samedi 25 mars 2017

Répercussions de Xavier Massé - ISEdition

**** Chronique de Jess ****


Kevin White est amnésique partiel et séquentiel depuis l'enfance. Pour résumer, chaque jour, à partir de 17h jusqu'au réveil le lendemain matin, il ne se souvient absolument de rien. Pour pallier à ce handicap particulièrement gênant, Kevin organise sa vie de façon méthodique : repères de temps, post-it, aides psychotechniques... Toute sa vie est minutée et organisée pour qu'il subisse le moins de préjudices possibles. Mais un jour, sa vie bascule. Kevin se réveille dans la salle des coffres d'une banque fédérale ! Trois millions de dollars ont disparu alors que les portes de la banque sont restées fermées toute la nuit et qu'il n'y a ni témoin, ni braqueur. Sans souvenir, il devient aux yeux des enquêteurs le suspect numéro 1 de ce casse pour le moins insolite. Mis en examen, Kevin va alors devoir remonter dans son passé pour découvrir la vérité sur cette histoire... et sur sa vie.


Quand Kevin White se réveille dans la salle des coffres de la Banque Fédéral il ne comprend pas tout de suite ce qu'il fait là. A-t-il été victime d'un hold-up? Très vite les policiers en font le suspect numéro 1. Mais ils vont être confrontés à la maladie de Kevin. En effet, ce dernier souffre d'amnésie séquentielle et ne se rappelle rien à partir de 17h le soir. Or le hold-up a eu lieu après cette heure. Sa psychologue Shirley va vite venir à sa rescousse pour tenter de faire comprendre aux enquêteurs qu'il ne peut pas être derrière le casse.
Mais Kevin va essayer de comprendre ce qui s'est passé et pour cela va devoir chercher au fin fond de sa mémoire défaillante.

Alors pour un premier thriller, je peux d'ores et déjà vous dire que l'auteur a un sacré talent! Il a réussi en moins de 200 pages à nous faire rentrer dans une histoire de malade. Le rythme est soutenu, les chapitres courts s'enchaînent et nous entraînent vers la vérité. Mais ne pensez surtout pas avoir compris le pourquoi du comment. Ah non! Moi-même vers le milieu je pensais avoir tout compris et m'être dit "pff tout ça pour ça!" et bien que nenni ! Je me suis fait avoir et avec tout ce que je lis en polar et thriller je peux vous dire qu'il en faut maintenant pour me surprendre et m'épater.

Chapeau donc Xavier pour cette réussite! Tout est bien ficelé, on va de rebondissements en retournements de situation. On ne peut pas imaginer une fin pareille! Donc un tout bon du début à la fin et ça il fallait le faire. De plus, le personnage de Kevin est excellent, attachant, bourré d'humour, on ne peut que l'aimer.
Un premier thriller bluffant qui se lit d'une traite tellement il est prenant. Je verrais bien cette histoire adaptée sur grand écran d'ailleurs ça donnerait un super film à suspens!

Un conseil les addicts foncez acheter ce livre et vous ne serez pas déçu !
Un grand merci à Harald pour cette découverte et cette super lecture :-)

Biographie de l'auteur

Né en 1977 à Roussillon, Xavier MASSÉ a très tôt été fan de fiction, et notamment de cinéma.
En effet, durant sa jeunesse, armé d'une caméra Super 8, il suivait son grand frère les mercredis après-midi pour tenter de réaliser maladroitement des films d'horreur...
Avec le temps, l'horreur a laissé place au thriller-polar, et le cinéma s'est effacé au profit de l'écriture avec un gout toujours plus prononcé pour les scenarii tordus et complexes.
C'est ainsi que sont nées les prémices de son premier livre, « Répercussions » (ISEdition, Marseille, 2016), un thriller à « tiroirs » qu'on ne lâche pas avant la fin, avec des ressorts psychologiques bien fouillés et des énigmes en cascades.
Entretemps, après des études en Génie civil, il entre à la SNCF où il est actuellement cadre.
« Répercussions » est son premier roman publié, dans la collection « Sueurs glaciales » de IS Edition.

Détails sur le produit

  • Broché: 200 pages
  • Editeur : IS Edition (21 décembre 2016)
  • Collection : Sueurs glaciales

vendredi 24 mars 2017

J'ai toujours cette musique dans la tête d'Agnès Martin-Lugand - Editions Michel Lafon

**** Chronique de Jess ****
 
Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s'aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.

Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?


 
 
 
A chaque fois que sort un nouveau roman d'Agnès Martin-Lugand je me jette dessus car je sais que ce sont de magnifiques romans qui font des excellentes pauses polar. J'avais énormément aimé ses quatre précédents romans.
J'ai trouvé celui-ci très différent de ce que l'auteure a pu écrire auparavant. L'auteure nous parle évidemment de sujets qu'elle a l'habitude de traiter : l'amour, la séparation, la famille, l'amitié.
 
Véra et Yanis sont mariés depuis bientôt 10 ans. Ils ont trois enfants adorables : Joachim, Ernest et Violette. Ils représentent la famille et le couple parfait. Ils sont amoureux comme au premier jour.
Yanis travaille dans un cabinet d'architecte avec Luc le frère de Véra. Quand Yanis et Luc rencontre Tristan qui a plusieurs bâtiments à refaire, les deux hommes ne vont pas du tout être d'accord sur le projet.
Tristan est très emballé par ce que propose Yanis. Luc, lui ne souhaite pas donner suite au projet. Yanis décide donc de démissionner et de se mettre à son compte avec l'aide de Tristan. Véra va tout faire pour le soutenir dans son nouveau projet même si pour cela elle va se fâcher avec son frère.

Mais la nouvelle vie de Yanis va bouleverser leur vie de famille et Tristan va être de plus en plus présent. Qui se cache réellement derrière la façade de Tristan? Pourquoi est-il aussi gentil avec leur famille? Fait-il tout ce qu'il fait seulement par amitié? Véra au début se méfie de ce nouvel ami.
 
Je ne m'attendais pas du tout a ce que l'histoire prenne un tournant comme il en a prit un. J'avais un scénario autre dans la tête sur le déroulement de l'histoire. J'ai trouvé par contre la relation Véra - Yanis un peu improbable, mais bon c'est un roman et pas la vraie vie. Après ce genre de couple existe peut-être mais dans ces cas là il faudrait m'en présenter pour me faire changer d'avis ;-)
Le rebondissement en fin de roman est très bon mais j'aurais aimé que l'auteure aille plus loin et que ça dure un peu plus longtemps. J'ai quand même ressenti pleins d'émotions pendant ma lecture. J'ai pu comprendre ce que ressentais Véra parfois, sa colère, sa peine, sa déception, sa peur. Idem pour Yanis, j'ai ressenti pour lui de la peine, de la colère, j'ai eu envie de le secouer.
 
Les personnages sont toujours aussi bien travaillés et l'histoire prenante. Mais je ne l'ai pas autant aimé que les romans précédents. J'en attendais peut-être un peu trop.

Ma chronique de Désolée je suis attendue ici

Détails sur le produit

  • Broché: 360 pages
  • Editeur : Michel Lafon (16 mars 2017)

jeudi 23 mars 2017

La fille d'avant de JP Delaney - Editions Mazarine

**** Chronique de Jess ****

C’'est sans doute la chance de sa vie : Jane va pouvoir emménager dans une maison ultra-moderne dessinée par un architecte énigmatique… avant de découvrir que la locataire précédente, Emma, a connu une fin aussi mystérieuse que prématurée. À mesure que les retournements de situation prennent le lecteur au dépourvu, le passé d'Emma et le présent de Jane se trouvent inextricablement liés dans ce récit hitchcockien, saisissant et envoûtant, qui nous emmène dans les recoins les plus obscurs de l'obsession.
 
 
 Je remercie Netgalley pour cette lecture.

Ce livre se présente sous la forme d'une alternance de chapitre entre avant (Emma) et maintenant (Jane). Nous alternons donc passé et présent pour comprendre ce qu'il se passe vraiment dans cette maison et savoir ce qu'il s'est passé avec Emma.

Suite au cambriolage de leur appartement, Emma et Simon cherchent un nouveau logement. Mais tout est hors de prix à Londres. Leur agent immobilier leur propose de visiter une maison qui pourrait leur convenir mais le problème c'est que le propriétaire ne laisse pas n'importe qui y habiter. Il a établit plus de 200 règles pour pouvoir vivre dans cette maison. Et si l'une des règles n'est pas respectée les locataires devront partir. Mais tout d'abord il faut qu'ils soient sélectionnés ce qui va pour leur bonheur leur arriver. Mais tout ne va pas se passer comme prévu et Emma va mourir. Accident ou meurtre? La prochaine locataire, Jane, va tout faire pour le savoir.

Jane, suite à l'accouchement de son bébé mort-né décide de prendre un nouveau départ. En cherchant un nouvel appartement, son agent immobilier lui trouve une maison pas comme les autres. Elle va vite être imprégnée de l'atmosphère sereine de la maison. Mais pour combien de temps avant que les fantômes du passé ne ressurgissent?

J'aime beaucoup les thrillers psychologiques même si certains m'ont pas mal déçu. Celui-ci est un bon livre, avec une bonne histoire. Il y a pas mal de manipulations et de rebondissements auxquels je ne m'attendais pas. Certains personnages que j'appréciais dès le début m'ont ensuite paru détestables. L'auteur a su vraiment créer un univers particulier avec cette maison. On a vraiment l'impression en lisant ce livre d'y vivre nous aussi et d'avoir peur d'enfreindre une règle.
Le propriétaire lui-même est une énigme. Beau, intouchable, maniaque, intransigeant et colérique, il nous réserve quelques surprises.

Pour ceux qui compare ce livre à La fille du train ou Les apparences je ne sais pas s'ils ont raison (en tout cas j'ai détesté ces deux livres) si ce n'est l'alternance entre passé et présent (Les apparences). Dans tous les cas cette histoire est plus qu'originale et je ne m'attendais pas du tout au dénouement final!
Un thriller qui se lit facilement et rapidement malgré les plus de 400 pages.
Je vous laisse vous faire votre propre opinion. 

mercredi 22 mars 2017

Je te vois de Clare Mackintosh - Editions Marabout

**** Chronique de Jess ****

Résumé éditeur :

Le jour où Zoe Walker découvre son portrait dans les petites annonces d'un journal londonien, elle décide de mener sa propre enquête. L'image floue n'est accompagnée d'aucune explication, juste d'une adresse Internet et d'un numéro de téléphone. Pour les proches de Zoe, c'est la photo d'une femme qui lui ressemble vaguement, rien de plus. Mais le lendemain et le surlendemain, d'autres visages féminins figurent dans l'encart publicitaire. S'agit-il d'une erreur ? D'une coïncidence ? Ou quelqu'un surveille-t-il leurs moindres faits et gestes ?
Te laisser partir, son premier roman, publié chez Marabout en février 2016, s'est classé parmi les meilleures ventes du Sunday Times et a été traduit en trente langues.


Merci aux éditions Marabout pour cette nouvelle lecture.
J'avais eu un énorme coup de cœur pour Te laisser partir qui était sortie l'an dernier. Mon avis ici.
C'est donc avec une certaine impatience que j'ai commencé le dernier roman de Clare Mackintosh.
Vous prenez les transports en commun pour aller travailler? Vous avez des horaires réguliers donc vous prenez toujours les transports à la même heure? Vous êtes une femme? Si oui, vous n'allez plus voir vos trajets en train de la même manière.
Imaginez qu'un jour vous tombiez sur une annonce avec votre photo dans le journal gratuit qu'on vous donne à la gare. Vous pensez tout d'abord à une erreur, ou que vous avez un sosie. C'est ce que pense Zoé Walker quand elle voit sa photo associé à un site internet pour trouver l'amour.
Mais quelques jours plus tard, elle se rend compte qu'une femme qui était dans un article sur la police ferroviaire avait elle aussi sa photo dans les petites annonces. Cette dernière s'est fait voler ses clés dans son sac dans le train après sa journée de travail. Zoé décide donc de contacter l'agent de police en charge de l'affaire. Mais les coïncidences n'en reste pas là quand une femme est retrouvée étranglée dans un parc. Elle aussi avait sa photo dans les petites annonces roses. Zoé commence à avoir peur pour sa vie.
Kelly Swift, l'agent de la BTP, va tout faire pour enquêter sur l'affaire du meurtre. Elle se lie avec les victimes pour trouver qui se cache derrière les fameuses annonces. Elle va être affecté pendant 3 mois à la brigade criminelle en charge de l'affaire.
Avec son nouveau coéquipier et supérieur pendant quelques mois, Nick Rampello, ils vont essayer de trouver un lien entre toutes ces affaires.
Ce polar est très différent du premier livre de l'auteure. Le premier était un polar psychologique qui m'avait complètement laissé sur le cul si vous me permettez l'expression. Dans ce nouveau livre, l'histoire commence doucement. Nous rentrons dans la vie de Zoé et Kelly petit à petit. L'auteur ne nous épargne aucun secrets de leurs vies personnelles et professionnelles. Nous avons vraiment l'impression de faire partie de leur vie.
L'aspect psychologique est là malgré que ce soit cette fois une enquête de police. Nous angoissons avec Zoé, nous avons peur et regardons derrière nos épaules pour voir si quelqu'un ne nous suit pas. Le rythme est lent tout d'abord et va s'accélérer dans les derniers chapitres.
Et si vous pensiez avoir devinez qui se cache derrière toute cette histoire, vous vous mettez le doigt dans l'œil. Je me suis pris un coup de poing dans le ventre à la dernière page comme j'en avais rarement pris!

Encore un très bon polar de la part de Clare Mackintosh. Je confirme donc que ce sera désormais une auteure que je continuerais à lire ! 

Biographie de l'auteur

Clare Makintosh vit en Angleterre. Elle a passé douze ans dans les forces de police. Depuis 2011, elle est journaliste indépendante et écrivain. Elle a fondé le festival littéraire de Chipping Norton et vit dans les Cotswolds avec son mari et leurs trois enfants. Paru en mai 2015 en Angleterre, Te laisser partir est son premier roman. Il s’est vendu à plus de 400 000 exemplaires outre manche et il est déjà traduit dans plus de 20 pays.

Détails sur le produit

  • Broché: 462 pages
  • Editeur : Marabout (22 mars 2017)

mardi 21 mars 2017

Les amants du presbytère de Marie-Bernadette Dupuy - Editions Calmann-Lévy

4ème de couverture
Nommé curé d’un petit bourg rural, le jeune et séduisant Roland Charvaz n'a manifestement pas la vocation. Le beau sexe le préoccupe davantage que le salut de ses ouailles. Pour sa part, Mathilde, la jolie épouse du docteur de Salignac, mère d'un petit garçon, n’a jamais connu la passion amoureuse avant l’arrivée de l’ecclésiastique. Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre et les deux amants se lancent dans une liaison torride. Ils se croient à l’abri de tout soupçon. Ils seront bientôt victimes de la plus horrible des machinations…

Mon avis
Je remercie les éditions Calmann Lévy pour cette lecture.

Le curé Bissette est renvoyé de la paroisse de Saint Germain de Montbron à cause de ses manières avec les dames du village et en particulier avec Mme Mathilde de Salignac, femme du médecin réputé et fortuné. Quand le remplaçant du curé Bissette arrive en la personne de Roland Charvaz, c'est une révélation pour Mathilde. Ils se charmeront tour à tour pour enfin commettre l'adultère ensemble. Tout se déroule parfaitement bien au presbytère, à l'insu des villageois, jusqu'à l'arrivée de la servante du curé... Pour ne pas vous gâcher votre plaisir, je vous laisse vous procurer l'ouvrage afin de ne pas spolier l'histoire.

La couverture de ce livre est tout simplement magnifique et incite grandement à la lecture. Pour ma part, c'est la première fois que je lis cette auteure. J'avais déjà beaucoup entendu parler d'elle et de ses sagas. Ici, avec "Les amants du presbytère", il s'agit d'un one-shot. Il faut savoir que ce livre avec "ses amants diaboliques" est tirée d'une histoire vraie qui s'est déroulée en 1849 dans le village de Saint Germain de Montbron.

"Les amants du presbytère" se lit d'une traite. Le style de Marie-Bernadette est très fluide et descriptif, ce qui permet de nous immerger un peu plus dans les scènes. On apprend à connaître nos personnages au fur et à mesure. Cependant, je n'ai pas pu m'attacher à eux. J'ai trouvé notre nouveau curé Roland Charvaz d'une suffisance certaine et rempli de vices. Quant à Mathilde, une fois le scandale éclaté, elle n'assumait plus rien. Très manipulatrice dans un premier temps, pour finir égoïste.
Marie-Bernadette Dupuy a su récréer l'ambiance des années 1850 et a réalisé un travail de recherche colossal afin de mettre à jour cette tragédie d'avant. Je pense qu'il est très difficile de relater un fait d'autrefois mais l'auteure à su s'acquitter de ce travail avec brio.

Un livre plaisant pour une pause polar, et qui se lit vite. Néanmoins, je ne pense pas que ce livre me laissera un souvenir impérissable.

# By Aurélie :) 

lundi 20 mars 2017

La femme à droite sur la photo de Valentin Musso - Editions Le Seuil

**** Chronique de Jess ****

Los Angeles, 1959. L’'actrice Elizabeth Badina se volatilise durant le tournage du film qui devait faire d’'elle une star. Enlèvement? Meurtre? Disparition volontaire? Malgré l’'enquête conjointe de la police et du FBI, l’'affaire ne sera jamais résolue.

New York, 1998. Après un succès fulgurant au box-office qui a fait de lui la coqueluche d'’Hollywood, le scénariste David Badina affronte une traversée du désert. Incapable de mener à bien le moindre projet, il est contacté par Wallace Harris, légende vivante du 7e art et metteur en scène paranoïaque, qui lui demande de travailler au scénario de ce qui sera sans doute son dernier film. Ils ne se sont jamais rencontrés mais un lien unit les deux hommes : Wallace Harris n'’est autre que le réalisateur du drame policier qui devait lancer la carrière d'’Elizabeth, la mère de David. Et l'’un des derniers à l'’avoir vue vivante. En acceptant son offre, le scénariste va tenter de découvrir ce qui est arrivé à sa mère quarante ans plus tôt. Quitte à déterrer de vieux secrets qui feront voler sa vie en éclats.
Dans ce nouveau polar, Valentin Musso nous a inventé une histoire complètement différente de ce que j'ai pu lire de lui avant. J'étais habituée à des thrillers psychologiques qui se situaient en France (Sans Faille et Une vraie famille). Je n'ai pas encore lu toute la bibliographie de l'auteur mais ça ne serait tarder.
Donc comme je le disais ce roman n'a rien à voir avec ce que j'ai lu précédemment et c'est une très belle surprise.
 
Je ne sais pas si vous connaissez la série Cold Case mais j'ai vraiment eu l'impression de plonger dans un épisode de la série. Une série que j'affectionne donc je peux vous dire que ce livre est un petit coup de cœur.
L'auteur nous plonge dans l'univers du cinéma en 1959. L'atmosphère est très bien décrite. Elisabeth Badina a quitté Santa Barbara quand elle avait une vingtaine d'années pour partir vivre son rêve à Hollywood. Elle rêve de devenir une star de cinéma et d'être à la tête d'un film à succès. Son rêve va enfin se réaliser quand le célèbre réalisateur Wallace Harris l'engage pour jouer le rôle principal dans son nouveau film. Mais un matin, Elisabeth ne se présente pas sur le tournage. Elle s'est volatilisée et malgré tout ce qui a été mis en place pour résoudre l'enquête elle ne sera jamais retrouvée.
 
Quarante ans après, David Badina, fils d'Elisabeth, reçoit un appel de l'assistant de M. Harris. Ce dernier souhaite réaliser le dernier film de sa vie et demande à David s'il veut bien être le scénariste. David va se retrouver face au passé qu'il a tout fait pour occulter. Il va se mettre en quête de découvrir ce qu'il s'est réellement passé quarante ans auparavant.
Pour cela il va engager un détective privé, Hathaway, qui a passé 25 ans au LAPD et qui a donc fait partie de l'enquête sur la disparition de sa mère.
Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de l'histoire. Tout ce que je peux vous dire c'est que l'auteur va nous embarquer dans une enquête hors du temps difficile à lâcher. Entre passé et présent, nous allons découvrir ce qu'il s'est réellement passé. Mais l'auteur va tout faire pour nous amener sur de fausses pistes et le dénouement en est encore plus incroyable.

Encore une fois, Valentin Musso nous prouve qu'il est un auteur qui monte qui monte! J'ai été totalement happée par cette histoire. C'est avec plaisir que j'ai fait un bond dans le passé pour découvrir le décor qu'il a bien voulu nous dépeindre. Son style est de plus en plus attractif. Certains de mes amis n'étaient pas du tout tenté par la 4ème de couverture mais je vous conseille vraiment ce nouveau polar qui est vraiment très bien mené.
Ma chronique d'Une vraie famille ici

Merci aux éditions du Seuil pour cette lecture.

Plus d'infos sur le livre :

http://www.seuil.com/ouvrage/la-femme-a-droite-sur-la-photo-valentin-musso/9782021333138
 

Détails sur le produit

  • Broché: 432 pages
  • Editeur : Le Seuil (2 mars 2017)

jeudi 16 mars 2017

Two by two de Nicholas Sparks - Editions US

**** Chronique de Jess ****
 
 
 

Dès qu'un livre de Nicholas Sparks sort je me rue dessus. J'ai lu tous ses livres pendant mon séjour aux US et à chaque sortie je vis une joie littéraire. Bon là sur le coup je me suis fait avoir car il est sorti début octobre et j'ai raté le coche!
 
A 32 ans, Russell Green a tout pour être heureux : une épouse magnifique, une adorable petite fille de 6 ans, une excellente carrière dans la pub et une immense maison à Charlotte. Il vit un rêve, et son mariage avec l'attirante Vivian est au cœur de tout. Mais sous la surface de cette vie parfaite, les fautes commencent à apparaître... et personne n'est plus surpris que Russ, quand sa vie se retrouver sans dessus dessous. En quelques mois, Russ se retrouve sans boulot, sans femme, à devoir s'occuper seul de sa fille tout en essayant de s'adapter à sa nouvelle vie.
 
Le roman débute par la naissance de London et comment son arrivée à chamboulé la vie de Russ. Au fur et à mesure, il va nous raconter sa vie, son enfance, ses amis, ses amours, et son présent. Le présent qu'il vit avec Vivian, qui est mère au foyer depuis 5 ans pour s'occuper de London.
Quand l'ambiance à son boulot commence à se détériorer et que son patron ne lui adresse plus la parole Russ décide de prendre le taureau par les cornes. Lui qui a toujours rêvé d'être son propre patron, décide d'ouvrir sa propre agence de pub. Mais malheureusement le succès va être long à démarrer. Vivian ne va pas du tout apprécier de devoir diminuer son train de vie et décide d'elle-même de reprendre une vie professionnelle.
 
Russell va devenir clairement le souffre-douleur de sa femme. J'ai eu de la peine pour lui et pour ce qu'elle lui faisait subir dès qu'elle le voyait. J'ai eu envie de la gifler plus d'une fois. C'est une personne mesquine, dépensière, égoïste qui fera tout pour pourrir la vie de Russ.
 
Quand à Russ c'est un personnage super attachant. J'ai tout de suite eu un gros coup de cœur pour cet homme doux, gentil, qui ne cherche rien d'autre que de rendre heureux ses proches. Il va se retrouver confronter sans arrêt à Vivian qui va sans cesse lui reprocher d'avoir démissionné, qui l'a forcé à reprendre un boulot et qui en gros est responsable qu'elle se soit barrée avec un autre homme...
Quand il pense remonter enfin la pente, un autre drame vient le percuter de plein fouet!
 
J'ai fini ce livre hier soir en larmes! Je n'ai fait que pleurer sur les 30 dernières pages, impossible de m'arrêter. C'est le seul auteur qui arrive à me faire autant pleurer en lisant une histoire. Dans ce nouveau roman je suis passée par tout un tas de sentiments : la colère, la peine, la tristesse, la joie.
Dans la première partie de l'histoire j'ai trouvé ce roman très différent de ce que l'auteur écrit d'habitude. Beaucoup de sentiments négatifs, certains passages m'ont limite fait grincer des dents tellement ça m'a énervé. J'avais même des sentiments mitigés envers Russ et ses états d'âme perpétuels malgré mon coup de cœur pour lui. J'ai eu envie de le secouer et qu'il tienne enfin tête à Vivian.
Puis vers le milieu du livre nous retrouvons les sujets clés de l'auteur : amour, amitiés, famille, maladie et mort. Tous ses ingrédients sont réunis dans celui-ci. J'ai aimé aussi que ce roman soit plus long que les autres, ça m'a permis de m'attacher d'autant plus aux différents personnages. Je me suis aussi beaucoup attaché au personnage de Marge, la sœur de Russ.
 
Je ne sais pas quand ce livre va sortir en France mais une chose est certaine pour celles et ceux qui aiment les belles histoires, foncez!
D'ailleurs tous les livres de Nicholas Sparks sont à lire et à découvrir, c'est que du bonheur!
 

 

mercredi 15 mars 2017

Pire que le mal de Sylvain Forge - Editions du Toucan Noir

**** Chronique de Jess ****
 
Quand des policiers viennent annoncer au Docteur Benjamin Delmas que son frère Lucas a été retrouvé noyé dans un canal à Bangkok, il ne comprend pas tout de suite de quoi il s'agit. Il n'a pas vu Lucas depuis si longtemps. Il s'entendait mal avec ce frère rebelle, membre d'une organisation écologiste radicale et si prompte à voir des complots derrière tous les malheurs du monde.

L'autopsie révèle pourtant que Lucas ne s'est pas noyé par accident. On l'a maintenu sous l'eau.

Grâce à une étrange lettre cachée et en retrouvant certaines amies de son frère, Benjamin comprend que son frère allait boucler une longue enquête. Il avait voyagé dans plusieurs pays d'Asie à la rencontre de paysans qui n'avaient qu'un seul point commun: ils avaient tous utilisé un pesticide surpuissant, le binarzole, fabriqué par la multinationale BGC.

Mais à ce moment précis, il est déjà trop tard pour le Docteur Delmas. Des hommes sont sur ses traces...
 
 
 
 
Merci aux éditions du Toucan Noir pour cette nouvelle lecture.
Ce n'est pas le premier polar de Sylvain Forge que je lis. J'avais découvert l'auteur avec La trace du silure dont vous trouverez ma chronique ici. Et j'avais continué dans ma lancer avec Sous la ville mon avis ici.
 
Tout commence par la mort de Lucas Delmas. Le jeune homme enquêtait en Asie sur une multinationale, la BGC qui vend des pesticides, et surtout une très toxique le binarzole. Est-ce que sa mort a un rapport avec ses recherches?
Son frère, Benjamin, qui n'a jamais été très proche de lui et prenait Lucas pour un fou paranoïaque va vite comprendre qu'il s'est trompé sur lui. Il va commencer à enquêter sur la mort de son frère qui n'a plus rien d'un accident.
Il va mettre les doigts dans l'engrenage et va avoir beaucoup de mal à rester en vie.
 
Et d'un autre côté nous avons un groupe d'écologistes "Les guetteurs" dont faisait partie Lucas qui essaie de mettre le bazar à l'Assemblée Générale de la multinationale.
Mais la BGC ne va pas se laisser faire. C'est une guerre sans merci qui va se dérouler entre tous les personnages.
 
On ne peut pas dire qu'on s'ennuie une seule seconde dans ce polar. Les chapitres sont courts. L'auteur passe d'un personnage à un autre pour éclairer le lecteur dans l'histoire.
J'ai parfois été un peu paumé dans ma lecture à cause de tous les protagonistes.
Peut-être qu'il aurait fallu moins de personnages pour moins perdre le lecteur. Enfin c'est mon ressenti. J'ai dû retourner en arrière pour comprendre qui est qui et pourquoi ils interagissent ensemble et pourquoi untel ne connaît pas untel. 
 
Une lecture intéressante, où l'on apprend tout un tas de choses sur les pesticides et le rôle de l'Etat dans leur commercialisation. Ce qui fait peur c'est que l'histoire se base sur des faits véridiques. Nous savons déjà que certains pesticides sont très dangereux pour la santé mais ce que décrit l'auteur dans son polar est vraiment incroyable.
Encore une fois Sylvain dénonce un gros problème de notre société actuelle et c'est avec brio qu'il le fait. 
 

Détails sur le produit

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Editions Toucan (15 mars 2017)
  • Collection : TOUC.NOIR

 

lundi 13 mars 2017

Aquarium Nouvelles de la Mongolie d'aujourd'hui de L.Ulziitugs - Editions Borealia

**** Chronique de Jess ****
 
« Au moment où j’ai acheté cet aquarium, je ne me doutais pas que je préparais mon cercueil. Si je l’avais su, j’en  aurais bien sûr choisi un plus grand. Je suis claustrophobe. Au-delà des frontières de ce petit aquarium, mon appartement de quatre pièces et mon bureau, si spacieux et  lumineux qu’il fait s’extasier tout le monde, et même la vaste steppe de ma Mongolie natale aux étendues infinies honorées dans tous les poèmes et les chansons, tout cela me semblait ne pas suffire à reprendre ne serait-ce qu’une seule fois mon souffle, tant j’étouffais. J’avais besoin de plus, de beaucoup plus d’espace que les autres. »




Poétique, plein de sagesse, voilà les mots qui me viennent en refermant ce recueil de nouvelles. L'auteur nous parle d'amour, de mort, d'amitié, de vie à sa façon, de manière originale et philosophique.
J'ai particulièrement aimé sa nouvelle qui traite de la mort et sa façon d'appréhender le deuil. Je pense que chaque personne qui a vécu ou vit un deuil devrait la lire pour apaiser le chagrin qu'il peut ressentir.
 
D'habitude je ne suis pas particulièrement fan des nouvelles, mais cette fois j'ai été charmé par le style de l'auteure.
Nous sommes embarqués dans toutes ses histoires avec différentes héroïnes qui nous comtent leur vie.
Des histoires qui nous font réfléchir sur le sens de la vie, de notre vision de celle-ci.
 
Un petit livre de 13 nouvelles originales avec une écriture sublime qui enchantera les amoureux de belles petites histoires sur la vie.
 
Merci à Emilie Maj qui m'a sollicité pour me faire connaître ce livre et son auteure.


L’auteure
Best-seller dans son pays, auteure d’une centaine d’oeuvres littéraires, L. Ulziitugs fait partie de la jeune génération d’écrivains et de poètes mongols, des écrivains urbains fiers de la culture des cavaliers des steppes et de leur spiritualité.

Son premier livre paru en France, Aquarium. Nouvelles de la Mongolie d’aujourd’hui, est composé de  13 nouvelles issues de trois de ses ouvrages les plus reconnus. Elle est traduite par R. Munkhzul, récompensée en 2016 par le Ministère mongol des Affaires Étrangères pour son œuvre de traduction de la littérature mongole.

vendredi 10 mars 2017

La prophétie de Langley de Pierre Pouchairet - Editions Jigal Polar

**** Chronique de Jess ****

Trader d’'une des plus prestigieuses banques françaises, Ludovic d'’Estre brasse chaque jour des millions d’'euros… Issu de la bourgeoisie versaillaise, la vie a toujours souri à ce surdoué de la finance. Mais tout va basculer lorsque avec Reda Soulami, son fidèle collaborateur, Ludovic va s’'intéresser à une transaction douteuse… Un délit d’'initié ? Peut-être pire ! Très vite suspecté de meurtre, Reda, un enfant des cités qui pensait avoir définitivement tourné la page, se retrouve en première ligne d’'une effrayante machination qui le dépasse complètement et menace des milliers de vies ! Au milieu du marigot politique habituel, seule Johana, la flic qui mène l’'enquête, semble croire à l’innocence de Reda. S’'engage alors une infernale course contre la montre pour éviter l’'horreur….
 


Ludovic et Reda n'ont rien en commun si ce n'est leur boulot. Tous les deux traders à la plus grande banque de France. Quand Ludovic se rend compte de transactions suspectes il en parle tout de suite à son ami. Ils vont commencer à enquêter pour savoir qui se cache derrière les transactions et pourquoi. Malheureusement ils vont se faire poursuivre par un 4x4 lors d'un rdv et Ludovic se fait tuer. Blessé, Reda prend la fuite. Il va bientôt devenir le suspect numéro 1 dans cette affaire.
Reda qui est originaire de Trappes où il a fait pas mal de conneries étant jeune va devoir refaire un bond dans le passé. Il va demander de l'aide à d'anciens amis pour essayer de comprendre qui se cache derrière la mort de Ludovic et prouver son innocence.
Côté police, Johana, commandant à la PJ de Versailles mène l'enquête. Elle va essayer de se dépêtrer de ce bazar. Son côté tenace va jouer en sa faveur.

Passé une trentaine de pages qui ont bien failli me perdre (j'ai un peu du mal avec le jargon financier et boursier) je suis ensuite vite rentrée dans l'histoire ou plutôt l'enquête. Moi qui avait peur que le côté politique m'ennuie et bien finalement non.
On sait dès le départ qui sont les commanditaires des meurtres et le pourquoi il y a eu trafic boursier. Reste à savoir comment le pauvre Reda va s'en sortir pour rétablir la vérité et comment Johana va trouver les vrais coupables.

Un thriller passionnant qui ne nous laisse pas une seconde de répit. Les chapitres s'enchainent rapidement entre l'enquête côté Johana et côté Reda. Ce jeune homme est super attachant. On a envie qu'il s'en sorte, lui qui a déjà réussi à sortir des griffes de la cité.

Le sujet du livre est le terrorisme mais à une échelle qu'on ne s'imagine même pas. D'ailleurs j'espère que ce polar ne tombera pas entre de mauvaises mains car il pourrait donner de très mauvaises idées à certains. En fait, ce livre fait peur car c'est ce qui pourrait se passer actuellement. D'ailleurs on sent que l'auteur s'est très bien renseigné sur le sujet. Je ne vous dirais pas le final qui est tout simplement magistral et qui m'a laissé sans voix.
Décidément M. Pouchairet ne nous aura pas laissé souffler une minute même pas dans les dernières lignes. Personnellement il m'a laissé sur le carreau! Une écriture percutante, un style tellement bon que les pages se tournent toutes seules. Un bouquin qui laisse des traces.

Bon maintenant il faut que je sorte vite "A l'ombre des patriarches" que je laisse trainer dans ma bibliothèque. Et je comprends mieux pourquoi Pierre a eu le prix du quai des orfèvres car si ses autres polars sont aussi bons qui celui-ci il mérite encore plus!

Merci à Jimmy et aux Editions Jigal pour cette lecture :-)

Détails sur le produit

  • Broché: 280 pages
  • Editeur : Jigal Editions (15 février 2017)
  • Collection : JIGAL POLAR
 

jeudi 9 mars 2017

Elijah de Noël Boudou - Editions Flamant Noir

4ème de couverture
ELIJAH. C'est le prénom de mon petit frère. Celui que je lui ai choisi quand on me l'a mis dans les bras. Il est né alors que la violence était devenue une routine à la maison. Mon ivrogne de père terrorisait tout le monde et nous frappait tous les jours, ma mère et moi, sans que personne ne l'en empêche. Jusqu'à ce fameux soir... Quand j'ai eu dix-huit ans. J'ai attendu qu'il soit ivre à nouveau et je l'ai égorgé de sang-froid dans la cave. Hélas, ma mère venait de mourir sous ses coups en me laissant un petit frère pas comme les autres : ELIJAH . Aujourd'hui, il a dix ans et il est handicapé. Je m'occupe de lui depuis sa naissance, je sais mieux que quiconque ce dont il a besoin. Il est mon unique raison de vivre. Ensemble on est plus forts que tout, rien ne peut nous séparer. Mais un jour ILS sont venus chez moi pour le kidnapper. Qui sont ces hommes ? Pourquoi cet enlèvement ? C'est depuis ce moment-là que j'ai perdu toute raison. Je suis devenu un monstre. Comme eux. La traque pour retrouver ELIJAH , qui ne survivra pas longtemps sans moi, a commencé...
 

Mon avis
Pour tout vous avouer, j'avais déjà commencé à lire un premier jet "d'Elijah". Noël avait fait paraître un message sur les réseaux sociaux pour demander qui voulait lire son texte. Je m'étais empressée d'accepter. Cet échange remonte au 6 décembre 2013. Après lecture, voici mon ressenti que j'avais envoyé à Noël :
"Coucou Noel, je viens de terminer ton écrit, je l'ai pratiquement lu d'une traite ! Franchement, j'ai adoré, on est tout de suite dans l'ambiance, un rythme très dense avec des chapitres courts, une histoire noire mais avec beaucoup d'amour en même temps ! C'est ouahhhh !!!!!! Tripant ! ❤ Si jamais cela vient à sortir, je l'achèterais sans hésiter ! 😉 J'espère que tu nous tiendras au courant de tout cela. Tu peux aller loin. Je pense que nous serons tes premières lectrices et pas des moindres ! En tout cas, je pense que tu peux être fier de toi car c'est tout un art de savoir écrire comme tu l'as fait ! Chapeau !"
 
Emu, Noël m'avait remercié et je lui avais répondu :
"C'est moi qui te remercie d'avoir bien voulu partager ton œuvre !!! Tu as du talent Noel, il faut que tu y crois. En tout cas, tu es déjà dans ma bibliothèque, et quand cela sortira au grand public, j'aurais mon petit exemplaire dédicacé 😉 ".
 
Trois ans et demi après, je suis fière de voir son "bébé" Elijah édité chez les éditions Flamant Noir que je remercie pour cette lecture.

J'ai tout simplement adoré l'histoire de Gabriel plus communément appelé "Frère d'Elijah". Il nous raconte les violences que sa mère et lui-même ont subi. Gabriel va s'entraîner à la douleur afin que les coups de son père ne l'atteigne plus. Il s'en fait le serment, plus jamais cet homme lui causera de la douleur. Un jour, il le tuera de ses propres mains ! Coïncidence ou pas : sa mère décède de ses blessures le jour où il tue son père. Ce jour-là, sa mère lui fait comme un cadeau d'au revoir, Elijah né... mais handicapé... Elijah, c'est un petit être très intelligent auquel Gabriel ne supporte aucune moquerie,... Un amour plus que fraternel les lient. Il devance tous ses besoins, lui prodigue un amour éternel. Mais Gabriel ne fait pas dans la dentelle, il ne fait pas que s'occuper de son frère. Il prend soin de tout le monde, il repère les hommes qui causent des dégâts autour d'eux, ceux qui détruisent leur famille... Il s'est donné un but : les supprimer tous afin d'en faire un monde meilleur sans crainte. Mais jusqu'où peut-on aller par amour ?

"Elijah" est donc le premier roman de Noël Boudou et quel roman ! Ayant lu un premier jet, je peux vous dire que Noël a su prendre en considération les remarques qu'à pu lui apporter son éditrice. Un réel travail de fond a été fait afin que l'histoire soit "gore" et violente tout en n'étant pas gratuite. Quel aurait été l'intérêt de lire un thriller avec de la violence gratuite à foison juste pour le "fun" ? Moi je vous le dis, aucun ! Ici, il y a de la violence oui, mais énormément d'amour aussi. Un roman qui vous remue, qui chamboule tous les codes : le mal pour le bien ? Je dois dire que la fin se termine en apothéose suprême. Celle-ci  m'a fait couler une larme. L'amour a triomphé mais pas que...

Tout au long de notre lecture, nous avons le point de vue de Gabriel qui nous fait part de ses actions, ses pensées. Mais j'ai apprécié que Noël nous fasse rentrer dans l'intimité d'Elijah et d'Aline.
 
"Elijah", c'est : un roman court avec de brefs chapitres. Un roman sur un fond de noirceur qui se lit d'une traite. Une écriture incisive qui va droit au but. Des mots qui vous hachent et qui vous décapent de la tête aux pieds. Un style vif comme l'éclair et à fleur de peau. Un roman rempli d'émotions que ce soit d'horreur ou d'amour. Un rythme soutenu qui monte crescendo. Un roman lourd de conséquences qui fait réfléchir ! Tous ses ingrédients réunis promettent un succès qui ne saurait tarder. Un livre baptisé "Elijah" dont vous ne ressortirez pas indemnes !

# By Aurélie :)

mercredi 8 mars 2017

Chez Julotte de Joseph Farnel - Editions De Borée

**** Chronique de Jess ****
 
À la Libération, Juliette fugue, abandonne ses parents aimants pour rejoindre Alain à Paris, un résistant dont elle est tombée folle amoureuse. Pourtant, Alain n'a pas toujours été du bon côté pendant la Guerre, et Juliette découvre une vie qu'elle va rapidement adopter : l'argent, le luxe, mais aussi les magouilles... Sera-t-il trop tard quand elle ouvrira les yeux sur celui qu'elle croit aimer ?
 

Je remercie les Editions De Borée pour  cette nouvelle lecture :-)

1944, Juliette part cueillir des mûres dans la forêt près de chez elle et fait la rencontre d'Alain, un jeune résistant. Elle va tout de suite tombée follement amoureuse de lui. Mais ses parents ne voient pas d'un très bon œil leur idylle, surtout qu'ils ne sont pas du même milieu. Son père est médecin et aide des familles juives à se cacher des allemands. Il a tout de suite une mauvaise opinion d'Alain. Il pense que ce dernier n'est pas celui qu'il prétend être.
A la fin de la guerre et après avoir été séparé pendant quelques semaines d'Alain, Juliette décide de partir et de le rejoindre sur Paris sans en avertir ses parents.

J'ai tout de suite eu de l'antipathie pour Alain. Et j'ai eu envie de secouer Juliette qui aveuglée par son amour ne voyait pas ce qu'il était vraiment : un voyou qui pendant la guerre collaborait avec la Gestapo pour livrer les juifs.
Juliette va vivre une vie qu'elle n'aurait jamais vécu en restant dans son Auvergne natale. Les nuits parisiennes, l'argent facile, les belles tenues, côtoyer des prostitués, tel est sa vie.

Ses pauvres parents continueront à espérer son retour. Son père va tout faire pour la retrouver. J'ai eu beaucoup de peine pour ces gens qui ne savaient pas ce qu'était devenu leur fille unique.

Encore un magnifique roman que nous offre les Editions De Borée. J'ai lu ce livre quasiment d'une traite tellement j'ai été prise dans l'histoire de Juliette. Ce livre est terriblement bien écrit. Les dialogues sont parfois très imagés surtout lorsque l'amie de Juliette parle. Nous y rencontrons de belles personnes et des moins belles. Juliette va connaître de véritable amis qui vont changer sa vie. Même si au début ses décisions m'ont agacées, finalement j'avais envie qu'elle trouve enfin le bonheur et qu'elle retrouve ses parents.

Un pause polar comme je les aime. Un roman plein de sentiments, qui se passe à une période que j'affectionne particulièrement. Un roman à lire si vous êtes comme moi une adepte des belles histoires qui se passent à une autre époque.

Détails sur le produit

  • Broché: 255 pages
  • Editeur : Editions De Borée (17 février 2017)

 

mardi 7 mars 2017

Nuit de Bernard Minier - Editions XO

**** Chronique de  Jess ****


NUIT de tempête en mer du Nord.
Secoué pas des vents violents, l’hélicoptère dépose KIRSTEN NIGAARD sur la plate-forme pétrolière.
L'inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d'une technicienne de la base off-shore.

Un homme manque à l'appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de MARTIN SERVAZ.

L'absent s'appelle JULIAN HIRTMANN, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années.
Etrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.

Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d'un enfant. Au dos, juste un prénom: GUSTAV

Pour Kirsten et Martin, c'est le début d'un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.
 
 
Voici donc le retour de Martin Servaz que nous attendions depuis pas mal de temps maintenant. J'avais vraiment hâte de lire ce livre en sachant que depuis Glacé, l'auteur nous avait habitué à un suspens et une intrigue allant crescendo de livre en livre.
 
Dans ce nouvel opus, l'histoire commence par la découverte du corps d'une femme particulièrement mutilé dans une église en Norvège.
Une inspectrice d'Oslo, Kirsten Nigaard se rend sur place pour enquêter. Le déroulement de l'enquête l'amène sur une plate-forme pétrolière. Un coupable est vite identifié, il s'agit de Julian Hirtmann, le célèbre tueur en série qui hante Martin Servaz. Dans ses affaires, l'enquêtrice retrouve des photos de Martin et d'un petit garçon nommé Gustav.
Elle va donc se déplacer à Toulouse et faire équipe avec Martin pour retrouver la trace de l'enfant et surtout de Julian.
 
Martin va vivre l'enquête de sa vie. Mais tout ne va pas se passer comme prévu, et il va devoir se plier de nouveau aux exigences du tueur. A ses risques et périls, il va aller toujours plus loin. De la Norvège, à Toulouse en passant par l'Autriche, Bernard Minier va nous faire voyager au fil de l'enquête.
 
Malheureusement pour moi, ce polar est une vraie déception. Autant j'avais adoré le dernier "N'éteins pas la lumière" autant j'ai été déçu par ce dernier opus. Peut-être en attendais-je trop? J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de longueurs dans la première moitié du livre au point où j'ai failli arrêter ma lecture plus d'une fois. Trop de descriptions, de statistiques détaillées qui ne servent à rien dans l'histoire. Seulement l'impression que l'auteur écrit pour remplir des pages. Un livre de plus de 500 pages qui aurait je pense pu en faire que 300.
Le style de Bernard Minier est par contre particulièrement fin et brillant. On sent une réelle évolution dans le style. Ces personnages sont toujours très bien travaillés que ce soit sur le plan psychologique que sur leur passé.
 
En ce qui concerne l'intrigue, il n'y a rien qu'on ne voit pas venir à des kilomètres. En tout cas je n'ai pas été  surprise durant ma lecture. A part un rebondissement en fin de livre auquel on ne s'attend pas. Et nous comprenons à la fin qu'il y aura encore une suite aux aventures de Martin Servaz. Etait-ce bien nécessaire? En ce qui me concerne pas sûr que je lise la suite.

C'est donc une grosse déception en ce qui me concerne. Mais je sais que les fans de Bernard Minier ont adoré ce dernier livre donc si vous avez lu les trois premiers je ne peux que vous dire de le lire et de vous faire votre propre opinion.
 

Détails sur le produit

  • Broché: 525 pages
  • Editeur : XO (21 février 2017) que je remercie pour cette lecture.

lundi 6 mars 2017

Petite fleur (jamais ne meurt) de Iosi Havilio - Editions Denoël

4ème de couverture
Quand José perd son travail, le fragile équilibre de son existence se brise en mille morceaux. Il sympathise un jour avec Guillermo, son voisin, l'homme charismatique à qui tout réussit. Les deux hommes discutent et boivent du bon vin en écoutant du jazz. Mais ce qui avait commencé comme une soirée tout à fait amicale tourne au bain de sang : lorsque José entend Petite fleur, standard de Sidney Bechet, il est pris d'une irrépressible envie d'assassiner son nouvel ami.
Pourtant, le lendemain, à la stupeur de José, Guillermo est toujours en vie... Comme si l'accès de folie de la veille n'avait pas eu lieu.


Mon avis
Je remercie les éditions Denoël pour cette lecture.
 
A la suite de l'incendie de l'entreprise où travaille José, celui-ci perd son travail. Du coup, pour faire face aux dépenses du foyer, sa femme, Laura reprend son travail. José devient donc du jour au lendemain "père au foyer". A lui les corvées et la garde de leur petite fille Antonia. Un soir, il va chercher une pelle chez son voisin Guillermo. Celui-ci l'invite à entrer. Ils écoutent de la musique une bonne partie de la soirée jusqu'à ce que "Petite fleur" passe et là c'est le drame ! José est pris d'une envie irrésistible de tuer son voisin... Le lendemain, il croit rêver lorsque sa femme lui dit qu'elle vient de croiser leur voisin et qu'il lui passe le bonjour...
Après cela, chaque jeudi, José se rend chez Guillermo et répète inlassablement le même scénario...
 
Cette lecture est mystique, une première fois pour moi de lire un tel livre. Un livre qui reste très atypique par rapport à plusieurs aspects. En effet, la construction du livre est épatante, il n'y a aucun chapitre (oui, oui, vous avez bien entendu !). Tout se lit d'une traite sans que l'on s'en rende compte. Je pense que le format y est aussi pour quelque chose (119 pages, un livre très court). D'autre part, il y a également les dialogues qui sont apparents uniquement par le style de l'écriture qui est mis en Italique. Ici, point de dialogue avec des tirets pour les introduire. Le style de l'auteur qui tend vers le dramatique choquant est vraiment fluide et agréable à lire.
 
Cet ouvrage et la manière dont il est écrit est un vrai OLNI (Objet Littéraire Non Identifié). Un livre qu'on ne lit pas tous les jours mais dont on prend plaisir à lire. Une littérature noire pure ! Ce fut pour moi une réelle belle découverte qui a su me surprendre. Je pense que l'atypique vient aussi de la nationalité de notre auteur qui est autre qu'argentin.
 
# By Aurélie :)

PETITE FLEUR (JAMAIS NE MEURT) de Iosi HAVILIO - Traduit par Margot NGUYEN-BERAUD - 2017 - Editions DENOEL - 119 pages

samedi 4 mars 2017

Une dose d'adrénaline de Thomas Lejeune - Auto-édition

4ème de couverture
À Dublin, après sa journée de travail, Emmy sort. Alors qu'elle et Aaron devaient se retrouver le lendemain et se lancer un nouveau défi comme le veut leur amour, personne ne sait où elle se trouve.
Le jeu est-il allé trop loin ?
En charge de l'enquête, l'officier Ermingh qui brigue une promotion est-il le mieux placé pour la résoudre ou trop impliqué dans celle-ci ?

Dans une période où l'Irlande est en proie au chômage et réserve un avenir des plus moroses aux jeunes, envolez-vous pour la Green Erin, au cœur de Dublin et de sa côte et vivez l'histoire
« adrénalinée » d'Emmy et Aaron.

Si la vie n'était qu'un jeu, jusqu'où iriez-vous ?



Mon avis
Je remercie Thomas Lejeune pour sa confiance. N'ayant pas lu son premier roman "Renversant", je découvre sa plume avec "Une dose d'adrénaline".

Emmy et Aaron, jeune couple fougueux, ils n'ont cessé d'être des enfants. En effet, ils jouent tout le temps (jeux de sociétés, défis,...). Ils s'imposent des défis en allant toujours un peu plus loin. L'adrénaline est leur leitmotiv ! Ils ne vivent que pour ça. Cette adrénaline est comme une drogue pour Emmy. Cette sensation lui procure un bien-être et lui permet de s'évader de son quotidien pas très réjouissant. En effet, sa mère est partie avec l'associé de son père en provoquant la faillite de l'entreprise familiale et ainsi la descente aux enfers de la famille. Depuis, son père est devenu alcoolique et son frère se fait embrigader dans le business de produits illicites... Un jour, Emmy  est mêlée à plusieurs altercations avec des degrés de violence qui montent crescendo. Emmy disparaît... Que s'est-il réellement passé? Aaron et son père feront tout pour la retrouver sans succès... Jusqu'où l'adrénaline peut nous faire aller ? Quelles en sont les conséquences ? Le "jeu" en vaut-il la peine ? La vie est-elle un vaste jeu ?

Le titre "Une dose d'adrénaline" est particulièrement bien choisi et résume à lui seul le livre. Aller toujours plus loin pour se procurer toujours plus d'émotions, c'est le "nerf " de ce livre. Pour nous aider dans notre lecture, Thomas Lejeune a pris le soin de placer une frise chronologique à chaque en-tête de chapitre. Ce roman est un jeu de pistes permanent auquel on se prend facilement au jeu. D'ailleurs bravo pour tous ces défis, vous avez dû vous éclater à les inventer ! Des flash-backs sont aux rendez-vous pour nous faire comprendre la relation ainsi que les jeux d'Emmy et Aaron. J'ai beaucoup aimé Emmy dans son rôle de protectrice envers son frère, mais dans ces jeux elle devient égoïste et insouciante. On peut noter que chaque personnage à une personnalité différente.

L'idée de base est intéressante et pas de "déjà vu", Les chapitres courts sont appréciables et le style très fluide. J'ai quand même lu ce livre en deux jours dont un jour en non-stop ! Cependant un petit bémol pour moi car l'écriture et la construction de ce récit peuvent être améliorées. Thomas Lejeune peaufinera son écriture avec le temps, j'en suis certaine. J'espère justement être au rendez-vous pour un troisième opus qui ne pourra être que meilleur :)

# By Aurélie :)

vendredi 3 mars 2017

Les filles déchues de Wakewater de V.H. Leslie - Editions Denoël

**** Chronique de Jess****
 
 
Londres, époque victorienne. Le sanatorium de Wakewater est une sinistre bâtisse située sur les bords de la Tamise qui accueille les jeunes femmes dépressives. On retrouve régulièrement des cadavres de noyées échoués à proximité...
Londres, de nos jours. Délaissé pendant des années, Wakewater a été transformé en immeuble dernier cri. C'est ici que s'installe Kirsten, à la suite d'une rupture. Elle espère y trouver la paix, grâce au calme réparateur de la Tamise. Au fil des jours, la jeune femme devient de plus en plus obsédée par les secrets que recèle l'ancien sanatorium. Et si les noyées de Wakewater n'avaient pas dit leur dernier mot ?
 
 
 
 
 
 

Ce roman se déroule sur deux époques dans un même lieu où nous allons suivre deux femmes. Wakewater, était un sanatorium au XIXème siècle qui soignait les maux des femmes. Evelyn, une jeune femme, y a séjourné quelques temps. L'eau est à la base des traitements du sanatorium (bain d'eau chaude ou froide, enveloppement...). Des phénomènes curieux vont bientôt apparaître qui vont pas mal perturber la vie d'Evelyn au sein de l'établissement.
 
De nos jours, Kirsten emménage à Wakewater suite à son divorce. L'ancien sanatorium a été rénové en appartement de standing. Elle va tout de suite être attirée par la Tamise qui court le long de l'établissement. Petit à petit d'étranges phénomènes vont se manifester (fuites d'eau, jeune femme qui marche près de l'eau et qui disparaît aussi vite qu'elle est apparu). Kirsten va essayer de comprendre ce qui se passe et chercher à en savoir plus sur ce qu'était l'établissement.
 
Deux vies de femmes dépeintes dans ce roman. Deux femmes qui vivent une séparation. Deux histoires qui vont se croiser.
 
Ambiance huis clos très angoissante dans ce livre. L'eau omniprésente donne une sensation d'étouffement, de pression. Nous sommes nous aussi complètement happé par l'histoire de Wakewater. J'ai lu ce livre d'une traite tellement il m'a intrigué. Je pense que ce livre ferait un très bon film. J'imaginais bien cet établissement un peu isolé au milieu des champs et des bois avec ce fleuve qui prend de plus en plus de place dans l'histoire. L'auteur à très bien décrit l'atmosphère qui se dégage de Wakewater à m'en donner des frissons dans le dos.
Une lecture qui change et qui a joué avec mes nerfs! Ce n'est pas pour me déplaire!  

Détails sur le produit

  • Broché: 160 pages
  • Editeur : Denoël (2 février 2017) que je remercie pour cette lecture.

jeudi 2 mars 2017

Chasseurs d'esprit d'Isabelle Bourdial - Editions Lajouanie

**** Chronique de Jess ****

Un chercheur d'or, de retour du Venezuela, est kidnappé en plein coeur de l'Espagne. La Guardia civil interpelle un étranger qui semble ne pas comprendre le moindre mot de castillan. Le commissaire Fontanillas, chef de la brigade de police scientifique, est chargé de l'enquête. Avec sa jeune co-équipière, une criminologue experte en neuropsychologie, ils projettent de sonder le cerveau du suspect... Les résultats de l'examen particulièrement novateur auquel ils soumettent leur cobaye vont les entraîner jusqu'au plus profond de la forêt amazonienne... Progrès scientifiques incroyables mais vrais, rencontre houleuse avec les indiens Yanomami (peuple qui fut décrit comme le plus agressif du monde !), découverte de l'univers interlope des orpailleurs... rien ne manque à ce polar scientifique mais pas que...

 
 
 
Merci aux éditions Lajouanie pour cette lecture découverte :-)
 
Encore une fois les éditions Lajouanie ont réussi à captiver mes lectures avec leur fameuse collection "Roman policier mais pas que....". Comme vous le savez j'aime les polars qui changent et qui me font voyager. Dans "Chasseurs d'esprit" Isabelle Bourdial nous fait voyager deux fois plus car l'intrigue de départ commence en Espagne pour continuer en Amazonie.
Mila, jeune femme atypique de 25 ans au corps d'une ado de 14 ans, est neuropsychocriminologue. Elle a intégré une nouvelle unité créée par Marcos Fontanillas qui va se servir du cerveau humain pour résoudre des enquêtes. Bon je la fais courte car ils ont tout un tas de procédés pour sonder le cerveau et voir si une personne ment ou dit la vérité.
Ils vont enquêter sur une sombre affaire de kidnapping, où tout le monde semble sur ses gardes et omet de donner toutes les informations. En effet, Estéban, qui vient à peine de rentrer en Espagne pour le mariage de sa cousine se fait enlever pendant la cérémonie. Qui se cache derrière son enlèvement? Cela a-t-il un rapport avec sa vie au Venezuela?
 
L'enquête va mener Marcos et son équipe au Venezuela, au cœur de la jungle  amazonienne et d'un peuple d'indiens : les Yanomami, peuple d'indigènes considéré comme les plus hostiles. J'ai eu un peu l'impression de faire partie de l'émission "Rendez-vous en terre inconnue" ;-)
 
La forêt amazonienne me fascine depuis toute petite. J'ai eu l'impression de faire partie du voyage  avec tous les protagonistes de l'histoire au cœur du poumon du monde.
J'avais un peu peur que le côté scientifique m'ennuie mais en fait pas du tout, j'ai appris tout un tas de choses passionnantes en plus du coté fun du polar. L'auteure parvient à nous immiscer dans la peau d'une scientifique et nous apprends pleins de choses que ce soit en neuroscience que sur la faune et la flore de l'Amazonie ou la culture des indiens.
 
Isabelle Bourdial a fait un travail remarquable en alliant neuroscience et polar dont l'histoire se déroule à l'autre bout du monde. Il fallait y penser et surtout prendre le risque d'écrire un polar qui peut être défini comme scientifique. C'est donc avec brio qu'elle s'y est prise. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant en lisant ce livre et il me tardait de savoir pourquoi Estéban avait été kidnappé par ce peuple d'indigènes.
 
Un roman que je catégoriserais plus dans le roman d'aventures que de polar, qui m'a changé de mes lectures habituelles et que je vous recommande.
 

Biographie de l'auteur

Isabelle Bourdial est journaliste scientifique, rédactrice en chef des Cahiers de Science et Vie. Elle a publié de nombreux ouvrages scientifiques chez Nathan, Gallimard, Flammarion, Atlas et a dirigé la collection Portail des sciences publiée chez Larousse. Elle a aussi collaboré aux émissions de télévision E=M6 et Animalia, et aux docu-fictions Homo sapiens et Le sacre de l'homme.