lundi 27 novembre 2017

Madame veuve Emilie de Joseph Farnel - Editions De Borée


**** Chronique de Jess ****
 
Madame Veuve Emilie, c'est Emilie Dumarais, la patronne du café tabac. Quand elle a quitté son Auvergne pour monter à Paris, en 1936, elle a commencé une de ces vies obscures dont on parle rarement. On entre dans le milieu des « bougnats » des petits quartiers de Paris.
Un mariage urgent avec le fils de la patronne, trois filles, dont l'une est de monsieur Georges le client si distingué.
Le veuvage quand son mari meurt à la Première Guerre mondiale, un enfant juif qu'on soustrait aux rafles ; et les trois filles qui grandissent, avec les amours vrais et les mauvais mariages.

Quand Emilie, remariée sur le tard, regagne l'Auvergne, elle passe le flambeau à Jeannine, la plus jeune, et c'est comme si tout allait recommencer.

Un roman où les destins se croisent et rencontrent l'histoire : la Deuxième Guerre mondiale, la déportation, la résistance, la naissance d'Israël, l'Algérie…
Un roman pourtant sans fioriture dont les pôles sont Paris et l'Auvergne, et les héros, des gens « ordinaires ». Une belle histoire qui nous touche droit au cœur.

 
 
J'ai connu les écrits de Joseph Farnel grâce à Chez Julotte (ma chronique ici) que j'avais beaucoup aimé. Quand j'ai vu qu'il y avait un autre roman de l'auteur dans la liste des sorties de la rentrée je me suis empressée de le demander et à peine reçu il est déjà lu.
 
Emilie est montée sur Paris à sa majorité pour travailler dans un café-tabac tenu par Mme Dumarais et son fils Joseph. Les deux jeunes gens vont vite tombés amoureux l'un de l'autre et quand Emilie tombe enceinte ils vont vite célébrer les noces malgré le désaccord de la belle-mère.
La seconde guerre mondiale éclate et Jospeh part au front. Il va mourir dans un accident au tout début de la guerre. Pendant ce temps, Emilie a cédé à la tentation et à la cour de Monsieur Georges et se retrouve une troisième fois enceinte. Elle va se retrouver seule à élever ses trois filles et sera à la tête du café-tabac.
Un jour, un jeune juif, Maurice, se réfugie dans son café demandant pitance. Elle décide de s'occuper du jeune homme jusqu'à la fin de la guerre.
Les années passent et ses filles grandissent. Un nouveau bougnat arrive dans le quartier, Gaston dit Gastouné, qui vient lui aussi d'Auvergne comme Emilie. Il va vite la courtiser mais Emilie va le faire patienter pour faire passer ses filles en priorité.
Mais le destin d'une femme parfois se transmet à sa descendance. Les filles d'Emilie vont vivre des histoires de cœur peu communes. Lucette, l'aîné va épouser un homme qu'elle n'aime pas. Elle est secrètement amoureuse de Maurice, Jeannine, va quant à elle tomber amoureuse de son beau-frère et la dernière Irène va rencontrer un amour impossible. Je n'en dirais pas plus pour ne pas trop vous dévoiler l'histoire. 

J'ai beaucoup aimé cette histoire qui reprend les points forts de l'Histoire de France (la Seconde guerre mondiale, la guerre d'Algérie, le conflit Israélo-palestinien). Emilie est une femme forte qui au départ a eu une faiblesse qui se répercutera dans son futur. Comme quoi chaque acte à ses conséquences. Au départ, elle me semblait bien superficielle peut-être dû à son jeune âge quand elle se maria et tomba enceinte la première fois. Mais ensuite avec les conséquences de la guerre elle deviendra une femme forte, humaine et droite. J'ai énormément aimé le personnage de Gastoné. Avec ses discours en patois, sa générosité, son sens de l'observation affûté. C'est le genre de bonhomme qu'on a envie de connaître. Emilie va vite tomber sous son charme rustre. Emilie ne pouvait trouver meilleur second mari que Gastouné.

Encore une fois je suis sous le charme des histoires de Joseph Farnel. J'ai adoré passé d'une époque à l'autre de vivre l'Histoire au travers d'Emilie. De voir les années passées et voir ses filles grandir et vivre leur propre histoire d'amour. Je retrouve ce que j'aime dans les romans édités chez De Borée.  


*****
 
L'avis d'Aurélie :

Je remercie les éditions De Borée pour cette lecture.

Contrairement à Jessica, c'est le premier ouvrage de Joseph Farnel que je lis. A travers "Madame veuve Emilie", l'auteur nous raconte l'Histoire de certaines périodes comme la Seconde guerre mondiale, la guerre d'Algérie, et le conflit Israël/Palestine. Sur ce fond de guerres, Joseph Farnel nous dévoile la vie d'Emilie.

A sa majorité Emilie part de son Auvergne natale pour monter sur Paris. Très vite, elle est embauchée dans un café-tabac. Quand Emilie rencontre Joseph (le fils sa patronne), c'est l'amour fou. Toutefois, il y a une ombre au tableau qui apparaît très vite car elle n'est pas du tout appréciée par la mère de Joseph. Néanmoins un évènement forcera le destin entre nos deux amoureux qui attendent un heureux évènement pour leur plus grand bonheur.

Après quelques années de vie commune dont deux fillettes sont nées, la guerre se fait de plus en plus ressentir. Elle devient envahissante. Cela aura pour conséquence que Joseph sera mobilisé. Il y laissera sa vie dans un banal accident. J'ai beaucoup apprécié cet interlude où Joseph nous raconte la tâche qu'il exécute tout en se remémorant ses débuts avec Emilie. Il nous conte ses bons et mauvais souvenirs d'Emilie, de sa mère qui n'approuve pas leur relation... On se rend compte qu'il aime sincèrement Emilie. Ne dit-on pas que quand la fin approche, on revoit notre vie défiler ? Beaucoup de sentiments sont présents et j'ai trouvé ces passages empreints d'amour, mais aussi de nostalgie/mélancolie.

Pendant ce temps-là, Emilie continue sa vie et a commis l'adultère qui restera "secret", mais cela ne durera qu'un temps. Les actes de nos parents peuvent-ils avoir des répercussions sur nous ? Les choses de la vie sont-elles toutes prédestinées sur une même famille ? Ne dit-on pas telle mère, telle fille ?

"Madame veuve Emilie" est un beau roman dans son jus avec des personnages attachants tels que Gastouné qui m'a fait penser à un gros nounours dans lequel on voudrait se lover, mais aussi la douce Irène et ses rêveries... J'ai apprécié ce roman "familial" avec Emilie en matrone qui veille sur tout le monde. Toutefois, je l'ai trouvé bien naïve ou volontairement aveugle contrairement à Gastouné qui a tout de suite fait la lumière sur toutes ces histoires.
Gastouné arrive à installer une bonne ambiance malgré la tension de la guerre. Emilie, fidèle à elle-même reste notre personnage-clé avec beaucoup de générosité surtout quand il s'agit des gens qu'elle aime.

Entre amour impossible, adultère, jalousie, il y a tout un mélange de sentiments qui retracent des périodes loin d'être sereines, et pourtant cet ouvrage est un condensé d'amour sous toutes ses formes. Une belle histoire à découvrir !
 
# By Aurélie :)

samedi 25 novembre 2017

Le chasseur d'arc-en-ciel de Leno Solveig - Editions Librinova

**** Chronique de Jess ****

En emménageant dans sa nouvelle maison, Leno découvre un manuscrit. Au soir de sa vie, Gabriel, un mystérieux écrivain, raconte les moments forts de son parcours tourmenté. Il décrit les coups de boutoir de ses démons intérieurs, cherchant à les comprendre. Pour Gabriel, c’est le cœur qui compte. Vivre, c’est chasser les arcs-en-ciel, à chaque fois qu’on en croise un. Il les poursuit éperdument, jusqu'au dernier chapitre, qui l’entraîne sur l’île de Noirmoutier...

Au fil des pages, Leno se prend d’affection pour cet homme cherchant à échapper aux démons qui l’assiègent ; il se retrouve sans doute un peu dans sa quête de rêves insaisissables. Que lui réserve la fin de l’histoire ? Qu’est donc devenu Gabriel ? Et d’ailleurs, a-t-il réellement existé ? Leno en découvrira peut-être autant sur lui-même que sur l’écrivain dont il part à la recherche.

Je remercie Leno qui m'a fait confiance pour lire et donner un avis sur son livre.
Leno vient d'emménager dans une nouvelle maison et il tombe par hasard sur une enveloppe accrochée sous un bureau. Il va y découvrir un manuscrit écrit par l'ancien propriétaire. Intrigué il va commencer la lecture de ce manuscrit et découvrir Gabriel et sa vie.
Gabriel se considère comme un homme dans la moyenne. Il pense que sa vie s'est déroulée sans surprises. Petit, il s'est amusé à s'imaginer le jour où il allait mourir. Il a en effet vu que la moyenne d'âge d'un homme né la même année que lui est de 62 ans et demi. Il se dit donc que comme il est dans la moyenne, il n'y a aucune raison pour qu'il vive un jour de plus après sa 62ème année.
Il décide donc d'écrire sa vie, d'essayer de se rappeler ses souvenirs enfuis et pas seulement les plus mauvais. Une introspection qui est très bien menée et où les exemples donnés m'ont beaucoup fait sourire.
Gabriel nous retrace donc les moments importants de sa vie, ceux qui ont comptés, qui l'ont marqués.
Le style de l'auteur est très agréable ce qui rend le personnage de Gabriel très attachant. Mais sous son côté attachant il a un autre côté un peu fou. Ses émotions prennent souvent le dessus et quand Gabriel aime, il aime haut et fort et si on lui résiste il aime encore plus. Son attitude pour conquérir ou reconquérir ses partenaires sont toutes plus farfelues les unes que les autres. Mais quand on souffre intérieurement d'être abandonné et de confiance en soi c'est difficile de se restreindre.
J'ai été un peu déstabilisée parfois au niveau de la temporalité de l'histoire. On passe d'une rencontre lors d'une soirée à une rupture un an et demi après. Je pense que l'auteur a voulu privilégié les peines de Gabriel et son mal-être. Mais du coup j'aurais bien aimé connaître les débuts de son histoire avec Ludivine par exemple. J'ai aussi eu du mal à savoir à quelle période de sa vie ont eu lieu certaines rencontres.
Il y a de nombreuses belles phrases dans ce livre notamment les chansons écrites par Gabriel qui sont de belles déclarations d'amour, même si elles peuvent le faire passer pour un psychopathe parfois!
Je me suis un peu retrouvée dans l'attitude de Gabriel face à ce sentiment qui est l'Amour. Il est fou tout ce qu'on peut faire par amour et surtout cette attirance que l'on peut avoir sur quelqu'un qui nous rejette.
Sa dernière histoire m'a le plus touchée et il me tardait de savoir ce que cette dernière histoire avec Elisa allait donner. Les derniers chapitres m'ont donc tenu en haleine jusqu'à la dernière page.

Un roman  très sympa à lire sans prise de tête avec de belles paroles et de belles images de la vie en général. Un roman prometteur.



jeudi 23 novembre 2017

L'écharpe de la promise de Maurice Bouchet - Editions De Borée

4ème de couverture
Un corps est retrouvé en bas de la cascade. Léonie, l'ancienne du village, parle du diable, puisque ce n'est pas le premier corps retrouvé à cet endroit. Cette funeste découverte, qui fait suite à la disparition de la jeune Isabelle quelques semaines plus tôt, plonge les habitants dans le désarroi. Les gendarmes mènent l'enquête. C'est Eric Malet, la jeune recrue, qui va reconstruire le puzzle. Amoureux de la montagne, des chemins escarpés et des sentiments, lui seul peut résoudre cette affaire...


Mon avis
Je remercie les éditions De Borée pour cette lecture.

Un cadavre est retrouvé suspendu au pied de la cascade. Cette cascade qui fait tant parler d'elle est-elle maudite ? Car ce n'est pas le premier incident qui arrive... Il y a très longtemps, un drame s'était déroulé avec une "promise". Léonie, l'ancienne du village pense que c'est l'oeuvre du diable mais qui prêtera attention à ses paroles ? Verdier ce vieux flic usé, qui apprécie la tranquillité de son petit village, Morel son coéquipier qui ne manque pas un ordre de Verdier, ou la nouvelle recrue, Eric Malet ? 
Léonie a "baptisé" cette cascade maudite "l'écharpe de la promise". Quels sont les secrets que renferment cette cascade ? Quelques mois auparavant, un suicide d'une jeune fille a eu lieu. Que s'est-il passé pour qu'elle en arrive à cette extrémité ? Eric Malet va prendre très à cœur cette affaire et va essayer de la résoudre du mieux qu'il le peut... Y arrivera-t-il ? 

Décidément, en ce moment je n'ai pas de chance, un livre sur deux me déçoit... et celui-ci en fait partie. L'histoire est sympa mais trop simple à mon goût, pourtant j'avais été attirée par la 4ème de couverture. Il n'y a pas de réel suspens entretenu avec des pistes tout azimut. On peut se douter très vite de petites choses qui se confirment. 
D'autre part, le style avec les scènes chez Moune ou le "patois" employé, les mots à demi-machés/coupés ne m'ont pas emporté dans l'histoire. Le charme n'a tout simplement pas opéré.

Toutefois, j'ai apprécié le personnage du jeune gendarme Eric Malet, avec sa poésie, son intelligence... J'ai également adoré les descriptions des cascades, des paysages, et des diverses ballades en raquette au sein de la nature. Eric est très à l'écoute de celle-ci, et c'est appréciable. Je ne suis pas resté insensible à ces cadres de vue.

La fin de notre histoire est sans surprise, tout se déroule parfaitement même trop...et pas de chute incroyable. Une histoire linéaire sans rebondissements.
Peut-être n'était-ce pas le bon moment pour moi pour lire ce livre trop "doux" à mon goût mais je vous laisse vous faire votre propre opinion car l'histoire en elle-même ne sort pas du lot, mais rien que pour les superbes descriptions de la nature (cascade, montagne), ça vaut le coup d'être lu. 
 
 # By Aurélie :)

mardi 21 novembre 2017

Sans elle - Amélie Antoine - Auto-édition

**** Chronique de Jess ****
 
 
Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s'adoraient.
Jusqu’'à un soir de feu d’'artifice où l'’une d'elle se volatilise brutalement.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Jusqu’'à ce qu’'il n’'en reste plus qu'’une.
Il était une fois une histoire qui n’'a rien d’'un conte de fées.
 
 
Quand j'ai vu le projet d'Amélie et Solène j'ai eu hâte de découvrir ce qu'elles nous avaient concocté! Surtout que ce sont deux auteurs que j'affectionne en particulier Amélie (Elle saura pourquoi ;-)).
J'ai donc naturellement commencé par Sans elle. Une histoire qui commence banalement. Une famille, des jumelles (j'adore les romans avec des jumeaux!), une grosse bêtise qui se termine par une punition : Coline n'ira pas au feu d'artifice avec sa jumelle Jessica. Elle devra rester à la maison avec son père et attendre en vain le retour de sa jumelle qu'elle n'a jamais quitté plus de 10 minutes. Car malgré la rancune qu'elle ressent envers sa sœur elle n'aime pas être seule et a hâte que Jessica lui raconte sa soirée.
Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu. Jessica voulant aller récupérer un collier lumineux offert gratuitement, échappe à la vigilance de sa mère et disparaît sans laisser de trace.
La descente aux enfers ne fait que commencer pour cette famille qui jusque là vivait sans problème. Et moi j'ai été directement plongé dans cette histoire et j'ai eu du mal à stopper ma lecture tant j'ai voulu savoir ce qui allait se passer.
 
Je pense que la plus grande peur d'une maman est de perdre son enfant. Moi-même étant maman et mon fils m'ayant déjà fait une frayeur je peux vous dire que la description des sentiments suite à la disparition de Jessica sont formidablement décrits.
La boule dans le ventre qui grandit et nous empêche de respirer, les images horribles qui nous viennent à l'esprit car forcément on pense toujours au pire dans ces cas là. La culpabilité, la peur, le doute, tous ces sentiments qui nous plongent dans l'angoisse absolu. Les "si" qu'on ne peut s'empêcher de penser. Si j'avais été avec elle chercher le collier, si je n'avais pas puni sa sœur, si on y était tous allé en famille rien ne serait jamais arrivé. Le jugement des autres qui culpabilise encore plus.
Mais en plus des sentiments de Patricia, Amélie décrit particulièrement bien ce que peux ressentir Coline, la jumelle restante. Car contrairement à une fratrie ordinaire, il y a un lien particulier entre des jumeaux. Et la perte de l'autre peut avoir des conséquences qu'on imagine même pas.
Nous allons donc suivre le quotidien de cette famille pendant plus de 10 ans en ayant nous-même l'espoir de revoir Jessica. De connaître la vérité, de savoir ce qu'il s'est passé cette fameuse nuit du 14 juillet 2004.

Comment survivre à la perte d'un enfant? Surtout en ne sachant pas ce qui lui est arrivé. Comment ne pas sombrer dans la folie et devoir continuer à vivre pour l'enfant qui reste? Coline va se retrouver démuni face à cette perte, face à sa mère qui va la délaisser petit à petit, face à la destruction de ses parents.
Amélie est vraiment excellente pour décrire le psychologique des personnages. Elle a su brillamment nous faire vivre l'enfer au travers des différents protagonistes de l'histoire. Comment chacun a vécu le doute, l'angoisse, l'attente tout au long de ses années de recherche. Comment certains ont mis leurs vies entre parenthèses (Coline et Patricia) et comment d'autre ont préféré fuir pour se reconstruire et éviter de sombrer (Thierry).

Un roman bouleversant où un simple petit incident peut avoir des conséquences qu'on ne peut imaginer. Ce livre m'a fait passer par tout un tas d'émotions au point de me bouleverser plusieurs fois. Je me suis sentie démunie face à la disparition de cette enfant, je me suis mise à la place de la mère a essayer d'imaginer comment j'aurai réagi face à ce drame horrible. Et la fin est totalement inimaginable! Il n'y a qu'Amélie pour nous scotché jusqu'à la dernière ligne.
Un livre qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. Encore un pari réussi pour Amélie, et en ce qui me concerne c'est encore une fois un coup de cœur.
Je m'empresse de commencer celui de Solène car je suis curieuse de voir comment l'histoire ce serait déroulée sans la disparition de Jessica.

Ma chronique sur Avec elle ici


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L'avis d'Aurélie :

Je remercie Babelio pour sa masse critique.
C'est le premier ouvrage d'Amélie Antoine que je lis et je peux vous dire que ce fut une belle surprise.

Tout démarre par un défi entre les jumelles : Jessica et Coline. "Et si on ajoutait du parfum à maman dans le bain ?" La bouteille qui échappe des mains savonneuses glissantes de Coline. La punition tombe irrémédiablement sans possibilité de négocier. Coline sera privée de feu d'artifice et sera gardée par son père tandis que Jessica et sa mère s'y rendront. Mais n'oublions pas que nous sommes dans une fiction et que rien ne se passe jamais comme cela devrait. En voulant récupérer un bracelet fluorescent, Jessica lâche la main de sa mère et disparaît... Commence alors une longue descente aux enfers pour Patricia (la maman), Thierry (le papa) et Coline.

"Sans elle" est un roman psychologique très réussi où les sentiments, les émotions exacerbées des personnages sont l'essence même de ce livre. Chacun s'exprimera et affrontera à sa manière la disparition brutale et inattendue de Jessica. Patricia aura des sentiments forts et ne nous épargnera pas. Entre colère, abattement, acharnement, culpabilité, remords, elle nous absorbera dans sa spirale infernale. Avec Patricia, vous ressortez de là, complétement essoré. Mais Patricia n'est pas seule à souffrir, Coline aussi... La perte de sa jumelle est ingérable pour elle, surtout à 6 ans où l'on ne comprend pas forcément tous les tenants et aboutissants. Toutes les deux vivront dans une douleur incontrôlable et permanente. Seul Thierry aura un sursaut de survie...
Comment affronter cette situation ? Comment se reconstruire ? Comment continuer à vivre ? Est-ce possible d'éprouver à nouveau le sentiment du bonheur ?

Amélie nous plonge dans son monde avec une facilité déconcertante, entêtante. On ne peut pas rester de marbre face à l'histoire que l'auteure déroule. Elle installe une atmosphère étouffante alliée d'une tension palpable. Chaque en-tête de chapitre est immortalisé par un verbe fort dont il est le thème principal. En voici quelques exemples parmi les 18 chapitres : basculer, soupçonner, détruire, se déchirer et surmonter. Elle nous fait part de différentes visions qu'elle décortique dans le moindre détail. Ce don d'écriture, ce don de soi, Amélie nous l'offre au travers de son écriture fine et appliquée, sans aucune muselière. Elle nous soumets à une avalanche de sentiments puissants, un torrent d'émotions envahissantes. L'auteure sait chahuter son lecteur.

Une fin avec une chute vertigineuse qui ne m'a pas laissé indemne et qui m'a complétement scotchée. Une fin en apothéose, digne d'un bouquet final d'un feu d'artifice. L'auteure vous assène un uppercut dévastateur au moment où vous vous y attendez le moins. Tout simplement, Magistral ! Bravo Amélie ! :)

Forcément, je n'ai pas pu m'empêcher de me mettre à la place de Patricia, étant moi-même maman depuis un peu plus de 20 mois. On ne peut imaginer qu'une telle situation puisse nous arriver. Et si j'avais fait ça ou ça ? Tant d'interrogations et de suppositions, mais n'oublions pas qu'avec des "si", on peut tout réécrire à l'infini.

En bref, ce roman est bouleversant, percutant et vous mène à une addiction certaine. C'est un chef d'œuvre sur le plan psychologique. Un livre qui vous laisse à vif, à fleur de peau.

Amélie Antoine est une auteure talentueuse à suivre et qui nous promet de belles surprises. Je vais m'empresser de lire ses autres livres dont le tout dernier qui me parle intimement.

# By Aurélie :)

Avec elle de Solène Bakowski - Auto-édition

**** chronique de Jess ****

Il était une fois une famille heureuse et unie.
Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
Avant de se jalouser et s’empoisonner.

Il était une fois deux fillettes inséparables.
Pour le meilleur, ou pour le pire ?
Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.


 
C'est avec hâte que j'ai lu la partie de Solène. Il me tardait de relire l'histoire mais avec un autre point de  vue et de voir ce qu'aurait donné l'histoire si Jessica n'avait jamais disparu.
L'histoire commence en tout point identique. Jessica et sa maman Patricia se rendent le soir du 14 juillet 2004 au feu d'artifice. Quant à Coline elle reste à la maison, punie après avoir cassé la bouteille de parfum de sa maman.
Mais cette fois Jessica n'ira pas chercher un collier lumineux car elle va tomber à cause de son lacet qui est défait. Elle va se faire relever par Enis un jeune homme qui est aussi venu voir le feu d'artifice. Sa mère va être toute retournée de cette rencontre. L'histoire nous montre que tout ne tient qu'à un détail, comment un simple lacet défait peut changer toute une vie.
 
Cette fois l'histoire est vraiment basée sur les jumelles, leur caractère différent, leur ressemblance mais aussi leur similitude. Il va se passer quelque chose entre les deux fillettes pendant les vacances chez leurs grands-parents qui vont les chambouler, surtout Coline. Un mensonge de la part de Jessica va bouleverser leur relation et leur avenir.
Et Jessica qui a surpris une conversation téléphonique va se mettre dans la tête que sa mère veut abandonner une de ses filles. Sans le savoir, cette simple conversation va avoir des conséquences désastreuses dans la relation des jumelles. Elle va tout faire pour devenir la préférée de tout le monde au détriment de sa jumelle.
Et tout le monde sait que chez les jumeaux il y a un dominant et un dominé. Coline va vite se retrouver dominé par sa sœur. J'ai rapidement eu beaucoup d'empathie pour cette petite fille qui ne sait plus trop où se situer dans sa relation avec sa sœur et qui s'efface au fur et à mesure. Et j'ai eu de plus en plus d'antipathie vis à vis de Jessica qui m'a semblé méchante, manipulatrice et égoïste. Un peu comme sa mère que je trouve de plus en plus détestable au fil du roman. La personnalité de cette femme est admirablement développée avec Solène. Elle réussit à nous la rendre imbuvable.

Dans cette version, j'ai trouvé que Coline était plus mis en valeur, surtout ses sentiments contradictoires et ses ressentiments envers Jessica. J'ai eu plusieurs fois envie de la secouer et de lui ouvrir les yeux sur cette sœur qui la manipule au plus haut point.
L'auteure s'est plus focalisé sur le duo et sur la mère des jumelles. Les autres personnages étant tout aussi important mais relégués au second plan.
La tension va monter crescendo tout au long du roman et donc des années qui passent. Nous sentons le malaise s'insinuer progressivement entre les deux sœurs. Nous sentons que la fin va être fatale pour l'une des deux. Coline veut essayer de se construire un avenir serein loin des magouilles et manigances de cette sœur qui la pollue.

Tout comme sa binôme, Solène excelle dans la psychologie des personnages. J'ai trouvé que la psychologie des jumelles étaient très bien décortiquées. J'en ai eu froid dans le dos tellement j'ai eu l'impression d'être dans leur tête. On souhaiterait un happy end pour cette histoire mais il n'y en aura pas et finalement je ne le regrette pas sinon ce livre n'aurait pas eu le même impact. Je ressors aussi chamboulée que lors de ma lecture de Sans elle.
Une fois lu les deux ouvrages on se rend compte qu'avec ou sans Jessica la vie de Coline sera quand même centrée autour de sa sœur. Qu'elle est présente même en étant absente.
Finalement la morale de cette histoire est que le destin est le destin et ce qui doit arriver arrivera peu importe si on change un détail.

Un grand bravo à Solène et Amélie pour ce super projet. Rien que le concept devrait vous faire de l'œil et vous donner envie de les acheter. En tout cas pour moi c'est un succès total et un immense coup de cœur que ces deux romans.

Ma chronique de Sans elle ici

samedi 18 novembre 2017

L'appel du néant de Maxime Chattam - Editions Albin Michel

**** Chronique de Jess ****
Ludivine Vancker et ses collègues de la section de recherches de Paris enquêtent sur un tueur insaisissable dont les traces ne permettent pas son identification. Lorsque les services secrets français décident de participer à la résolution de l'affaire, les mots tueur en série et terrorisme sont associés.

Tout commence toujours par un cadavre.
C'est ensuite que ça s'est empiré…

Tueur en série…
Traque infernale
Médecine légale
Services secrets
… terrorisme.

Etes-vous sûr d'être prêt ?
Quand « Le silence des agneaux » rencontre « 24hrs », ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.


J'attendais avec impatience le dernier Chattam, surtout quand j'ai su qu'il revenait au thriller. Il me tardait de retrouver le Chattam que j'aime et malheureusement je suis déçue. Je n'ai pas retrouvé ce que j'aime tant chez lui. Et je me rends compte que depuis quelques temps ses livres sont vraiment différents de ce qu'il nous a habitué. Heureusement avec la série Autre-Monde je n'avais pas été déçue.
Je me suis ennuyée avec ce livre, et il me tardait de le finir pour en commencer un autre!

L'histoire en elle-même aurait pu être intéressante mais il m'a perdu plusieurs fois. Trop de détails, trop de longueurs parfois. Le style est à la limite du pompeux, des phrases à rallonge qui m'ont fait revenir plusieurs fois en arrière pour essayer de comprendre ce qu'il voulait dire. D'ailleurs certaines phrases ne veulent quasiment rien dire.

Le thème de son livre est le terrorisme. Un cadavre est retrouvé sur des voies ferrées. Tout pense à croire à un suicide si ce n'est les marques de strangulation autour du cou de l'homme. Ludivine est en charge de l'enquête et elle se retrouve vite avec Marc, un commissaire de la DGSI, dans les pattes. Pour Marc il ne fait aucun doute que le mort est un musulman radicalisé et que sa mort cache quelque chose de plus grave.
Ludivine de son côté est persuadé que ce mort n'est pas le premier et qu'elle a à faire à un tueur en série. S'ensuit une très longue enquête!

L'auteur dénonce dans son roman la virtualisation de la société. Virtualisation à travers les réseaux sociaux, les téléphones portables etc. Il avait déjà évoqué ce point dans la série Autre-Monde qui est la pierre angulaire de toute la série. On comprend que ça lui pose un problème et qu'il y voit un inconvénient majeur à notre siècle.
D'un autre côté, j'ai été scotchée des détails techniques du laboratoire de la gendarmerie. Il détaille toutes les avancées technologiques et si c'est vrai, les meurtriers vont avoir du mal à échapper à la police. Je reconnais le travail de recherche de l'auteur et son analyse de la situation actuelle qui touche la France.

Au final, il y aura eu un petit rebondissement et la fin s'accélère un peu. On a hâte de voir ce que vont manigancer les terroristes. Mais au-delà de ça aucune surprise dans ce polar. Je pense qu'il y a d'autres auteurs moins connus qui ont écrit des livres bien meilleurs que celui-ci.  




vendredi 17 novembre 2017

Baptiste de Jean-Baptiste Renondin - Editions Marivole

4ème de couverture
Ce nouveau roman de Jean-Baptiste Renondin tient du voyage initiatique. Voyage d’un jeune étudiant français dans les années 1950, un peu comme celui de Bardamu, entre les deux guerres, du Voyage au bout de la nuit de Céline.
Baptiste aime la marche, le nez au vent, le rêve en tête. Il aime la nature, qu’il imagine plus qu’il ne la regarde, et les filles qu’il idéalise.
Il décide de partir à la découverte de lieux, de pays inconnus, à la recherche de rencontres surprenantes et inattendues. Sortant de son Limousin natal, empli de naïveté, il va découvrir la haine, l’amitié, les femmes, l’amour, le racisme, un monde nouveau, loin de ses repères habituels : les Etats-Unis.
Un voyage initiatique, donc, qui va le ravir mais aussi et surtout le métamorphoser.
Il y a un peu de Jean-Baptiste dans ce… Baptiste !
 

Mon avis
Je remercie les éditions Marivole pour cette sympathique lecture.
 
Baptiste est un jeune étudiant français habitant dans le Limousin. Sa vie va être bouleversée quand il apprendra qu'il est accepté via la bourse de Fullbright pour passer un an aux Etats-Unis. Lors de sa traversée sur le Queen Elisabeth, il fera la connaissance de divers personnages tels qu'Etienne, Anne, Carol,... et puis il y aura ses nouveaux camarades d'université Sammy, Don,...
 
"Baptiste" est un ouvrage court centré sur un unique personnage : Baptiste ! Mais ça, vous l'aviez déjà compris depuis le début :) Baptiste aime beaucoup de choses dont profiter de la vie comme la nature dans sa région natale. Il faut toujours qu'il se rende à plusieurs endroits pour se retrouver. Son arrivée aux Etats-Unis est très bien vu, c'est qu'il est "admiré" le frenchy et également très apprécié ! Toutefois, il a un gros défaut : les filles ! Il est très indécis auprès de la gente féminine quel que soit le pays où il se trouve. Qui choisira-t-il, entre Louise et Christine de sa région natale ou Cherry l'américaine sûre d'elle ? Autant de filles qui lui tourne autour et qui souhaitent l'accaparer. Mais dans tout cela, que désire réellement Baptiste ?
 
Un roman en deux parties, j'ai vraiment apprécié la première partie où l'on fait la connaissance de Baptiste dans sa région natale. La deuxième partie nous renvoie deux ans avant lorsqu'il prend le bateau pour aller aux Etats-Unis. Tout comme Baptiste, nous découvrons la vie aux Etats-Unis, les us et coutumes de chacun, les sororités,... au travers des lettres qu'il envoie à son frère. Il n'oublie pas son but premier, à savoir de travailler dur pour obtenir son diplôme.
 
Baptiste est un personnage emblématique et largement plébiscité par l'auteur. L'auteur nous fait part de ses états d'âmes (doutes, frustrations, joies, amitié, amour) et nous promet également de belles aventures. Un voyage au cœur de l'Amérique des années 50', où il découvrira le racisme,... Ses doutes et ses questions seront exposées et mûrement réfléchi.
 
A l'issue de ce voyage au pays de "Baptiste", celui-ci trouvera sa voie, son "moi-intérieur" en s'écoutant ou peut-être aussi grâce à son intuition/don.
 
Un roman sur l'identité de soi, sur notre devenir quand nous sommes à l'aube de notre vie. Nous avons tous un but dans la vie qui nous fait avancer, mais quels sont les moyens à mettre en œuvre afin d'y accéder ?
 
En conclusion, je dirais que "Baptiste" est un livre très plaisant à lire, sans prise de tête et avec un naturel désarmant. Un roman qui se lit très rapidement, le style de l'auteur étant d'une fluidité rassurante.
 
 # By Aurélie :)
 

mercredi 15 novembre 2017

Ce que cachait Archie Ferber de Casey B. Dolan - Editions Denoël

4ème de couverture
Chaque psychiatre a, au cours de sa carrière, rencontré un patient pas comme les autres. Un patient qui l'obsède, qui hante ses pensées et ses cauchemars. Pour Felicity Sloane, experte médico-légale à Boston, il s'agit d'Archie Ferber, jeune Texan timide qui a fait fortune dans la restauration.
Lui et son compagnon Matthew désirent un enfant à tout prix. Toutes leurs tentatives d'adoption aux États-Unis se soldant par des échecs, ils se tournent vers l'Afrique du Sud, pays d'origine de Matthew, où ils font appel à une mère porteuse qui met au monde la petite Hannah. Mais le bébé disparaît, la mère est sauvagement assassinée, et c'est Archie qui est montré du doigt. Y compris par Matthew. La seule personne capable de le sauver d'une extradition vers l'Afrique du Sud est Felicity Sloane. Celle-ci est capable de mesurer les tendances meurtrières d'un suspect grâce à des techniques de pointe. Mais cela suffira-t-il à tirer Archie d'affaire? Et est-il réellement l'innocente victime qu'il prétend être ?


Mon avis
Je remercie les éditions Denoël pour cette lecture.

Félicity Sloane est psychiatre médico-légale et a été nommée au sein d'une nouvelle institution l'ATEC (structure chargée d'évaluer le potentiel criminel des personnes). Ses résultats sont reconnus et font gagner du temps à la Police. Son patient : Archie Ferber, gérant d'une chaîne de restaurants, riche et homosexuel. Celui-ci est accusé de complicité d'homicide sur la mère porteuse de leur enfant. L'accusé officiel et pointé également par Archie n'est autre que son mari, Matthew, homosexuel et natif de l'Afrique du Sud. Qui a vraiment tué Angelica, la mère porteuse, et où est passé Hannah le bébé qu'elle vient de mettre au monde ? Telles sont les questions qui n'auront de cesse de poursuivre le docteur Sloane. L'auteur a choisi d'aborder plusieurs thèmes  forts tels que : l'homosexualité, la gestation pour autrui et enfin la psychiatrie. 

Ce livre se décompose en deux parties. Cette première partie est vraiment très importante car elle se déroule principalement pendant le procès d'Archie (en Afrique du Sud). Nous assistons au huis clos du procès, une vraie joute verbale entre l'avocat et le procureur se joue. Un affrontement qui ne nous donnera aucun répit. Le procès est entrecoupé de scènes d'interviews entre le docteur Sloane et Archie, puis entre le docteur Sloane et Matthew. Tour à tour, ils vont être interrogé et revenir sur leur passé commun. Nous avons aussi des pièces à conviction en tant que preuve... Il faut avouer que cette partie est un peu longue mais nécessaire pour la mise en place de tous les éléments. Les apartés entre le docteur Sloane et Archie sont magistral. Un jeu du chat et la souris est brillamment orchestré et nous fait détester Archie. Mais que cache-t-il ? N'est-ce pas le coupable idéal ? Pourquoi le docteur Sloane n'arrive pas à mettre le doigt sur ce qui la gêne depuis le début ?

La deuxième partie est complétement différente de la première. Celle-ci est beaucoup plus rythmée. Le docteur Sloane n'accepte pas l'issue du procès et est toujours obsédée par cette affaire. Elle va donc prendre les choses en mains, quitte à mettre en péril sa vie.
Cette seconde partie est superbement menée et c'est celle que je préfère. Le docteur Sloane va partir à l'aventure pour essayer de démêler cet écheveau. Y arrivera-t-elle ?

Casey B. Dolan excelle dans le maniement du rythme (tantôt lent puis d'un coup c'est l'aventure et on adore !), l'atmosphère est très angoissante et pleine de curiosité. J'ai été totalement envoûtée par ce que propose l'auteur et ne parlons pas de la chute qui fut une belle surprise quand tout s'est enfin éclairci. Avec ces chapitres courts, l'auteur passe d'un personnage à un autre, de rebondissements en rebondissements. On veut toujours savoir la suite ! La manipulation et le psychologique sont omniprésents dans ce livre qui tend vers un vrai page-turner !

La fin de cet opus présage une belle introduction pour une suite que je ne manquerais pas !

 # By Aurélie :)

dimanche 12 novembre 2017

Pardon de Jean Dardi - Editions Terra Nova

**** Chronique de Jess ****

Début des années soixante. Sur la promenade de Boulogne, les prostituées travaillent la peur au ventre. Parmi les clients, rôde celui que la presse surnomme le «  Dépeceur du Bois  » qui tue et éventre les prostituées. Subitement, la série meurtrière s'interrompt, la police respire et le mystère reste entier. Fin 2016. Le commissaire Dell'Orso rentre précipitamment de vacances. Une jeune femme vient d'être assassinée d'une balle dans la tête. La main de la morte renferme un étrange mot griffonné  : «  Pardon  ». Plus étrange encore, l'arme du crime est un vieux Colt M1911, celui-là même qui avait été utilisé par le «  Dépeceur du Bois  ». Le tueur aurait-t-il récidivé, 50 ans plus tard  ? Comment pourrait-il encore avoir la force de pourchasser ses victimes, de les séquestrer puis de les abattre  ? Peu vraisemblable. Et pourtant...50 ans après, il redevient leur pire cauchemar...



Suite à ma lecture des 7 stigmates je me suis empressée de commencer la suite. Car l'histoire débute directement après la fin du premier roman.
Alors chose que je n'aurais certainement pas remarqué si j'avais lu Pardon plusieurs mois après les 7 stigmates c'est que l'auteur quand il nous décrit les enquêteurs reprend exactement les mêmes phrases. Je pense que c'est pour ceux qui n'ont pas lu le premier. Mais du coup j'ai eu une impression de déjà-lu.
Nous rentrons directement dans le vif de l'enquête avec un nouveau tueur qui s'en prend à des femmes et qui les tue d'une balle en pleine tête. Une des victimes est Sandrine Lonchamp De La Boisse qui avait échappé de peu au précédent tueur en série.
Je peux dire maintenant en ayant fini ce livre qu'on peut le lire sans avoir lu le premier car il y a juste le début qui reprend la fin de la précédente enquête. Cette nouvelle enquête est vraiment indépendante.

Donc Gio et son équipe se retrouve avec un nouveau tueur en série sur les bras. Ce dernier a décidé de tuer 5 femmes. Pourquoi? J'ai vite compris le mobile des différents meurtres et pourquoi et qui était le tueur. Mais ce que je ne savais pas c'était le nom du tueur et le rapport avec Gio. Car au fil de l'enquête il se trouve que Gio connaît le meurtrier. Les différentes femmes se connaissent, sont amies de longues dates. On se doute dès le début que ça à avoir avec leur passé commun. Le tueur les enlève et les drogue avec un nouveau produit pendant des jours avant de les achever d'une balle derrière la tête.
Mais cette affaire va faire ressurgir des souvenirs chez Gio. Il lui semble qu'un meurtre non résolu avait déjà eu lieu quelques années auparavant. De fil en aiguille ce ne sont pas une enquête mais trois que Gio va avoir à résoudre. Car tous ces meurtres ont été commis avec la même arme. Et ces différents meurtres ont été perpétué sur 50 ans!

En effet, une série de meurtres a eu lieu dans les années 60. Des prostituées étaient retrouvées tuées d'une balle en pleine tête avant d'être éventrées. Ces meurtres n'ont jamais été résolus. Le tueur s'est arrêté de lui-même. Mais dans les années 80, une femme est retrouvée elle aussi assassinée d'une balle dans la tête. Quel est le lien entre les trois affaires? Moi-même sur ce coup là je n'ai pas trouvé avant l'explication finale.
Mais finalement, j'ai eu de la peine pour le meurtrier. Et je n'ai eu aucune compassion pour les victimes. Elles ont finalement eu ce qu'elles méritaient. Même si le châtiment est horrible.

Ce deuxième opus est encore mieux que le premier. J'ai passé un excellent moment avec les enquêteurs sur ces différentes affaires. Ces "cold case" comme on dit dans le milieu. Le style de l'auteur s'est affirmé, et il a réussi à faire de ce livre un véritable page turner.
Les différents enquêteurs sont tous attachants surtout Pochet. C'est le genre de bonhomme avec qui on a envie de se faire un bon gueuleton! Gio est toujours à fond dans ses enquêtes et prend toujours tout à cœur.
Le final est déroutant. Je ne m'attendais pas à ça. Ce polar est une vraie réussite. J'espère qu'il y aura d'autres enquêtes avec Gio et son équipe car je suis triste de les quitter.
Merci Jean pour ce livre. Je regrette une seule chose ne pas avoir lu tes livres plus tôt! Mais je n'attendrai plus aussi longtemps pour le prochain promis!

lundi 6 novembre 2017

Mato Grosso de Ian Manook - Editions Albin Michel

4ème de couverture
Mato Grosso. Une odeur sauvage de terre trop riche et d’humus brun. La beauté vénéneuse de la jungle dans laquelle on s’enfonce jusqu’à s’y noyer. La violence du ciel et la moiteur des nuits. L’amour qui rend fou et la mort… incontournable.
Est-ce pour faire la paix avec lui-même que Haret, écrivain bourlingueur, est revenu après un exil de trente ans ? Est-ce parce qu'il a le sentiment que c'est la dernière fois ?

Dans un Brésil luxuriant jusqu’à l’étouffement, peuplé d’aventuriers, de trafiquants et de flics corrompus, le nouveau roman de l’auteur de Yeruldegger nous ensorcelle et nous prend à la gorge.


Mon avis
Je remercie les éditions Albin Michel pour cette lecture.

Jacques Haret, écrivain du célèbre roman "Roman brésilien" revient au Brésil 30 ans après par l'intermédiaire d'un éditeur. La raison de faire venir Haret n'est pas désintéressée... En effet, après 30 ans, l'éditeur Figueiras à des comptes à régler avec Jacques ! Que s'est-il passé 30 ans auparavant ? La passé a-t-il forcément une influence sur l'avenir ?

Figueiras (alias Santana) lui reproche le mauvais rôle que lui fait jouer Haret dans son roman. Un jeu de dupes se joue entre eux, lequel résistera au passé ? Quelles en seront les conséquences ?

J'ai beaucoup aimé la première partie (40 premières pages) qui introduit l'intrigue avec l'arrivée de Haret au Brésil. J'ai apprécié l'histoire qu'on nous dévoilait peu à peu. Une belle idée avec un roman dans un autre roman. J'ai beaucoup aimé cette originalité et j'avais hâte d'en savoir davantage. Mais malheureusement pour moi, la magie n'a pas opéré sur cet opus. 

J'ai trouvé que plus de la moitié du livre était plutôt un documentaire/reportage sur le Brésil au coeur du Mato Grosso, mais pas un roman thriller. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de descriptions qui n'en finissaient plus (même si elles étaient vraiment écrites harmonieusement et qu'elles sortaient du cœur de l'auteur). Trop de descriptions tuent les descriptions. Pour ma part, ce que je retiens de ce roman, c'est trop de longueurs qui ont fini par desservir l'intrigue. Pourtant, j'avais adoré "Yeruldegger".

Pour tout avouer, j'ai failli l'abandonner... et puis l'intrigue repart sur les 100 dernières pages pour finir tout naturellement sans surprise. 

Vous l'aurez donc compris, c'est une déception pour moi, mais cela ne m'empêchera pas de continuer à lire Ian Manook ;) car finalement on ne peut pas tout aimer d'un auteur.

 # By Aurélie :)

samedi 4 novembre 2017

La tresse de Laetitia Colombani - Editions Grasset

**** Chronique de Jess ****

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l'école.

Sicile. Giulia travaille dans l'atelier de son père. Lorsqu'il est victime d'un accident, elle découvre que l'entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu'elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu'elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes humanité, leurs histoires tissent une tresse d'espoir et de solidarité.


Je referme ce roman et une seule phrase me vient : quel merveille ce roman!
Encore un roman dont j'entendais souvent parler sur les réseaux sociaux. J'avais peur d'être déçue comme souvent quand je lis de très bons avis. Mais sur ce coup là je suis totalement d'accord avec les très bonnes critiques.
J'ai été totalement conquise par le style de l'auteure et par l'histoire ou devrais-je dire les trois histoires.
Trois histoires, trois rencontres, trois femmes au destin totalement différent. Une tresse qui représente bien ses trois femmes que tout va rapprocher.
L'auteure nous fait voyager dans trois pays à la rencontre de trois femmes.
L'inde...
Smita vit dans un village et fait le métier le plus horrible que l'on puisse faire, elle vide tous les jours les toilettes des habitants de la ville. Elle est une Dalit, une intouchable. Elle fait partie de cette caste où vous vivez à faire un métier jugé impure et ce de génération en génération. Votre destin fait que vous ne pouvez pas en changer. Mais Smita ne veut pas de cette vie pour sa fille de 6 ans. Elle veut qu'elle aille à l'école, qu'elle ait un avenir meilleur que le sien. Elle va donc tout faire pour lui éviter ce métier. Mais il n'est pas facile en Inde d'avoir et d'espérer un avenir meilleur.
J'ai été totalement imprégnée de la vie de Smita. Je n'aurai jamais pensé qu'un homme ou une femme puisse faire un tel métier. J'ai appris énormément sur la culture indienne aussi.
L'Italie...
Giulia est une jeune femme de 20 ans qui travaille avec son père dans l'atelier familial de Palerme en Sicile. Depuis trois générations ils fabriquent des perruques et postiches. Métier manuel très délicat. Quand son père a un accident de scooter et tombe dans le coma, Giulia se retrouve à gérer l'entreprise familiale. Mais elle va vite se rendre compte que l'atelier est au bord de la faillite et qu'il va falloir s'en séparer. Mais sa rencontre avec Kamal, un indien Sikh va tout changer pour elle.
Le Canada...
Sarah est avocate dans un grand cabinet de Montréal. Elle a toujours vécu pour sa carrière et est intraitable envers elle-même. Sarah veut monter au sommet mais à quel prix? Elle fait passer sa carrière avant ses enfants, passe des heures au bureau et ne néglige aucun dossier. Elle est en passe d'avoir une promotion qui la hissera au sommet mais la chute va être rude lorsqu'elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Tout ce qu'elle pensait pour acquis va lui claquer dans les doigts. Ses collaborateurs vont vite la mettre au placard et elle qui se pensait irremplaçable va vite déchanter. Elle va remettre en question la vie qu'elle a eu et revoir le sens des priorités.
Les chapitres alternent entre chaque protagoniste et nous laisse en fin de chapitre toujours sur notre faim. Nous voulons connaître la suite de l'histoire, ce qu'il va se passer pour chacune de ces femmes. Je me suis demandée tout au long du livre quel était le lien entre Sarah, Giulia et Smita et je pense avoir été longue à la détente! Les cheveux est le thème principal de ce livre. Ces cheveux qui lient toutes les femmes du monde. Et selon le pays, les femmes ont à combattre les mêmes problèmes peu importe leur rang social.
J'ai été touché par ces trois femmes qui vivent de façon totalement différente mais qui sont au final tellement proches.
Pour un premier roman ce livre est une totale réussite! Une magnifique histoire, une ode à la femme.


vendredi 3 novembre 2017

D'ombre et de silence de Karine Giebel - Editions Belfond

**** Chronique de Jess ****
 
Si les romans de Karine Giebel sont parmi les plus lus en France et ont fait le tour du monde, celle-ci excelle depuis quelques années dans un genre tout aussi exigeant : la nouvelle, où elle condense en quelques pages seulement toute la force de ses romans. D'OMBRE ET DE SILENCE réunit huit textes, dont certains sont inédits et d'autres restés jusqu'à aujourd'hui très confidentiels. Voici l'occasion de (re)découvrir Karine Giebel intensément, grâce à ce recueil de nouvelles noires, humaines, engagées...
 
 
Je trouve qu'il est difficile de chroniquer un recueil de nouvelles. Je vais donc vous parler des histoires qui m'ont le plus marquées. Je suis ravie de retrouver la plume de Karine et encore plus en ayant fini ce livre car j'ai enfin retrouvé la Karine Giebel que jaime.
 
Aurore
Dans cette nouvelle l'auteure traite des problèmes que peuvent rencontrer les jeunes à l'école. Moqueries, harcèlement psychologique ou physique et les conséquences qui peuvent en découler quand ce problème n'est pas traité.
Cette nouvelle est bouleversante de vérité. Le harcèlement scolaire est un véritable fléau qui est accentué par les réseaux sociaux. Dans cette histoire, Karine pousse le paroxysme à son maximum en nous donnant les pires conséquences qui peuvent arriver dans ces cas là.
Je ne vous les dévoilerais pas pour ne pas vous spolier. Le dénouement a un rebondissement qui m'a laissé KO. Cette nouvelle devrait être lu dans les collèges et lycées en guise de prévention. Il n'y a que Karine Giebel qui est capable de faire ressortir autant de sentiments fort dans quelques pages sur ce sujet si sensible.
 
Ce que les blessures laissent au fond des yeux
Delphine vit seule avec son fils dans un immeuble vétuste. Le propriétaire est un marchand de sommeil et se fait de l'argent sur le dos des locataires qui n'ont pas d'autres choix que de payer le prix fort pour un logement misérable. Tous les locataires ou presque sont sans-papier et vivent dans des studios insalubre et minuscule.
Delphine, elle, a un deux pièces mais elle en paye le prix fort : une partie en espèce et l'autre en nature une fois par semaine.
Quand son amie Kilia risque de se retrouver à la rue car elle a perdu son travail, Delphine va devoir payer aussi le loyer de son amie mais à quel prix?
Une histoire d'amitié, de famille déracinée et de malheur en pagaille. Ces personnages pourraient vraiment exister. Qu'est-on prêt à faire par amitié ou pour sa progéniture est incroyable. J'ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois pendant la lecture de cette histoire. Notamment à cause de l'histoire de Kilia cette Africaine qui a tout perdu et qui elle aussi va tout faire par amitié.
 
L'intérieur
Virginie est assistante de direction dans un musée. Un soir elle se fait violer par son patron. C'est la goutte d'eau qui va faire déborder le vase. Car depuis qu'elle a commencé son CDD le harcèlement va crescendo. Mais comment démissionner lorsque nous sommes le pilier financier de sa famille. Son fils de 16 ans va essayer de comprendre ce que sa mère subit.
Le lien mère-fils est superbement décrit dans cette histoire. Tout comme la descente en enfers de Virginie suite aux viols répétés qu'elle subit. Une nouvelle qui n'a pas dû être facile à écrire tant les sentiments sont présents.
 
Le printemps de Juliette
Cette nouvelle est une ode à l'amour. L'amour d'un homme pour sa femme avec qui il vit depuis 40 ans et qui va bientôt mourir. La peur de rester et de vivre sans l'amour de sa vie. Cette histoire est vraiment touchante de réalisme. J'en ai aussi eu les larmes aux yeux en la lisant. La perte de l'être aimé et la folie qui peut en découler est superbement décrite.
 
J'ai donc voulu parler uniquement des nouvelles qui m'ont le plus touchées. Chaque nouvelle a un rebondissement incroyable. Chacune d'elle est bourré de sentiments qui m'ont bouleversé. Des thèmes importants sont abordés avec succès : le harcèlement, l'amour, la folie, la mort, l'amour, la religion, la précarité.
Moi qui ne suis pas trop fan des recueils de nouvelles je peux vous dire que celui ci est un vrai coup de cœur. Karine Giebel est vraiment excellente dans ce domaine. Arrivé à me retourner comme ça uniquement en quelques pages il n'y a qu'elle pour y arriver.
J'ai vraiment eu l'impression qu'elle a écrit ces nouvelles avec tout ce qu'elle a dans le ventre. Des nouvelles certes noires mais qui décrivent tellement  bien la noirceur de l'âme humaine.
 



 

jeudi 2 novembre 2017

Le meurtre d'O'Doul Bridge de Florent Marotta - Taurnada Editions

**** Chronique de Jess ****
San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite.
C'est dans cette ville de l'Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes.
Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d'un être cher.
Mais le voilà mêlé au meurtre d'un notable.
Au moment de mourir, l'homme a composé un numéro, le sien.
Alors la tourmente l'emporte. Réveillant les douleurs du passé.
Je remercie les éditions Taurnada et la masse critique de Babelio pour cette nouvelle lecture.
Troisième livre que je lis de l'auteur et celui-ci est encore différent de ce que j'ai pu déjà lire de l'auteur.

Florent Marotta nous emmène à San Francisco où nous rencontrons Michael Ballanger un coach de vie au passé troublé. Il a fui la France à la suite du décès de son fils Brice qui a été assassiné. Il essaie de se reconstruire dans cette ville loin du serial killer qui lui a pris sa vie. Malgré pas mal de défauts, ce personnage nous devient vite attachant.
Il va se faire embarquer par la police de San Francisco lorsqu'un de ses clients est retrouvé assassiné. Ce dernier l'a appelé juste avant de se faire tuer et la police souhaite qu'il coopère.
La victime, Calvin, est marié à une femme de pouvoir et cette affaire va vite devenir compliquée. Michael va se faire des ennemis au sein de la SFPD notamment avec Larkin en charge de l'enquête. Ce personnage est détestable! Misogyne, homophobe et qui déteste les français.
Michael va se faire un malin plaisir à ne pas l'aider. Mais lui qui ne voulait pas se mêler d'une nouvelle enquête va finalement se prendre au jeu et mener les investigations de son côté.
Il va avoir la visite de sa fille Karine qu'il n'a pas  vu depuis des années et qui va se retrouver mêler à cette histoire à son insu.
Kimberley, une ancienne call-girl et très bonne amie de Michael ainsi que Sean Milgram, un journaliste controversé, vont l'aider dans sa quête du coupable.

Ce polar change un peu de ce qu'on peut lire habituellement car le personnage principal n'est pas enquêteur. Michael va vite deviner qui se cache derrière le meurtre de son client. Mais le but du jeu va être de prouver sa théorie. Pas de rebondissement de dernière minute donc dans ce polar, ni de surprise. L'enquête est bien menée et il n'y a pas de temps mort pour nous lecteurs. On a envie de savoir comment Michael va coincer le coupable.

Même si l'on comprend rapidement qui a fait quoi et pourquoi, l'auteur a su nous tenir en haleine tout le long de l'histoire. J'ai eu un peu l'impression de lire un polar d'Harlan Coben grâce aux personnages et au fait que l'intrigue se déroule aux USA.
En bref j'ai passé un bon moment avec ce polar et la fin nous laisse présager une suite que j'ai hâte de découvrir.