudanais et Kilani un jeune noir qu'il va sortir d'un très mauvais pas) mais aussi des ennemis. Il va aussi rencontrer Bastien, un flic de Calais fraichement débarqué dans le Nord pour raisons familiales.
Bastien va être témoin d'un accident qui va le mener lui aussi dans la "jungle". Il va demander à la BAC de lui montrer l'envers du décor. Il va revoir Adam et ils vont sympathiser quand des meurtres ont lieu dans le camp. Adam va devenir l'indic de Bastien mais il va aussi chercher qui peut être l'auteur des crimes qui est sa seule façon de ne pas sombrer suite à la disparition de sa famille. Et il va aussi demander de l'aide à Bastien.
Du réalisme à tout épreuve....
Le deuxième ingrédient qui fait la "Norek touch" c'est le réalisme de ses histoires. Olivier connaît son sujet, il se renseigne, il s'immerge, il sait de quoi il parle.
Encore une fois il pointe du doigt un problème de société et par la même occasion (excusez moi l'expression) nous met le nez dans la merde. Cette fois, il nous parle de la "jungle", le plus grand camp de réfugiés de France mais aussi le plus grand bidonville où la police ne met pas un pied. Ce camp qui est une ville dans la ville, dont les conditions de vie sont inacceptables.
Chacun à sa propre opinion sur l'arrivée des migrants en France. Certains n'en peuvent plus (les habitants de Calais, les routiers...) ce qui peut se comprendre et d'autres vont essayer de les aider (les divers organisations humanitaires).

Grâce à la qualité de ses personnages et des descriptions, Olivier a su nous immerger dans cette jungle. J'ai eu un peu l'impression d'y être, de voir toutes ses tentes et cabanes de fortune, ses boutiques des "Champs Elysées", de sentir la puanteur de la crasse, des poubelles, des toilettes publiques bouchées.
On ressent de l'empathie pour les personnages. On ne s'attache pas à un personnage mais à plusieurs. Adam dans sa quête pour retrouver sa famille, Kilani cet enfant qui n'a connu que des malheurs dans sa jeune vie, Bastien ce flic un peu naïf, Jade sa fille de 14 ans qui est bien mature pour son âge. Et d'autres encore mais si je continue ma chronique va devenir vraiment trop longue ;-)

Il n'y a pas vraiment d'enquête de police à proprement parler. Ce n'est pas le principal dans ce livre. Même si je dois avouer avoir été surprise à la fin. J'avais compris une partie mais il m'en manquait une autre. Je pense que j'étais plus embarquée dans le côté humain et noir de l'histoire plutôt que dans la quête du meurtrier.
J'avais peur en commençant ce livre d'être déçue en ne retrouvant pas Coste et bien je dois admettre que j'ai eu peur pour rien. Ce livre est bouleversant, il vous retourne les tripes. Dès le premier chapitre il vous déglingue. Surtout quand on est mère de famille et qu'on se met à la place d'une mère qui quitte son pays en guerre avec ses enfants et qu'il nous arrive le pire.
Olivier monte encore d'un cran dans la qualité de ses écrits. J'aime comment il voit le monde et comment il en dénonce les points faibles. Un livre à lire absolument mais attention vous n'en sortirez pas indemne. 

Détails sur le produit

  • Broché: 413 pages
  • Editeur : Michel Lafon (5 octobre 2017) que je remercie pour cette chronique.

jeudi 5 octobre 2017

Le Petit Meaulnes de Jean-Claude Ponçon - Editions Marivole

4ème de couverture
Le monde de La Braconne s’en est allé avec l’oncle Arthur ; le petit Jean de naguère quitte l’enfance pour l’adolescence aventureuse des premières amours et des amitiés perdues, dans un village en ébullition.
Quand arrive l’heure du lycée, Jean prend pension chez une logeuse… Un autre monde, celui de la ville, celui des profs et des filles des cours. 
Etudiant discret et promeneur curieux des rues de la cité, il mène une double vie dans les bras de cette logeuse restée veuve trop vite et trop longtemps.
Le monde des adultes, ses petits bonheurs et ses déconvenues, s’ouvre pour lui.


Mon avis
Je remercie les éditions Marivole pour cette lecture.

Nous retrouvons Jean avec ce troisième volet de la trilogie "Le Petit Meaulnes". Pour les curieux, découvrez mon avis sur le deuxième tome ici !

Depuis notre dernier tome, Jean a bien grandit. Jean-Claude Ponçon continue sur sa lignée en racontant son histoire au travers des pensées de Jean. Celui-ci est notre narrateur.
Jean continue d'apprendre la vie à travers sa campagne, son village et plus tard en ville. Il va de nouveau être embarquée par une fille mystérieuse avec une famille aux pratiques douteuses. Elle se volatisera du jour au lendemain sans laisser aucune trace derrière elle. Son souvenir hantera longtemps Jean. Il sera également témoin des histoires dans son village sans pour autant prendre parti.

Jean sort petit à petit de son enfance. Il avance ses premiers pas dans sa vie "d'adulte". Il vivra sa première fois avec une bonne amie à lui (Denise). Jean nous plonge dans ses émotions, qu'elles soient heureuses ou pas.

Jean aime toujours autant la nature et continuera à partager de bons moments avec son cousin qu'il considère comme son meilleur ami. Il jouera les entremetteurs pour son cousin et Denise qui finiront par construire un foyer familial. Jean a le cœur sur la main et est toujours prêt à aider son prochain.

Et puis, il ira au lycée, encore avec le statut de "nouveau". Il ne se fera pas remarquer jusqu'à ce qu'il sorte avec "l'intello" de la classe qui disparaîtra elle aussi. A la suite de cela, il se surpassera en cours et figurera parmi les meilleurs. 

Et puis un jour, lasse de faire les allers-retours entre la campagne et la ville, il logera chez une amie de sa mère. Il deviendra autonome et bénéficiera des avantages de la ville (eau et électricité plus commode qu'à la campagne où il faut remplir son seau). Au fils du temps, s'installera entre sa logeuse et lui, une relation particulière, une relation interdite...

"Le Petit Meaulnes" vient dans la continuité d"Examens de passage" avec ce rythme naturel qui en impose. Un livre avec de courts chapitres et qui se lit très vite. Un livre qui nous fait découvrir la nature, la vie tout simplement. Une écriture fine et simple, pleine de poésie.
 
 # By Aurélie :)

mercredi 4 octobre 2017

Trois baisers de Katherine Pancol - Editions Albin Michel

**** Chronique de Jess ****

Ce roman dessine un méli-mélo d'amours et de destinées en dent de scie. Stella s'interroge sur la réalité de ses sentiments pour Adrian, Elena prépare sa vengeance, Hortense souhaite réussir son premier défilé de mode et Junior révèle ses pouvoirs paranormaux.

Cette chronique sera un peu différente de mes chroniques habituelles car elle parlera du livre mais aussi du super week-end auquel j'ai eu le plaisir et la chance de participer pour découvrir le livre de Katherine Pancol en avant-première.
Je tiens tout d'abord à remercier les Editions Albin Michel et tout particulièrement Camille et Sofia pour ce super week-end ainsi que Katherine qui nous a fait l'honneur de venir nous rencontrer.
Je peux vous avouer que Katherine Pancol a changé ma façon de voir la lecture. J'ai toujours aimé lire mais après avoir lu sa trilogie des tortues dont je suis tombée sous le charme il fallait absolument que je partage cette lecture. C'est donc à ce moment là que j'ai décidé de créer le groupe Livres Addict. Et depuis bientôt 5 ans la lecture et les livres ont pris une part très importante dans ma vie. J'ai pu élargir ma vision littéraire de façon exponentielle. J'ai rencontré des auteurs formidables ainsi que des lecteurs passionnés et passionnants. Certains sont devenus des amis voir plus (petit clin d'œil à Aurélie et Lolo).

Cette saga a donc un côté très sentimental pour moi. Quand j'ai vu qu'Albin Michel préparait un concours pour gagner un week-end sur Paris afin de lire en avant première le dernier livre de la saga j'ai donc participé sans penser une seule seconde que je pourrais gagner.
C'est donc avec joie que j'ai été sélectionnée. Quel week-end! Nous étions 8 gagnantes, 8 passionnées de lecture et 8 fans de Katherine Pancol. Autant vous dire qu'on ne pouvait que s'entendre et passer un bon moment toutes ensemble.
Le lendemain matin, Katherine nous a fait l'honneur de nous rejoindre au petit-déjeuner afin de passer un petit moment avec nous. C'est une des auteurs que je rêvais de rencontrer, une des seules qu'il me restait à rencontrer et c'est chose faite. Je suis totalement ravie de cette rencontre, pas déçue une seule seconde. Katherine est une femme charmante, abordable, adorable, drôle. J'aurais pu passer des heures à l'écouter nous raconter ses histoires.

Je vais maintenant vous parler du livre car je suppose que si vous lisez cette chronique c'est aussi pour avoir mon avis. Bon je ne vais pas être très objective car je suis une fan absolue de cette saga. Après la trilogie des tortues, j'avais dévoré les muchachas. C'est donc avec un grand plaisir que j'ai dévoré Trois baisers. Quel bonheur de retrouver mes personnages fétiches, Hortense, Zoé, Gary etc.
Nous allons suivre la vie de chacun. Hortense qui prépare son premier défilé, Joséphine qui ne veut pas vieillir, Stella qui doute d'Adrian, Tom qui rencontre l'amour, Zoé égale à elle-même, Julie qui va se marier et des petits nouveaux aussi.
Cette saga quand on la lit on en fait partie. On vit avec les personnages, on les imagine, on ressent ce qu'ils ressentent. La plume de Katherine est toujours pleine de poésie. C'est beau, ça nous parle, ça nous fredonne dans les oreilles. Nous pourrions très bien être un des personnages.
Nous retrouvons l'amour sous toutes ses formes, l'amitié, la famille, les valeurs des uns et des autres. J'ai adoré retrouver cette peste de Hortense, car c'est un peu un idéal. Certains m'ont déçus (je ne vous dirais pas qui ;-)), d'autres m'ont émus. Un livre de Katherine Pancol ne se lit pas mais se vit!

Mon premier regret : ne pas noter toutes les belles phrases. Je pense que je le relirais pour le faire.
Mon deuxième regret : devoir quitter cette fois pour de bon tous les personnages auxquels je me suis attachées depuis 5 ans. Il faut dire qu'après 7 livres on ne peut que s'y attacher. J'espère vraiment que Katherine reprendra l'écriture de cette saga en mettant en scène un des personnages.
Et n'ayez pas peur du pavé (il fait 850 pages) car il se lit très vite! Si vous ne connaissez pas cette saga je ne peux que vous conseiller de la lire. Si vous aimez les tranches de vie, les belles histoires de famille, les drames aussi car il y en aura, l'amitié et voyager à New York cette saga est pour vous.








mardi 3 octobre 2017

Treize jours de Roxane Gay - Editions Denoël

4ème de couverture
Fille de l’un des hommes les plus riches d’Haïti, Mireille Duval Jameson mène une vie confortable aux États-Unis. Mais alors qu’elle est en vacances à Port-au-Prince avec son mari Michael et leur bébé Christophe, Mireille est kidnappée. Ses ravisseurs réclament un million de dollars à son père. Pourtant, ce dernier refuse de payer la rançon, convaincu que toutes les femmes de sa famille seraient alors enlevées les unes après les autres. Pendant treize jours, Mireille vit un cauchemar. Son ravisseur, dit le commandant, est d’une cruauté sans nom. Comment survivre dans de telles conditions et, une fois libérée, comment surmonter le traumatisme, pardonner à son père et recréer une intimité avec son mari ? 

Mireille et les siens vont pourtant réussir à reprendre pied et découvrir que la rédemption peut revêtir les formes les plus inattendues.


Mon avis
Je remercie les éditions Denoël pour cette lecture d'une rare violence.
 
Mireille est originaire d'Haïti. Lors de vacances, la petite famille de Mireille part à Haïti chez les parents de celle-ci. Le jour où ils veulent faire découvrir la mer à leur bébé, Mireille se fait enlever  sauvagement sous les yeux de son mari et de leur fils. L'action de l'enlèvement est implacable et très violente. 
Les ravisseurs demandent une rançon au père de Mireille qui est un des hommes les plus riches/influents de tout Haïti. 
Mireille croit dur comme fer que son père ne l'abandonnera pas et qu'il payera. Au grand damne de celle-ci, son père mettra treize longs jours à verser la rançon... Treize jours d'une violence inouïe qui ne cessera de monter crescendo. Treize jours de barbarie autant physique que psychologique. Treize jours pour revenir à l'état animal et se réfugier dans son antre. Mireille ne cessera de croire que son père payera et celui-ci le fera, poussé à bout par son gendre... mais au bout de treize jours.
 
"Treize jours" est un roman de la rentrée littéraire à ne louper sans aucun prétexte. Ce livre aborde différents thèmes, tels que la séquestration, la survie en milieu hostile, mais aussi la reconstruction et le pardon. L'auteure a également choisi de nous interpeller sur les deux côtés de Haïti. Le côté riche, grandiose avec ses beaux paysages mais aussi l'envers du décor avec la misère/pauvreté du peuple, les bidonvilles,...mais aussi la loi du silence sur ce qui s'y passe...
 
Roxane Gay a écrit une bombe à tous les niveaux. L'auteure a crée Mireille, un personnage fort avec une force de caractère incroyable. Une femme indomptable qui puisera au plus profond d'elle-même pour "survivre" aux sévices imposés par son geôlier dit le commandant. Pour lui, retenir Mireille captive, la voir se rebeller et lui tenir tête lui donne encore plus envie de la punir. Il la donnera en pâture à ses sept hommes qui se serviront de son corps de manière bestiale. Le commandant en abusera également avec des goûts bien particuliers tels que les brûlures sur les parties intimes, les pénétrations avec divers objets,... Mireille subira les pires sévices qui puissent exister. Le but du commandant étant de la briser. Pour supporter toute cette cruauté gratuite, nous aurons de doux passages où elle se réfugiera dans le passé, le temps où elle était heureuse auprès des siens... Malgré tout cela, Mireille se détachera de son corps psychologiquement afin de vaincre cette série de violences toutes les plus ignobles et choquantes les unes que les autres. 
 
Quand elle sera enfin libérée, ce sera un long chemin pour se reconstruire autant physiquement que psychologiquement. Un chemin de longue haleine où elle n'acceptera quasiment pas de nourriture. A force de sévices, elle ne voudra plus rien "qui rentre dans son corps". Elle verra partout le commandant, croira qu'il l'a pourchassera... J'ai vraiment été touchée par cette dernière partie où on voit que Mireille n'est plus que l'ombre d'elle-même, qu'elle essaye de revenir... mais elle ne cesse de se réfugier dans son "moi intérieur" où elle est intouchable. Cet état "intouchable" qu'elle s'est créée afin de supporter ce long calvaire.
 
L'auteure s'est immergée dans le personnage de Mireille afin de nous faire ressentir toutes les émotions de celle-ci et c'est une très belle réussite. Le personnage de Mireille a été méticuleusement travaillé afin de rendre au plus juste les émotions, un vrai travail d'horloger. Je peux maintenant avouer que je me suis retrouvée à pleurer pour elle, quand on la voit se débattre dans les méandres psychologiques pour se relever. Y arrivera-t-elle ? Aura-t-elle la force nécessaire pour se relever ? Enfin, pardonnera-t-elle à son père de l'avoir abandonnée pendant ces treize longs jours ?
 
Un roman poignant, dur et fort, à lire de toute urgence !
 
# By Aurélie :)

lundi 2 octobre 2017

Un homme à distance de Katherine Pancol - Livre de Poche

**** Chronique de Jess ****
Kay Bartholdi est libraire à Fécamp, Jonathan Shields est un écrivain américain. Pour un guide touristique de la côte normande, il lui commande des livres par correspondance. Elle répond à cet inconnu qui semble partager les mêmes goûts qu'elle. Lettre après lettre, ils se découvrent une même passion pour la littérature. Cette relation épistolaire devient bientôt aussi passionnée que celle de deux amoureux. Ils se découvrent, se jaugent, s'offrent l'un l'autre leurs plus belles lectures : Maupassant, Jean Lorrain, Flaubert, Barbey d'Aurevilly, Roger Martin du Gard, etc... et se disent, à travers leurs auteurs préférés, des choses qu'ils n'auraient pas osé avouer.


Après avoir dévoré la trilogie des tortues, les Muchachas et son dernier roman, je me suis dit qu'il fallait me plonger dans les autres romans de Katherine Pancol.
Mon choix s'est donc porté sur Un homme à distance.
Kay est libraire à Fécamp. Un jour où elle n'était pas là, son employée Nathalie reçoit la commande d'un américain pour plusieurs ouvrages. Jonathan Shields écrit un guide touristique pour une maison d'édition américaine et sillonne les routes de France. Kay et lui vont commencer à s'envoyer des lettres où ils vont parler de leurs passions communes qu'est la littérature.
Kay va lui parler des livres qu'elle aime et qui la font vibrer, lui va s'empresser de les lire afin de ressentir ce dont elle lui parlait. Au fil des lettres ils vont se révéler l'un à l'autre. Kay est une femme blessée, qui a vécu une peine de cœur comme on n'en connaît qu'une dans une vie. La perte de l'amour de sa vie qui l'a abandonné du jour au lendemain en lui laissant un mot. Jonathan a aussi ses secrets mais ne veut rien dévoiler à Kay de peur de perdre ce lien qu'ils sont en train de créer.

Un roman épistolaire bourré de sentiments. J'ai aimé être ce témoin voyeur qui lit ces lettres et qui se demande ce qui va se passer. J'ai aimé découvrir la vie de Kay, ce qu'elle confesse à Jonathan.
Encore une fois je trouve la plume de Katherine Pancol poétique et juste. J'avais envie de connaître la fin de cette histoire, de savoir si enfin Jonathan et Kay allait se rencontrer et vivre une histoire. J'ai été étonnée de la fin du livre, je ne l'avais pas vu venir du tout. Quel retournement de situation, ce qui n'est pas pour me déplaire. Je suis déçue car j'aurai souhaité une fin plus joyeuse, un happy end.
Un seul regret ne pas avoir mis mon nez dans les autres ouvrages de Katherine Pancol. Je vais y remédier car sa bibliographie cache de beaux trésors de littérature.


dimanche 1 octobre 2017

Gabrielle ou le jardin retrouvé de Stéphane Jougla - Editions Denoël

**** Chronique de Jess ****
Gabrielle a deux passions : la lecture et son jardin. Lorsqu'elle meurt accidentellement, le monde de Martin, son compagnon, s'effondre. Inconsolable, il s'efforce de maintenir vivant le souvenir de la femme qu'il aimait. Lui qui n'ouvrait jamais un livre et pour qui le jardin était le domaine réservé de Gabrielle, se met à lire ses romans et à entretenir ses fleurs.
C'est ainsi qu'il découvre un secret que, par amour, Gabrielle lui avait caché. Ce secret bouleversera sa vie, mais lui permettra de surmonter son deuil d'une manière inattendue.



Je remercie les Editions Denoël pour cette lecture.

L'histoire commence par un couple qui visite un appartement. La femme est totalement sous le charme de cet appartement atypique avec son jardin sauvage. L'homme lui ne voit que la saleté. Ils se demandent qui a pu habité ce lieu.
Cet appartement appartenait à Gabrielle et à son mari Martin. Martin est un homme qui  va sombrer dans le chagrin après la mort accidentelle de sa femme Gabrielle. Cette dernière avait deux passions : la littérature et son jardin.
Il va passer son temps à faire toutes les choses qu'avait l'habitude de faire Gabrielle. Il va lire, il va essayer de ne faire qu'un avec le jardin tant aimé de Gabrielle.
Il va tomber dans le déni, refuser d'admettre la vérité. Il va faire croire à tous qu'elle est encore vivante. Il va sombrer dans la folie. La folie du deuil. Il va découvrir des choses insoupçonnées sur Gabrielle et rencontrer une personne qui va beaucoup l'aider.

L'auteur a su toute en finesse parler du chagrin, du deuil, de la perte de l'être aimé et de ses conséquences sur les personnes qui restent. Un roman plein de poésie. On ressent de l'empathie pour Martin. On lui souhaite de remonter la pente.
La description du jardin est formidable, on a l'impression de le voir, d'y être, de sentir les fleurs, de voir toutes les couleurs. On a envie de rester dans ce jardin au soleil, à lire à l'ombre du tilleul.

Un livre plein de sentiments et de tendresse malgré le sujet principal. L'auteur a un vrai talent d'écriture et une très belle plume. Il traite le deuil de manière subtil.
Un livre que je vous recommande et qui j'espère sera pour vous aussi une belle surprise.